Les dégâts après le passage de la tempête © LCIDans les jours suivant le passage destructeur de la tempête Klaus, les assureurs avaient établi une estimation provisoire du coût des dégâts : 600.000 euros dans un premier temps - une facture qui devait rapidement approcher du milliard d'euros. Désormais, on est au-delà de ce seuil symbolique : Klaus, estime aujourd'hui Bernard Spitz, président de la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA), devrait finalement coûter entre 1 et 1,4 milliard d'euros aux assureurs, avec un nombre de sinistres estimés entre 400.000 et 600.000. Il a dévoilé ce montant à la suite d'une réunion avec la ministre de l'Economie Christine Lagarde, destinée à faire le point sur les mesures exceptionnelles prises après la tempête qui a ravagé le Sud-Ouest le 24 janvier. On est loin encore des sept milliards d'euros de dégâts des tempêtes Lothar et Martin en 1999, mais bien au-delà des 70 millions de la tornade d'Haumont, en 2008 dans le nord de la France.
L'état de catastrophe naturelle, qui a été déclaré pour les neuf départements touchés par Klaus, permet d'ores et déjà à toute personne ayant souscrit une assurance dommages sur son habitation, automobile ou entreprise, d'être automatiquement couverte contre les dégâts provoqués par les inondations, les coulées de boue et la sécheresse. En outre, le gouvernement et les assureurs ont décidé d'accélérer et de simplifier les procédures d'indemnisation.
Eviter les risques d'engorgement
Après avoir déjà accepté de relever les seuils d'expertise à 2000 euros pour les particuliers et 3000 euros pour les entreprises, les assureurs s'engagent à indemniser tous les dossiers inférieurs à ces seuils dans un délai de trois mois, a annoncé Christine Lagarde au terme de la réunion de suivi à Bercy. Les sinistres inférieurs à ces seuils représentent 80% des quelque 400.000 dossiers déjà reçus par les sociétés d'assurances.
Le gouvernement et les assureurs vont aussi créer des cellules départementales qui assureront un suivi hebdomadaire des sinistres. Des mesures seront prises pour mobiliser les artisans, y compris d'autres départements, pour éviter des risques d'engorgement dans l'établissement de devis et interventions. Pour Bernard Spitz, "tout ce qui pouvait être fait de façon pragmatique a été fait".
D'après agences
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