La France championne de la transparence sur son budget

le 01 février 2009 à 10h11 , mis à jour le 01 février 2009 à 10h18

la France figure parmi les trois pays au monde les plus transparents sur leurs finances publiques, selon un organisme non-gouvernemental.

TF1/LCI : Le ministère de l'Economie et des FinancesLe ministère de l'Economie et des Finances © TF1/LCI

Ce n'était pas évident mais c'est une étude indépendante qui l'assure : la France figure parmi les trois pays les plus transparents sur leurs finances publiques, en compagnie de la Grande-Bretagne et de l'Afrique du Sud, selon le rapport publié samedi par le Partenariat budgétaire international (IBP).
 
L'IBP, une organisation non gouvernementale qui milite pour la transparence des Etats sur leurs finances, attribue une note sur 100 à 85 pays, en fonction des réponses données à une série de questions par des organisations indépendantes dans chacun de ces pays. Et selon cette étude, la France obtient la note de 87, à égalité avec l'Afrique du Sud, et juste derrière la Grande-Bretagne (88). Petit bémol cependant : la transparence budgétaire de l'Hexagone est en recul puisque, lors de la première édition de l'enquête en 2006, la France s'était classée première. Parmi les pays fournissant à leurs citoyens des "renseignements approfondis" sur leur budget figurent également la Nouvelle-Zélande (86) et les Etats-Unis (82).

Dissimulation de dépenses impopulaires
 
En queue de classement, avec des renseignements "épars ou nuls", se trouvent 25 pays, dont la moitié sont en Afrique. La Chine (14 points) et l'Arabie saoudite (1) font partie de ces pays parmi les moins transparents. L'IBP estime que "80% des gouvernements dans le monde ne fournissent pas des informations suffisantes au public pour justifier la gestion de leur argent" et que près de la moitié "fournissent des informations si minimes qu'ils peuvent dissimuler les dépenses impopulaires, inutiles, ou liées à la corruption". "Beaucoup de pays pourraient améliorer leur transparence pour un coût très faible. Car nous savons qu'ils établissent les bonnes statistiques, mais ne les publient pas", a expliqué le directeur de l'IBP. Et d'ajouter que le niveau de transparence ne dépendait "pas des moyens économiques, mais d'une volonté politique", citant la bonne note du Sri Lanka (64, comme l'Allemagne) ou du Botswana (62).

(D'après agence)

le 01 février 2009 à 10:11
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