Après l'euphorie, la rechute

le 06 novembre 2008 à 06h31 , mis à jour le 06 novembre 2008 à 12h35

Les marchés boursiers poursuivaient leur baisse jeudi face à l'ampleur des défis économiques qui attendent le nouveau président élu américain.

bourse crise financière financiers traders CAC wall street économie © TF1-LCI

Suivant les marchés d'Asie, les places boursières européennes ont lourdement replongé jeudi matin, la réalité de la crise financière mondiale reprenant le dessus après l'euphorie suscitée la veille par l'élection triomphale de Barack Obama. Paris a ouvert sur un plongeon de 2,89%, proche de Londres qui chutait de 2,62%. A la mi-journée, la Bourse de Paris creusait ses pertes, le CAC 40 dégringolant de 4,30%
 
Dans le sillage de Wall Street qui a également fini en baisse mercredi soir, les places asiatiques qui avaient succombé hier à l'"Obamania" et à l'ivresse acheteuse ont subi jeudi un dur ressac. La Bourse de Tokyo a dégringolé de 6,53% à la clôture.  Hong Kong accuse le coup avec une perte de 7% à la clôture.

La Bourse de New York, qui avait d'abord bondi mercredi après l'annonce du dénouement électoral, a terminé la séance en forte baisse, de nouveaux indicateurs ayant rappelé que le président américain fraîchement élu allait devoir faire face à une situation économique très mauvaise. A la clôture, le Dow Jones a lâché 5,05% et le Nasdaq 5,53%. Les Bourses européennes ont elles aussi terminé en repli: Londres a cédé 2,34%, Paris 1,98% et Francfort 2,11%. Milan a terminé en recul de 1,44%, tandis que Madrid a grappillé 0,18%. La Bourse de Sao Paulo, première place financière d'Amérique du sud, a terminé en forte chute de 6,13% à 37.785 points, après deux séances de hausse lundi et mardi.
 
Et maintenant, les conséquences...
 
Ayant intégré la victoire - largement attendue - de Barack Obama, les investisseurs se concentrent sur les conséquences de la pire crise économique depuis près de 80 ans. "Le prochain président va devoir faire face à une économie en pleine détérioration, et cela n'a pas échappé à Wall Street", a ainsi souligné Andrea Kramer, de Schaeffer's Investment. "Nous entrons à présent dans une période longue et sombre avant qu'Obama ne prenne possession de la Maison Blanche le 20 janvier 2009", notait Howard Wheeldon, stratégiste chez BCG Partners, "d'ici là il est peu probable qu'il y ait beaucoup de nouvelles économiques positives".
 
Globalement, le dénouement de la présidentielle américaine est toutefois perçu positivement "avec le sentiment que l'on a peut-être tourné la page" après des mois de campagne et une dramatique crise financière, observait à New York l'analyste Marc Pado, de Cantor Fitzgerald. Sherrill Shaffer, ancien chef économiste à la Réserve fédérale de New York, s'attend lui aussi à une "stabilisation" des marchés après des semaines de tourmente.
 
L'euro monte, le pétrole baisse
 
L'euro a repris des couleurs face au dollar, dans l'attente d'une baisse des taux directeurs de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Banque d'Angleterre (BoE) qui devrait intervenir jeudi, afin de donner un coup de pouce à la croissance alors que la Commission européenne prévoit une récession pour la zone euro sur les trois derniers trimestres de 2008. Les prix du pétrole sont repartis en forte baisse mercredi à New York, le baril perdant plus de cinq dollars après l'annonce d'une hausse des réserves de produits pétroliers aux Etats-Unis, dans un climat économique morose. Signe de l'ampleur des difficultés qui attendent le nouvel occupant de la Maison Blanche, le secteur privé américain a perdu 157.000 emplois en octobre, après en avoir supprimé 26.000 en septembre.
 
Les grands acteurs du capitalisme mondiale continuaient à prendre leurs marques en vue du sommet du G20 (principaux pays industrialisés et émergents) sur la réforme du système financier, prévu le 15 novembre près de Washington. Les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales du G20 doivent se retrouver ce week-end au Brésil pour préparer ce sommet et esquisser une vaste réforme de l'architecture financière mondiale ébranlée par la crise.

le 06 novembre 2008 à 06:31
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3 Commentaires

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  • PEDRO, le 06/11/2008 à 09h58

    Bah alors d'apres se que j'ai vu aux USA Barak devait tout arrangé d'un coup de baguette magique !!!??!!!

  • CHRISTOPHE, le 06/11/2008 à 09h55

    Il fallait pas rêver c'est pas parce que OBAMA le sauveur des état unis ( comme le croit certain ) a été élu, que les marchés financier vont remonter d'un coup, c'est pas lui qui va donner a la population mondiale de quoi consommer et on le sait bien sans consommation pas besoin de production, d'ailleur on le voit bien en france, c'est pas parce que sarkozy donne des milliards aux banques que la consommation repart. Arrêter de donner aux riches et donner un peut plus aux pauvres travailleur et vous verrez que ça commencera a marcher mieux tout de suite!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  • VERITE, le 06/11/2008 à 09h26

    Vous voulez sans doute dire les marchés inquiets à cause d'Obama. Son incompétence n'a échappée à personne sauf aux nombreux i.... qui ont voté pour lui.

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