Nicolas Sarkozy, le 4 novembre 2008 en Seine-Saint-Denis © TF1-LCI"Il ne faut pas désigner de boucs émissaires mais..." Lors d'une table-ronde mardi à l'usine Saint-Gobain de Vaujours, en Seine-Saint-Denis, consacrée au suivi des mesures du Grenelle de l'environnement, Nicolas Sarkozy a tout bonnement rappelé les banques à l'ordre, par le biais d'un représentant des banques auquel il s'adressait. Le président les a une nouvelle fois exhortées à respecter leur engagement de continuer à financer l'économie, en leur faisant un petit cours...
"Il faut comprendre que les gens maintenant attendent que les banques fassent leur métier", a-t-il lancé. "Qu'on ne vienne pas me dire maintenant qu'il faut être prudent, alors qu'on a prêté n'importe comment dans les années passées. Dans les années passées, on a connu deux crises où c'était quand même guichet ouvert sans demander", a-t-il poursuivi, en faisant notamment référence à la crise née de l'explosion de la "bulle internet" au début des années 2000.
"On compte sur vous parce qu'une économie sans financement, une économie sans possibilité d'emprunter, c'est une économie qui tourne le dos à l'avenir", a insisté le chef de l'Etat, qui avait déjà mis la pression sur les banques jeudi dernier pour qu'elles respectent le "pacte moral" passé avec le gouvernement. Ce dernier a débloqué une enveloppe de 40 milliards d'euros pour assurer leur refinancement en période de crise. Il avait notamment demandé aux préfets de s'assurer que ces établissements financiers respectent leur engagement à assurer le financement de l'économie.
Sarkozy lie Grenelle de l'environnement et crise économique
Lors de ce même déplacement, Nicolas Sarkozy a vanté les vertus du Grenelle de l'environnement en période de crise économique. "Tout ce qu'on est en train de faire sur le Grenelle de l'environnement, on le respectera scrupuleusement, parce que c'est une réserve de croissance fantastique", a-t-il déclaré. "La crise financière et la crise économique ne font que renforcer la nécessité de la révolution environnementale (...) on ne doit pas la retarder cette révolution, on doit l'accélérer justement parce qu'on doit produire autrement", a-t-il insisté.
Pendant de longues minutes, le chef de l'Etat a souligné la "révolution" que constituait à ses yeux le Grenelle conclu il y a tout juste un an, dont le premier projet de loi a été adopté il y a deux semaines à l'Assemblée nationale par la quasi-unanimité des députés. Il a notamment défendu le système du bonus-malus déjà appliqué dans l'automobile.
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