Nicolas Sarkozy lors de ses voeux aux partenaires sociaux (19 janvier 2009) © TF1/LCI| "Certains n'ont pas compris. On va les y aider" |
Pas de nouveau commentaire sur Sud-Rail - d'ailleurs absent lundi soir à l'Elysée, car ne figurant pas parmi les organisations syndicales représentatives - ni même d'allusion au service minimum : pour ses voeux aux partenaires sociaux, à la veille des Etats généraux de l'automobile, Nicolas Sarkozy a réservé l'essentiel de ses piques aux entreprises. Avec un message clair : "Il faut que les usines restent en France". Plus question donc de voir des chefs d'entreprise cumuler les aides financières avant de délocaliser au bout du compte. "Certains ont un comportement qui leur fait honneur. D'autres n'ont visiblement rien compris. Eh bien, on va les aider à comprendre", a martelé le chef de l'Etat. "Désormais, il n'y aura plus d'aide publique sans contrepartie." Ces contreparties, a-t-il souligné, doivent être discutées mais si l'Etat mobilise l'argent du contribuable pour aider des entreprises, il faudra en voir les résultats concrets.
Et pas question de ralentir le rythme des réformes en 2009. "Je vais commencer par vous remercier pour l'ampleur de la tâche que vous avez accomplie en 2008. L'urgence des problèmes à résoudre, l'attente des Français vous ont imposé, comme au gouvernement et au Parlement, un rythme de travail particulièrement exigeant", a souligné le chef de l'Etat. Avant d'ajouter aussitôt : "Je ne vous surprendrai pas en vous disant que nous n'avons pas l'intention de ralentir le rythme en 2009. Et ce n'est certainement pas au moment où l'impact social de la crise se fait sentir - on a eu l'impact financier, l'impact économique, bien sûr l'impact social - qu'on va en tirer la conclusion qu'il faut ralentir".
"Je crois au dialogue, je crois au sens des responsabilités"
Même volonté affichée en ce qui concerne le projet d'accord sur l'assurance chômage. "Je crois essentiel qu'il soit mis en place", a déclaré le président de la République. "Nous souhaitons que ce projet d'accord ne relève pas de droits d'opposition, qu'on puisse le mettre en oeuvre et naturellement, si tel n'était pas le cas, alors, en dernière analyse, il faudra bien qu'on prenne nos responsabilités".
Mardi, la CFE-CGC annoncera si elle signe ou pas ce texte, issu d'une négociation entre syndicats et patronat en décembre dernier, qui améliore la prise en charge des salariés précaires aux dépens de ceux ayant travaillé plus longtemps. Si elle ne le paraphait pas, la CFDT se retrouverait le seul syndicat signataire. Juridiquement, une convention d'assurance chômage est valable dès lors qu'une organisation syndicale et une patronale la signent. Mais si elle suscite l'opposition de deux syndicats au Conseil national de l'emploi, où siègent les partenaires sociaux, le ministre de l'Emploi peut à nouveau consulter cet organisme avant de donner son agrément. En dernier ressort, l'avenir du texte dépend du gouvernement qui doit délivrer son agrément pour appliquer la nouvelle convention, conclue pour 2009-2010.
"Je crois au dialogue, je crois au sens des responsabilités", a martelé Nicolas Sarkozy. "Certains peuvent dire : le compte y est pas. Okay, d'accord, mais personne ne peut dire : c'est moins. Tous ceux qui regardent le texte en dehors du contexte voient bien qu'il y a du progrès".
D'après agences
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