Net rebond des Bourses des deux côtés de l'Atlantique

le 07 novembre 2008 à 07h37 , mis à jour le 07 novembre 2008 à 22h49

Les marchés d'Asie ont dévissé vendredi mais Paris, Londres et Francfort se sont repris, clôturant sur des hausses confortables tournant autour de +2,5%.

Un trader dans une salle de marchéUn trader dans une salle de marché © TF1-LCI

Les marchés se sont repris après la chute de jeudi. Alors que la descente aux enfers n'a été que freinée ce vendredi sur les marchés asiatiques, les marchés européens sont repartis à la hausse. La Bourse de Paris a clôturé sur un net rebond, le CAC 40 gagnant 2,42%. L'indice vedette a rebondi de 81,87 points à 3469,12 points, dans un volume d'échanges il est vrai très limité de 4,146 milliards d'euros. Il restait sur deux séances de repli, cédant 1,68% mercredi et chutant de 6,38% jeudi. La Bourse de Francfort a fini sur une hausse comparable : +2,59% pour le Dax à 4938,46 points. Idem ou presque pour la Bourse de Londres : +2,17% pour le Footsie à la clôture.

Regain de hausse également à la Bourse de New York : Wall Street a terminé en hausse de 2,85% vendredi, à un niveau proche du plus haut du jour après avoir brièvement effacé une partie de ses gains après les propos du président élu Barack Obama disant que le redressement de l'économie prendrait du temps et ne serait guère aisé. Jeudi, Wall Street avait plongé, les investisseurs craignant le pire avant  la publication des statistiques mensuelles de l'emploi aux Etats-Unis : le Dow Jones avait alors perdu 4,85%, le Nasdaq 4,34% et le S&P 500 5,3%. Sur les deux dernières séances, le Dow Jones avait accumulé une chute de 10,7%, du jamais vu depuis octobre 1987.

Les mauvaises nouvelles avaient été anticipées

Les nouvelles ne sont pourtant pas bonnes : la gravité de la situation économique a été soulignée par des prévisions catastrophiques du FMI pour la croissance mondiale puis la publication des chiffres officiels de l'emploi aux Etats-Unis vendredi. Selon les prévisions du Fonds monétaire international, les pays développés doivent s'attendre à une décroissance de 0,3% en 2009, du jamais vu depuis la Seconde guerre mondiale. Tous les grands pays seront touchés par la récession, que ce soit les Etats-Unis (-0,7%), le Japon (-0,2%) ou la zone euro (-0,5%). Seule exception, le Canada devrait voir son PIB progresser de 0,3%. L'économie mondiale devrait cependant croître de 2,2% en 2009, assure le FMI. Chine, Inde et Moyen-Orient seront toujours les moteurs de la croissance, mais le moteur sera au ralenti.

En ce qui concerne le marché de l'emploi américain, qui a été vendredi le principal pourvoyeur de mauvaises nouvelles, le chômage y a bondi en octobre à 6,5%, son plus haut niveau depuis plus de 14 ans, l'économie américaine ayant encore supprimé 240.000 emplois pour son dixième mois successif de licenciements nets, selon le ministère du Travail américain. Ces chiffres sont pires que ce que craignaient les analystes. Ceux-ci tablaient sur 200.000 suppressions d'emplois et un chômage à 6,3%, après 6,1% en septembre, le plus haut taux depuis cinq ans.

Alors, dans ce contexte morose, pourquoi les hausses en Bourse de ce vendredi ? En fait, les marchés financiers sont désormais abonnés aux montagnes russes, et poursuivent leurs mouvements de yo-yo, au gré des prises de bénéfices ou des chasses aux bonnes affaires des investisseurs. Et la progression des indices ce vendredi sur la Bourse de New York "suggère que la nouvelle avait été anticipée", relève Patrick O'Hare, du site Briefing.com.

D'après agence

le 07 novembre 2008 à 07:37
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