© DRAprès la crise, les salaires devront remonter, estimait récemment sur LCI.fr Michel Aglietta, professeur de Sciences économiques à l'Université de Paris-X Nanterre et conseiller scientifique Centre d'études prospectives et d'informations internationales (CEPII). Mais avant que la crise soit finie, c'est plutôt l'inverse qui risque de se produire, s'il faut en croire une récente étude du Bureau international du travail, accroissant d'autant plus les déséquilibres dénoncés par Michel Aglietta.
Selon le BIT, du fait de la crise, les salaires réels devraient subir une baisse moyenne de 0,50% l'année prochaine dans les pays industrialisés, contre une progression de 0,80% en 2008. "Pour les 1,5 milliard de salariés dans le monde, des temps difficiles sont à venir", commente le directeur général du BIT Juan Somavia. "Les bas salaires et les ménages les plus pauvres seront les plus touchés tandis que les classes moyennes seront également sérieusement affectées", prédit-il .
La crise moins dure pour les salariés des pays émergents
En comparant l'ensemble des économies mondiales, des disparités nettes apparaissent entre les pays industrialisés et les pays émergents, souligne ainsi le Rapport mondial du BIT sur les salaires, qui se base sur les dernières prévisions du Fonds monétaire internhational pour 2009. Les premiers semblent les plus frappés par la crise, avec les conséquences les plus visibles sur les salaires. "A l'échelle mondiale, les salaires réels moyens augmenteront l'année prochaine au maximum de 1,1%" (contre 1,7% en 2008), souligne le rapport.
Cette évolution encore positive des salaires au niveau mondial sera possible "grâce aux pays émergents dont l'économie subira un ralentissement mais continuera à croître", explique Manuela Tomei, responsable du Programme des conditions de travail et d'emploi du BIT.
D'après agence
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