Peugeot Motocycles © TF1/LCILe gouvernement, plus précisément le secrétaire d'Etat à l'Industrie Luc Chatel, réunit ce mardi des états généraux de l'automobile pour établir un bilan du secteur, un des plus touchés par la crise, et discuter des moyens de l'aider à s'en sortir. Au delà de nouvelles aides immédiates, l'enjeu de ces assises est aussi d'envisager des mesures pour assurer la pérennité de cette activité qui représente plus de 700.000 emplois directs et pas loin de 2,5 millions d'emplois induits dans l'Hexagone.
Ce qui explique que Nicolas Sarkozy ait assuré à plusieurs reprises qu'il ne laisserait pas tomber l'automobile, qui a déjà fait l'objet d'annonces spécifiques (prime à la casse, fonds de restructuration et aide au financement des sociétés de crédit automobile) dans le plan de relance annoncé début décembre. Présentant jeudi dernier ses voeux aux forces économiques, le chef de l'Etat a déclaré qu'il était prêt à "mettre le paquet" pour cette industrie mais a exigé en contrepartie que les constructeurs s'engagent à ne pas fermer de sites, à ne pas délocaliser leur production et à ne pas encourager leurs équipementiers à le faire. Une étude publiée l'an passé par des économistes de Bercy faisait apparaître que la part de la production de PSA Peugeot Citroën et Renault réalisée en France était tombée entre 2000 et 2006 à 48% pour les deux constructeurs, contre 60% pour le premier et 58%.
Chatel : "On étudie toutes les possibilités"
L'aide de l'Etat pourrait notamment se manifester par une montée dans le capital des constructeurs français. "Leurs besoins ne sont pas forcément en fonds propres mais, en contrepartie de notre soutien financier, la montée dans le capital peut, dans certains cas, être une monnaie d'échange", a estimé lundi le secrétaire d'Etat à l'Industrie dans Le Figaro. Le soutien financier de l'Etat pourrait prendre différentes formes, mais les décisions ne sont pas "tranchées": "Crédits bonifiés, garantie d'emprunts, obligations convertibles... On étudie toutes les possibilités", déclare le secrétaire d'Etat. L'Etat détient déjà une participation de 15,01% dans le capital de Renault, mais n'est pas présent dans celui de PSA Peugeot Citroën. Le gouvernement doit réunir mardi des états généraux de l'automobile pour établir un bilan du secteur, un des plus touchés par la crise, et discuter des moyens de l'aider à s'en sortir.
Présent lui aussi mardi, le commissaire européen à l'Industrie devra de toute façon fixer le cadre des actions envisagées. Paris a également invité d'autres pays de l'UE des représentants de l'Allemagne et de l'Italie sont notamment attendus pour donner une cohérence européenne aux plans de soutien. Une des quatre tables rondes prévues au programme des états généraux porte sur la "compétitivité de l'outil industriel" et Nicolas Sarkozy a indiqué que cela passait par une réflexion sur la productivité et l'organisation du travail mas aussi sur "la fiscalité et les charges". Le chef de l'Etat devrait en dire plus quand il recevra une nouvelle fois, avant la fin du mois, les représentants de la filière automobile qu'il avait déjà rencontrés en décembre.
D'après agence
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