François Fillon était l'invité du 20 heures de TF1, le 4 décembre 2008 © TF1/LCI |
| L'intégralité de l'intervention de François Fillon |
Après la présentation jeudi midi par Nicolas Sarkozy du plan de relance français (lire notre article), François Fillon était l'invité du 20 heures de TF1. L'occasion pour le Premier ministre d'expliquer qu'avec ce plan, "nous faisons le choix de l'avenir". "On est en train d'injecter un point de croissance supplémentaire pour l'année 2009. C'est donc un plan très puissant qui est de nature à relancer la croissance", a-t-il déclaré. Oui, le déficit public va augmenter du fait de ces mesures, à 3,9 % du PIB en 2009 avant de revenir à 2,9% en 2010, a annoncé François Fillon. Mais selon lui, à terme, "si on ne faisait pas cette relance, le résultat sur le déficit serait le même". Le choix du gouvernement français est "le choix de la crise la plus courte possible", a-t-il ajouté.
Le Premier ministre a également défendu la priorité donnée aux investissements, estimant qu'une relance par la consommation prônée par la gauche aboutirait immanquablement à la rigueur. "La relance par la consommation, ça se termine toujours de la même façon : au bout de deux ans, c'est le plan de rigueur, ce sont les impôts qui augmentent et ce sont les salaires qui baissent", a-t-il dit, évoquant l'exemple du plan lancé par le président socialiste François Mitterrand au début de son premier mandat. "La relance par la consommation, c'est 1981. En 1983, on gèle les salaires, on augmente les impôts et on creuse les déficits", a-t-il rappelé.
Quant au système financier, François Fillon a considèré que "la confiance [était] revenue". Concernant le ministre qui sera chargé de mettre en oeuvre spécifiquement ce nouveau train de dispositions, le Premier ministre n'a pas voulu dire son nom ni s'il s'agirait d'un nouvel entrant dans son gouvernement. "Ce sera un ministre placé auprès de moi dont le rôle sera de gérer au quotidien la mise en oeuvre de ce plan dont tous les crédits seront rassemblés sur une seule ligne budgétaire pour éviter que la force de l'habitude fasse que les crédits décidés dans ce plan de relance soient utilisés pour d'autres motifs", a-t-il simplement indiqué.
(D'après agence)
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