Bruxelles voit 2009 en noir... très noir

le 19 janvier 2009 à 13h25 , mis à jour le 19 janvier 2009 à 13h58

Avec une récession qui pourrait être proche de -2%, l'année s'annonce pire que ce que la Commission européenne prévoyait il y a quelques semaines encore.

euro billet argent piece

La croissance sera en berne en 2009, tout le monde s'y attend. Ce qui est nouveau, c'est l'ampleur de la récession envisagée par Bruxelles. La Commission européenne a revu drastiquement à la baisse ses précédents pronostics, publiés début novembre. Elle tablait alors encore sur une croissance, certes plus que terne, de 0,1% en 2009 puis de 0,9% en 2010 dans la zone euro. Désormais, elle table sur un tassement du Produit intérieur brut de 1,9% dans la zone euro, qui connaîtra ainsi la première contraction de son économie sur l'ensemble d'une année depuis sa création, en 1999. Bruxelles anticipe ensuite un léger redressement de la situation, avec une croissance de 0,4% en 2010.

"Les mesures de stabilisation du marché financier, l'assouplissement des politiques monétaires et les plans de relance économique nous permettront d'enrayer la détérioration de l'économie cette année et de créer les conditions d'une reprise progressive au cours du second semestre de l'année", a commenté le commissaire européen aux Affaires économiques, Joaquin Almunia, en présentant ces prévisions pour le moins pessimistes. "La mise en oeuvre efficace de ces mesures doit constituer notre priorité", a-t-il ajouté.

"La crise la plus grave depuis la Première Guerre mondiale"

Désormais, les prévisions de Bruxelles sont donc nettement plus sombres que celles du Fonds monétaire international et de la Banque centrale européenne, qui tablent pour l'heure sur un recul du PIB de 0,5% cette année, et que celles de l'Organisation pour le coopération et le développement économiques, qui anticipe une contraction de 0,6%. Bruxelles prévient en outre que "de grandes incertitudes pèsent encore sur ces prévisions, l'économie mondiale traversant sa crise la plus grave depuis la Première Guerre mondiale".

Pour les grandes économies de la zone euro, la contraction du PIB devrait atteindre 2,3% en Allemagne, 2% en Italie et en Espagne et 1,8% en France en 2009, selon la Commission. Bruxelles s'attend par ailleurs à ce que cette récession sérieuse s'accompagne d'une hausse du taux de chômage de près de trois points dans la zone euro d'ici la fin 2010. Il devrait passer selon ses pronostics de 7,5% en 2008 à 10,2% en 2010, passant au-dessus des 10% pour la première fois depuis 1998. En 2010, il devrait atteindre 8,1% en Allemagne, 8,7% en Italie, 10,6% en France et 18,7% en Espagne, d'après ces prévisions. Bruxelles table aussi sur un très fort creusement des déficits publics dans la zone euro, qui devraient passer de 1,7% du PIB en 2008 à 4% en 2009 et 4,4% en 2010.

D'après agence

le 19 janvier 2009 à 13:25
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7 Commentaires

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  • Citoyen, le 19/01/2009 à 16h46

    A quand le depot de bilan de l'etat francais ??? 2010 ou 2011

  • Dany, le 19/01/2009 à 16h38

    Il y a longtemps que les retraités du privé sont en récéssion sur leurs pensions eux ! alors le reste je m'en fou !

  • John, le 19/01/2009 à 16h10

    Bien sûr que si : la crise ils savaient très bien qu'elle allait arriver, seulement aucun gouvernement n'a osé en parler et tout le monde en a bien profité par derrière !! Et voilà le résultat... enfin on a pas besoin de Bruxelles pour prévoir l'ampleur de la crise. Merci...

  • Alain, le 19/01/2009 à 15h05

    Nous ne sommes certainement pas au bout des surprises, avec cette panique boursiere mondiale, il faut en finir de speculer avec des sommes virtuelles mais calculer avec les sommes reelles.

  • JGH, le 19/01/2009 à 14h21

    Une crossance négtive en France signifiera, peut être, également, une inflation négative .Le taux du livret A sera-t-il, dans ce cas, ramené à 0, ou pire, les épargnants devront-ils même des intérets aux banques ?

  • Max, le 19/01/2009 à 14h00

    Nous voila rassures, ces Technocrates avaient ete parfaitement incapables de prevoir la crise, sans doute se trompent ils encore sur ces effets....

  • POULAIN, le 19/01/2009 à 13h44

    Quand on dirige une entreprise et que l'année à venir ne s'annonce pas bonne, il vaut mieux dire à ses actionnaires que l'année va être noire et noircir encore le tableau plutôt que de donner des prévisions optimistes. Si le contexte et les chiffres sont meilleurs, on poura dire alors que c'est grâce au dynamisme et actions de l'Europe... etc... Si l'année s'avère telle que prévue, on aura au moins prévenu... Quand au pire, n'en parlons pas... avec des chiffres pareil la banqueroute serait à nos portes

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