Une chaîne de montage automobile (Image d'archives). © TF1/LCIDans le cadre du plan d'aide au secteur automobile, Luc Chatel a annoncé lundi que l'Etat pourrait monter dans le capital de certains constructeurs français. "Leurs besoins ne sont pas forcément en fonds propres mais, en contrepartie de notre soutien financier, la montée dans le capital peut, dans certains cas, être une monnaie d'échange", estime le secrétaire d'Etat à l'Industrie dans un entretien au Figaro.
Le soutien financier de l'Etat pourrait prendre différentes formes, mais les décisions ne sont pas "tranchées": "Crédits bonifiés, garantie d'emprunts, obligations convertibles... On étudie toutes les possibilités", déclare le secrétaire d'Etat. L'Etat détient déjà une participation de 15,01% dans le capital de Renault, mais n'est pas présent dans celui de PSA Peugeot Citroën. Le gouvernement doit réunir mardi des états généraux de l'automobile pour établir un bilan du secteur, un des plus touchés par la crise, et discuter des moyens de l'aider à s'en sortir.
"Pas un cadeau"
Luc Chatel réaffirme, comme l'a dit Nicolas Sarkozy, que les constructeurs automobiles devront s'engager à des "contreparties" en échange d'une aide de l'Etat. "Ce plan de soutien ne sera pas un cadeau. Les constructeurs devront notamment s'engager sur le maintien des sites industriels. Nous ne serons pas le gouvernement qui soutiendra et acceptera des fermetures d'usines", avance-t-il. Au-delà de nouvelles aides immédiates, l'enjeu des états généraux est aussi d'envisager des mesures pour assurer la pérennité de cette activité qui représente plus de 700.000 emplois directs et pas loin de 2,5 millions d'emplois induits dans l'Hexagone. Jugeant la situation "grave", Luc Chatel estime que le secteur est confronté "à un double problème conjoncturel de demande et de financement mais également à un défi structurel de compétitivité".
Un fonds spécifique doté de 300 millions doit être créé officiellement mardi à l'occasion des états généraux, ajoute Luc Chatel, qui précise que le plan français s'inscrira "dans le cadre plus global d'un plan d'action européen" pour ne pas enfreindre les règles de la concurrence européenne. Le secrétaire d'Etat déclare par ailleurs que la prime à la casse a déjà eu des effets bénéfiques en décembre. "Les commandes de Citroën ont augmenté de 29%, celles de Peugeot de 36%. Actuellement, 40% des ventes réalisées dans le réseau sont liés à cette prime", dit-il.
D'après agence
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