"C'est pas nous, c'est la crise !"

Par O. L. avec agences, le 18 février 2009 à 13h54 , mis à jour le 18 février 2009 à 14h00

La France répond à la Commission européenne - qui la rappelle à l'ordre sur son déficit - que "la priorité" est à la relance vu les "circonstances exceptionnelles".

Europe Sarkozy © TF1/LCI

Cela ressemble à un "cause toujours". En plus poli. La  France estime que la Commission européenne "est dans son rôle" en lançant une mise en garde pour déficits excessifs à l'encontre de six pays, mais estime que "la priorité est le redémarrage des circuits de financement et de l'économie", indique Bercy mercredi. La Commission a enclenché mercredi la première étape de procédures pour déficits excessifs contre six pays, dont la France et l'Espagne.
 
"Tous les pays européens traversent (...) des circonstances économiques exceptionnelles qui appellent des actions exceptionnelles (...) recommandées par la Commission elle-même le 26 novembre dernier", a fait valoir un porte-parole du ministère des Finances. A cause de la crise, "un grand nombre de pays en Europe vont se rapprocher ou dépasser en 2008 et 2009" la limite de 3% du produit intérieur brut de déficit public tolérée par le Pacte de stabilité de la zone euro, a-t-il ajouté.
 
"La France reste attachée au Pacte de stabilité"
 
"La Commission examine ce qui se passe, c'est son rôle, mais la France rappelle que la priorité est le redémarrage des circuits de financement et la relance de l'économie, sans pour autant renoncer à (son) objectif de consolidation des finances publiques", a poursuivi le porte-parole. "Nous avons lancé un effort structuré de maîtrise de la dépense (...) et la France reste attachée au Pacte de stabilité", a-t-il conclu. 
 
La Commission  vise, via des recommandations précises, à mettre la pression sur les Etats fautifs pour qu'ils ramènent leurs déficits dans la limite maximale tolérée dans l'Union européenne, et peut aller jusqu'à l'adoption de sanctions. Le ministre français du Budget Eric Woerth a indiqué mardi que le déficit public français dépasserait "forcément 4,4% du PIB en 2009". Le gouvernement prévoyait jusqu'alors que le déficit public de l'Etat grimpe à 3,2% du PIB en 2008 puis à 4,4% en 2009. 

Les Tchèques rejettent une idée de Sarkozy

La présidence tchèque de l'UE a rejeté mercredi l'idée défendue par la France d'instaurer une forme de gouvernement économique de la seule zone euro, sous la forme de réunions répétées des chefs d'Etat des pays concernés. "Je suis convaincu que les décisions importantes sur l'économie doivent être prises par les 27" Etats de toute l'Union européenne, et pas seulement par les 16 qui utilisent la monnaie unique, a déclaré le vice-Premier ministre tchèque chargé des Affaires européennes, Alexandr Vondra.

Par O. L. avec agences le 18 février 2009 à 13:54
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2 Commentaires

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  • Nouchka13, le 18/02/2009 à 16h18

    Au final cette "Europe" nous coute très cher pour de biens maigres résultats.

  • Froluctour, le 18/02/2009 à 16h18

    La France présente depuis 17 années consécutives un budget en déficit. De plus depuis q'elle fait partie de l'Europe elle a nettement plus "reçu" que "donné" dans la caisse commune européenne. c'est certainement le grand pays qui a tiré - en valeur absolue - le plus de bénéfice financier de son appartenance à l'euro. Jadis le frein naturel des dépenses excessives c'était la dépréciation du FF par rapport au mark ou même au FB. Aujourd'hui les partenaires de l'euro voudraient que la France s'arrête de dépenser plus... que ses moyens. On en est loin... et ce qui agace c'est de la voir donner des leçons à ses voisins (à Brown tout récemment) et a ne pas freiner ses dépenses excessives (représentation diplomatique, armée,...) Je pense que la cause la plus grave de la situation actuelle c'est l'époque "Jospin" qui a bénéficier d'une embellie financière importante comme toute la zone euro... et qui en cette période là aussi, continuait a présenter chaque année un budget en déficit... La sortie du tunnel sera donc très longue mais doit commencer le plus tôt possible... chaque année de retard, malgré cette crise, sera un formidable handicap pour la génération suivante. Le remède: dire la vérité sur les caisses vides et accepter de restreindre (c'est en cours) la représention diplomatique, l'a taille de l'armée et le mode (couteux) de perception de l'impôt. Dire que tout vabien, ou que l'on maitrise la situation ou que nous résistons mieux que nos voisins est le contraire de ce qui convient.

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