Réunion au Brésil des grands argentiers du G20 avant le sommet de Washington (8 novembre 2008) © TF1/LCILes grands argentiers du G20, qui rassemble pays avancés et émergents, sont réunis ce samedi à Sao Paulo pour préparer le prochain sommet de Washington. Ministres des finances et gouverneurs des banques centrales, dirigeants de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international et de la Banque Centrale européenne, tous se penchent sur les mesures à prendre pour contrer la crise. Présidé par le Brésil, le G20 concentre 85% du PIB de la planète et les deux-tiers de sa population. Il rassemble sept pays aux économies avancées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni) plus les principaux pays émergents (Afrique du Sud, Arabie saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Chine, Corée du Sud, Inde, Indonésie, Mexique, Russie et Turquie).
La réunion doit être entièrement consacrée à la préparation du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement du G20 à Washington, convoqué d'urgence par George W. Bush sous la pression des Européens en pleine tempête financière. Elle a été précédée de discussions vendredi à Sao Paulo, au cours desquelles le groupe dit des Bric (Brésil, Russie, Inde, Chine) est parvenu "à la conclusion qu'il devait y avoir une réorganisation du système financier mondial", selon le ministre brésilien de l'Economie. Alors que, selon le FMI, toute la planète pâtira de la récession provoquée par le crise financière née aux Etats-Unis, et que la croissance mondiale se réduira à un maigre 2,2% en 2009, contre 3,7% en 2008, le groupe des Bric considère que le système mis en place par les accords de Bretton Woods en 1944 est dépassé et a besoin de prendre en compte le poids économique des pays émergents.
Absent du futur sommet de Washington, Obama s'implique
Pendant que se déroule cette réunion de préparation au sommet de Washington, et que les Etats-Unis sont largement pointés du doigt, Barack Obama, à peine vainqueur de l'élection présidentielle, multiplie pour sa part les appels à ne pas perdre de temps pour relancer l'économie de son pays. Dans sa première allocution radiophonique hebdomadaire, le président américain nouvellement élu a appelé samedi à des actions urgentes pour faire face à la crise économique, estimant qu'il n'y avait "pas un moment à perdre". Une entrée en matière remarquée dans la lutte contre la crise - même si sa porte-parole a confirmé qu'il ne participerait pas au sommet de Washington le 15 novembre, lors duquel les Européens entendent faire pression sur les Etats-Unis pour qu'ils acceptent plus de régulation financière.
Après le Plan Paulson de sauvetage des banques adopté en octobre, les Etats-Unis "auront besoin d'autres actions pendant cette transition (avant sa prise de fonctions, ndlr) et les mois suivants" pour contrer la propagation de la crise à toute l'économie, a prévenu Barack Obama. Il a souhaité "un plan de sauvetage pour la classe moyenne", qui permette de "créer des emplois et soulager les familles qui voient leurs salaires se réduire et les économies de toute une vie disparaître". La veille, il avait appelé le Congrès à adopter au plus vite un plan de relance, assurant que s'il ne le faisait pas, ce serait "la première mesure" qu'il prendrait en tant que président, dès son entrée en fonctions le 20 janvier.
D'après agence
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