10% de baisse : ça se confirme

Par O. L. avec agence, le 13 janvier 2009 à 11h40 , mis à jour le 13 janvier 2009 à 11h48

Après Century 21, la FNAIM annonce à son tour que les prix des logements anciens devraient chuter de 10% en 2009, après une baisse de 3,1% en 2008.

Immeubles anciens à ParisImmeubles anciens à Paris © TF1-LCI

La baisse substantielle ne fait plus guère de doute. Les prix des logements anciens en France devraient à nouveau chuter de 10% en 2009 par rapport à 2008, après une baisse de 3,1% en 2008, a estimé la Fédération nationale de l'immobilier (FNAIM) mardi lors d'une conférence de presse. C'est le haut de la fourchette du réseau d'agences Century 21 qui estimait la semaine dernière que les prix allaient baisser de 6% à 10% en 2009.
 
Ce retournement du marché intervient après une dizaine d'années de hausse ininterrompue : 14,0% en 2003, 15,5% (un record) en 2004, 10,9% en 2005, 7,2% en 2006 et 3,6% en 2007.  En 2008, le recul du prix des maisons (-4,9%), plus prononcé que celui des appartements (-1,2%), illustre une "reconcentration" de la demande vers les agglomérations, conséquence du renchérissement du coût des transports, selon la fédération qui regroupe la majorité des agents immobiliers. L'année devrait confirmer la tendance baissière affirmée en 2008, après un cycle de hausse exceptionnellement long, au cours duquel les prix des logements avaient doublé", explique le président de la Fnaim René Pallincourt.
 
Crédits trop rares et trop chers
 
Heureuse nouvelle, ces baisses de prix devraient permettre de relancer l'activité dès 2010, à condition que les banques desserrent leurs conditions de crédit afin de resolvabiliser la demande. Conséquence de la crise, qui rend les banques plus frileuses et les ménages plus prudents, les prêts immobiliers aux ménages (130 milliards d'euros) ont baissé de 12,3% par rapport à 2007. La Fnaim déplore aussi que la baisse effective du taux des crédits immobiliers, désormais de l'ordre de 5% pour une période de 15 ans, ne soit pas plus forte, plusieurs établissements bancaires ayant "averti qu'ils seraient attentifs à la sauvegarde de leurs marges".
 
Le durcissement de la politique de prêts immobiliers de la part des banques, qui demandent aujourd'hui en général un apport personnel de 20%, freine l'activité, note  René Pallincourt. "L'écueil, c'est la nécessité d'avoir un apport personnel plus important. C'est la barrière aujourd'hui. La demande est toujours très importante mais les ménages ont des difficultés à construire leur apport personnel", déclare-t-il. "Si les banques desserrent un peu les exigences en matière de prêt, on devrait avoir une reprise de l'activité dès l'année 2010".
 
Dans le cadre de ce scénario, la Fnaim retient l'hypothèse d'une sortie de récession dès l'an prochain, avec des taux d'intérêt de 4,5% en 2009, puis de 4% en 2010 et 2011, et une durée moyenne de prêts de 17 ans en 2009 contre 18 en 2008. Pour relancer le marché de l'ancien, la fédération réclame aussi l'extension à ce secteur du doublement du prêt à taux zéro (PTZ), mesure contenue dans le plan de relance de l'économie mais uniquement pour le logement neuf.

Par O. L. avec agence le 13 janvier 2009 à 11:40
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7 Commentaires

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  • Nickie, le 13/01/2009 à 17h39

    Très bonne nouvelle les biens immobiliers seront peut être à leur valeur , et non surestimés comme jusqu'a présent . Une petite question verra t' on aussi la baisse des taxes d 'habitation et foncières , qui sont basés sur la valeur du bien ? Ce qui semblerait logique .mais là il ne faut pas trop y croire .

  • Franck, le 13/01/2009 à 14h17

    Laissez nous rigoler un peu, ce genre d'info n'est que pure intox la baisse sur le terrain ne se fait nullement ressentir, j'habite dans le 93 et impossible de pouvoir acheter un pavillon tant les prix sont exorbitants. Nous avons fait simulation aupres de notre banque et ne pouvons a emprunter a peine 200 000 euros tout confondus (frais de notaire et pret 0%) avec une durée de 30 ans. Nous avons visité malgré tout quelques biens même l'agent immobilier nous l'a dit les prix ont beaucoup trop augmenter ces dernieres années alors même 10 % ca ne représentera rien de significatif. De plus cela pose le probleme de rotations dans les HLM, les gens ne pouvant plus acceder a la propriété reste dans leurs HLM et ainsi le cercle infernale de la crise du logement n'est pas prete de se finir

  • Philippe, le 13/01/2009 à 13h29

    ça baisse! mais où?ici les prix ont grimpés de 1,2% en 2008 et de 4% dans mon quartier,j'ai acheté il y a 5 ans une maison de 1920 sans style particulier,sans jardin pour 199 000 euros(hors frais d'agence et notaire) et elle cote encore aujourd'hui 320 000 euros pour 75m2 ...ON dit que plus personne ne peut acheter ni emprunter,c'est vrai pour les jeunes et les familles avec enfants,mais visiblement pas pour ceux qui continuent à affluer sur la cote basque...Visiblement ce n'est pas la crise partout et pour tout le monde.C'est clair. et surtout pas pour les agences immobiliéres d'ici qui continuent gentiment à se sucrer au passage....Sur eux et les banques,je ne vais pas pleurer,par contre tant mieux si le marché baisse de 10 ou 20% cette année dans le coin ,les gens vont pouvoir un peu souffler.

  • Nikola, le 13/01/2009 à 13h25

    La baisse n'est pas et ne sera pas aussi forte que ce que predit la fnaim. le but de la fnaim est que les ventes reprennent car sinon nombre d'agences vont fermer et par la même, la fnaim perdra de nombreux adherents. la realite du marche immobilier est tres simple, le prix d'un bien est le prix qu'un acheteur est pret a mettre pour ce bien. certes les acheteurs veulent mettre moins dans leur achat, mais de nombreux vendeurs renoncent a vendre et attendent de voir comment va evoluer le marche. aujourd'hui la seule chose dont on soit sure, c'est que le nombre de ventes de particulier a particulier va augmenter ce qui va avoir pour effet d'assainir la profession d'agent immobilier. concernant le locatif qu'il y a en france, c'est pas pour demain la baisse.

  • DIDIER, le 13/01/2009 à 12h25

    Enfin une bonne nouvelle mais cette baisse est très relative compte tenu du montant des hausses durant les dix dernières années. Ce qui serait plus cohérent serait de comparer le revenu moyen des salariés en regard du prix de l'immobilier. La Fnaim prêche pour sa paroisse et c'est naturel mais les 20% d'apport personnel seront d'autant moins élevés en valeur absolue que le prix de l'immobilier sera moindre. Si cette situation est difficile à gérer par la FNAIM elle permettra, à terme, de mieux réguler le marché.

  • Laurent, le 13/01/2009 à 12h16

    La lecon de la crise ne serait elle pas la speculation faite par tous les particuliers sur leurs biens immobiliers ? Baisser les taux et augmenter les mesures d'accession à la propriete relancerait la frenesie d'augmentation des prix dans ce secteur. On parle des banques, mais que dire de tous ces petits speculateurs qui construisent une maison à 120 K? pour la revendre 5 ans apres 220 K?. Venez en normandie c'est affligeant !

  • Bruno, le 13/01/2009 à 12h11

    Youpiiiiiiiiii Ca c'est une bonne nouvelle, pourvu que ca dure et que les loyers baissent aussi, c'a serait logique !!!!!!!!

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