La rechute

le 11 novembre 2008 à 20h56 , mis à jour le 11 novembre 2008 à 22h39

Les marchés boursiers se sont fortement affaissés mardi. Les craintes pour la santé de l'économie et des entreprises sont de plus en plus vives.

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C'est la crise chez General Motors

Ils repassent dans le rouge. Les marchés boursiers se sont fortement affaissés  mardi. La Bourse de New York a fini en forte baisse, minée par la dégradation de la consommation aux Etats-Unis et ses  conséquences sur les entreprises : le Dow Jones a perdu 2,06% et le Nasdaq 2,24%,  selon des chiffres provisoires. Sur les places européennes, Paris a perdu Paris 4,83%.
 
"Les craintes de récession mondiale sont de retour sur le devant de la  scène, reléguant au second plan les efforts des gouvernements pour endiguer les  difficultés", a estimé Jason Kunkel, de la société de recherche Moody's  Economy.com. "La crise bancaire est devenue une crise de crédit à la consommation, et les  entreprises vont en souffrir énormément", analysait Yves Marçais, vendeur  d'actions chez Global Equities.
 
Le Premier ministre britannique Gordon Brown a appelé mardi les Etats à  prendre des mesures budgétaires coordonnées, comme des baisses d'impôts et une  augmentation des dépenses publiques. Ce discours a été relayé par le commissaire européen aux Affaires  économiques.
 
Des plans de relance vains
 
Alors que les moteurs de la croissance calent les uns après les autres,  Washington et Bruxelles ont souhaité mardi que le sommet du G20 envoie un  "signal clair" sur la libéralisation du commerce mondial, afin de stimuler les  échanges. Les chefs d'Etat et de gouvernement du G20, qui rassemble les grands pays  industrialisés et émergents, vont chercher samedi un terrain d'entente face à la  crise financière.
 
Dimanche, la Chine avait dévoilé un plan de relance de 455 milliards d'euros  jusque fin 2010, afin de permettre à la demande intérieure de prendre le relais  des exportations, dont la croissance se ralentit. Mais la Bourse de Tokyo, qui avait flambé après cette annonce, a terminé  mardi en baisse de 3%, tout comme Hong Kong, en recul de 4,77%, Bombay (-6,61%)  et Shanghai (-1,66%).
 
La Banque mondiale a annoncé qu'elle allait presque tripler ses capacités de  prêt aux pays en développement, en engageant jusqu'à 100 milliards de dollars  sur trois ans. Selon la BM, la crise financière "est en train de se transmettre  rapidement aux systèmes financiers des pays en développement". Washington devrait annoncer de nouvelles mesures pour éviter les saisies de  logements et aider les propriétaires en difficulté à rembourser leurs échéances,  selon l'édition électronique du Wall Street Journal.
 
Quand un colosse appelle à l'aide
 
Partout dans le monde, le secteur automobile inspire les plus vives  inquiétudes. Menacé d'une crise imminente de liquidités, General Motors (GM), le colosse  de Detroit qui emploie un quart de million de personnes, a abandonné son projet  de rachat de Chrysler et lancé un appel à l'aide "indispensable" au gouvernement  américain. Selon les analystes, le cours de l'action du  constructeur américain pourrait chuter à zéro dollar (Voir la vidéo).
 
Selon le New York Times, le président élu Obama a demandé au  président sortant Bush d'apporter une aide immédiate au secteur  automobile américain, lors de leur premier entretien lundi à la Maison Blanche.  Des informations que la Maison Blanche s'est toutefois refusée à confirmer.
 
Le pétrole est passé sous la barre des 55 dollars le baril à Londres et 59  dollars à New York mardi vers 16 heures GMT, dans un marché inquiet des conséquences  de la crise pour la demande de pétrole. L'euro reculait nettement face au dollar  mardi. Vers 17 heures, heure de Paris, l'euro glissait à 1,2545 dollar, contre  1,2748 dollar la veille.

Fillon refuse de parler de récession

Dans un entretien au Parisien/Aujourd'hui en France de mercredi, le Premier ministre admet l'éventualité d'une  "croissance zéro" en 2009. "On s'approche de la croissance zéro", admet-il dans un entretien avec les  lecteurs du journal, tout en confirmant l'actuelle prévision de croissance  gouvernementale de 0,2 à 0,5%. Mais, souligne M. Fillon, "il est important d'utiliser les mots qui  correspondent aux réalités. Parler de récession quand on n'y est pas, c'est 'casser' inutilement le moral des entreprises, des consommateurs, c'est aggraver  psychologiquement la situation.""J'espère qu'en 2009 on ne sera pas en récession", déclare encore le chef du  gouvernement. "Mais aujourd'hui, personne ne peut le garantir parce que personne  ne peut savoir à quel rythme l'économie mondiale va repartir".


 

(D'après agence)

le 11 novembre 2008 à 20:56
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