Banque et automobile font lourdement chuter le Cac

Par , le 17 février 2009 à 17h01 , mis à jour le 17 février 2009 à 22h09

La Bourse de Paris a bouclé en forte baisse mardi, le CAC 40 lâchant près de 3% dans le sillage de Wall Street et des valeurs financières et automobiles.

Montage photo : graphique sur fond de Bourse de ParisImage d'archives © TF1/LCI

Paris souffre. La Bourse a bouclé en forte baisse mardi soir, le CAC 40 lâchant près de 3% à la clôture dans le sillage de Wall Street, les valeurs financières et automobiles tirant la cote vers le bas. L'indice vedette a lâché exactement 2,94% soit 86,99 points à 2.875,23 points, dans un volume d'échange de 3,099 milliards d'euros. Londres a perdu 2,43%, Francfort 3,44% et l'Eurostoxx 50 3,36%.

Lundi, le Cac avait terminé en recul de 1,19%. La place parisienne avait ouvert mardi en net repli avant de creuser ses pertes tout au long de la séance notamment dans le sillage de la dégringolade de Wall Street qui rouvrait après un jour férié. "Les marchés sont épidermiques et à la moindre inquiétude partent à la baisse", commente Alice Lhabouz, gérante chez Turgot Asset Management, qui précise qu'ils "craquent un peu sur General Motors qui reste sous la menace d'une mise sous le chapitre 11", la loi américaine sur les faillites. General Motors et Chrysler doivent en effet faire une mise au point lundi sur leur restructuration après avoir été renfloués par l'Etat fédéral.

Dans le sillage, la Bourse de New York a également fini en forte baisse de 3,80% mardi, l'indice Dow Jones cédant 297,96 points à 7.552,45. Le Nasdaq a reculé de son côté de 63,70 points (-4,15%) à 1.470,66. Les prix du pétrole se sont eux aussi nettement repliés mardi à New York, dans un marché déprimé par l'accumulation des mauvaises nouvelles, à 34,93 dollars.

Auto et banques dans la tourmente

Les valeurs cycliques, en particulier automobiles et minières, ont chuté, subissant les inquiétudes sur General Motors. ArcelorMittal a perdu 7,30% à 18,40 euros et Renault 7,29% à 14,55 euros. Les valeurs bancaires ont subi les foudres des investisseurs, en raison d'une étude de l'agence de notation Moody's qui souligne l'exposition des banques d'Europe de l'ouest vis-à-vis de leurs filiales d'Europe de l'Est. "BNP Paribas a notamment fait une acquisition en Hongrie et les investisseurs craignent que les publications des prochains jours annoncent de mauvaises nouvelles sur l'Europe de l'Est", précise-t-elle. BNP Paribas a lâché 7,53% à 24,00 euros, Crédit Agricole 4,26% à 7,82 euros, Natixis 8,94% à 1,03 euro et Société Générale 9,56% à 22,74 euros.

L'Oréal a résisté (+0,59% à 53,16 euros), "sans éclat, pénalisé par le luxe et l'Amérique du nord", souligne la gérante alors que le groupe a annoncé un gel des embauches et un projet de réduction des effectifs. Enfin GDF Suez a fini en hausse de 0,83% à 27,83 euros."GDF Suez et l'espagnol Iberdrola pourrait s'allier à Scottish and Southern Energy pour faire des offres de développements de centrales nucléaires au Royaume-Uni", note la gérante. 

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Par Olivier Levard le 17 février 2009 à 17:01
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