Réunion au Brésil des grands argentiers du G20 avant le sommet de Washington (8 novembre 2008) © TF1/LCIA une semaine du sommet du G20 de Washington, les pays membres de ce groupe réunissant aussi bien économies développées qu'émergentes se sont mis d'accord sur la nécessité d'une action concertée... mais pas sur ses modalités. "Nous avons convenu de tirer les leçons de la crise actuelle et de prendre toutes les mesures nécessaires pour restaurer la confiance des marchés et la stabilité et minimiser le risque d'une nouvelle crise", ont déclaré les ministres des Finances et gouverneurs des banques centrales, réunis samedi et dimanche à Sao Paulo pour préparer le sommet de Washington qui doit définir des actions collectives pour faire face à la pire crise depuis 1929. Le G20 a également évoqué le besoin d'une réforme des institutions financières internationales héritées des accords de Bretton Woods de 1944, telles que le Fond monétaire international ou la Banque Mondiale.
"Les économies émergentes et en développement doivent avoir une plus grande voix et représentation dans ces institutions", a encore affirmé le G20, répondant à une demande réitérée dimanche par le Brésil. Les participants à la réunion ont aussi décidé de renforcer "l'efficacité" du G20 et envisagent la possibilité que les ministres se réunissent sur une base ad hoc.
Pendant ce temps, Pékin annonce un plan de relance
Les déclarations des participants à ce sommet ont reflété dimanche, derrière la volonté affichée d'union, les préoccupations mises en avant par les uns et les autres. Ainsi, les pays émergents, notamment les géants de l'exportation aux liquidités immenses, veulent maintenant peser davantage sur la conduite des affaires du monde. Pour le ministre brésilien des Finances, Guido Mantega, la majorité des grands pays émergents considère que le G20 doit avoir un "rôle plus important" dans les actions à prendre contre la crise financière et qu'ils ne peuvent rester dans "une position d'infériorité" dans la prise de décisions. Il a ainsi proposé que les réunions du G20 soient élevées du niveau ministériel à celui des chefs d'Etat.
De son côté, la ministre française de l'Economie, Christine Lagarde, a assuré que les pays du G20 avaient manifesté "une convergence de vues sur la riposte" à la crise financière internationale, au cours d'un point de presse. Concernant la "riposte de court terme", elle a souligné que "tous les pays du G20 étaient d'accord pour considérer que le rétablissement des circuits financiers était une nécessité absolue". Elle a ajouté qu'il y avait au sein du G20 une "communauté d'analyse concernant la nécessité de soutenir les économies, de veiller à ce que toutes les économies soient incluses dans le processus, et en particulier les économies des pays émergents pour éviter qu'ils aient à souffrir de la crise plus de temps encore que les pays développés".
Pendant qu'avaient lieu ces annonces, à l'autre bout de la planète, la Chine annonçait de façon concomitante un plan de relance de la demande intérieure de 461 milliards d'euros. Comme preuve que la crise financière ne faiblit pas et qu'elle a des ramifications de plus en plus mondiales, Taïwan a annoncé dimanche une quatrième baisse de ses taux d'intérêt en un peu plus d'un mois alors que la Lettonie va injecter des fonds publics dans Parex, la deuxième banque du pays.
D'après agence
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