L'Etat au chevet de la voiture made in France

le 20 janvier 2009 à 05h34 , mis à jour le 20 janvier 2009 à 06h21

Luc Chatel reçoit ce mardi les industriels de l'automobile pour discuter du plan de relance du secteur, décider des aides immédiates et surtout assurer la pérennité des emplois.

Peugeot MotocyclesPeugeot Motocycles © TF1/LCI

Le gouvernement, plus précisément le secrétaire d'Etat à l'Industrie Luc Chatel, réunit ce mardi des états généraux de l'automobile pour établir un bilan du secteur, un des plus touchés par la crise, et discuter des moyens de l'aider à s'en sortir. Au delà de nouvelles aides immédiates, l'enjeu de ces assises est aussi d'envisager des mesures pour assurer la pérennité de cette activité qui représente plus de 700.000 emplois directs et pas loin de 2,5 millions d'emplois induits dans l'Hexagone.
 
Ce qui explique que Nicolas Sarkozy ait assuré à plusieurs reprises qu'il ne laisserait pas tomber l'automobile, qui a déjà fait l'objet d'annonces spécifiques (prime à la casse, fonds de restructuration et aide au financement des sociétés de crédit automobile) dans le plan de relance annoncé début décembre. Présentant jeudi dernier ses voeux aux forces économiques, le chef de l'Etat a déclaré qu'il était prêt à "mettre le paquet" pour cette industrie mais a exigé en contrepartie que les constructeurs s'engagent à ne pas fermer de sites, à ne pas délocaliser leur production et à ne pas encourager leurs équipementiers à le faire. Une étude publiée l'an passé par des économistes de Bercy faisait apparaître que la part de la production de PSA Peugeot Citroën et Renault  réalisée en France était tombée entre 2000 et 2006 à 48% pour les deux constructeurs, contre 60% pour le premier et 58%.
 
Chatel : "On étudie toutes les possibilités"
 
L'aide de l'Etat pourrait notamment se manifester par une montée dans le capital des constructeurs français. "Leurs besoins ne sont pas forcément en fonds propres mais, en contrepartie de notre soutien financier, la montée dans le capital peut, dans certains cas, être une monnaie d'échange", a estimé lundi le secrétaire d'Etat à l'Industrie dans Le Figaro. Le soutien financier de l'Etat pourrait prendre différentes formes, mais  les décisions ne sont pas "tranchées": "Crédits bonifiés, garantie d'emprunts, obligations convertibles... On étudie toutes les possibilités", déclare le secrétaire d'Etat. L'Etat détient déjà une participation de 15,01% dans le capital de Renault, mais n'est pas présent dans celui de PSA Peugeot Citroën. Le gouvernement doit réunir mardi des états généraux de l'automobile pour établir un bilan du secteur, un des plus touchés par la crise, et discuter des moyens de l'aider à s'en sortir.
 
Présent lui aussi mardi, le commissaire européen à l'Industrie devra de toute façon fixer le cadre des actions envisagées. Paris a également invité d'autres pays de l'UE des représentants de l'Allemagne et de l'Italie sont notamment attendus pour donner une cohérence européenne aux plans de soutien. Une des quatre tables rondes prévues au programme des états généraux porte sur la "compétitivité de l'outil industriel" et Nicolas Sarkozy a indiqué que cela passait par une réflexion sur la productivité et l'organisation du travail mas aussi sur "la fiscalité et les charges". Le chef de l'Etat devrait en dire plus quand il recevra une nouvelle fois, avant la fin du mois, les représentants de la filière automobile qu'il avait déjà rencontrés en décembre.
 
D'après agence

le 20 janvier 2009 à 05:34
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

5 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Gérard, le 20/01/2009 à 10h06

    L'Etat ferait mieux de se mettre au chevet du pouvoir d'achat des ménages, à commencer par une baisse de la TVA, ainsi que des loyers, ce qui relancerait la consommation dans TOUS les secteurs, y compris celui de l'automobile, on prend le problème à l'envers une fois de plus.

  • Alf25, le 20/01/2009 à 09h52

    Pourquoi ne pas baisser la TVA sur l'achat de voitures made in France?

  • André Claverie, le 20/01/2009 à 09h49

    En contre partie de l'argent donné aux industries automobiles l'Etat devrait exiger : 1- entrer dans le caoital des entrpmrises à hauteur de blocage 2- exiger que la recharche autamobile s'oriente très vite vers dees voitures moins polluantes André Claverie

  • Kalou, le 20/01/2009 à 08h53

    L'aide aux géants de l'industrie automobile, c'est bien mais que va t'on faire des petits fournisseurs qui sont en train de mourrir tout doucement pendant que les gros réclament encore de la productivité???

  • Steve, le 20/01/2009 à 08h00

    Grâce au grenelle de l'environnement, les modèles les plus vendues sont des marques Françaises mais qui ne sont pas produites en France. Le grenelle a tiré une balle dans le pied dans notre propre industrie, la crise a tiré la seconde balle

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience