Image d'archives © TF1/LCIVendredi morose à la Bourse de Paris. Plombée par les mauvaises nouvelles ainsi que par le fort recul à Wall Street et Tokyo, le CAC 40 lâchait 3,53% à 2.771,22 points à 15h20, peu après être tombé à un plus bas en séance depuis le 3 avril 2003, dans un marché chahuté par la chute des valeurs financières, notamment BNP Paribas et Axa, qui s'effondrent. Saint-Gobain chutait aussi après l'annonce d'une augmentation de capital de 1,5 milliard d'euros, entraînant son premier actionnaire Wendel avec lui.
Fortement touché par la crise mondiale du secteur de la construction, le groupe français Saint-Gobain a annoncé quelques minutes avant l'ouverture des échanges qu'il allait procéder à une augmentation de capital et continuer à réduire ses coûts, notamment par des réductions d'effectifs. "Cette augmentation de capital - à bons de souscription d'actions, d'un montant de 1,5 milliard et garantie à 100% - vise à renforcer la flexibilité financière du groupe", précise Saint-Gobain.
"Diminution nette du nombre d'emplois" chez Lafarge
Pour le groupe, cette augmentation de capital "permettra de réduire le ratio d'endettement sur fonds propres ainsi que la prime de risque sur le marché des actions, de solidifier sa notation de crédit, et de conforter un accès satisfaisant et durable aux marchés de financement". En 2009, Saint-Gobain a décidé d'un programme de 600 millions d'économies de coûts supplémentaires, ce qui portera à 1 milliard d'euros le montant total des économies de coûts réalisées sur 2008 et 2009. Pour la seule année 2008, 8000 réductions d'effectifs ont été réalisées au niveau et 400 millions d'euros d'économies de coûts ont été dégagées.
L'autre groupe français du secteur, Lafarge, résiste lui plutôt bien a des annonces pourtant similaires à Saint-Gobain, mais plus conformes aux attentes des investisseurs. Le groupe, qui a vu son bénéfice net en 2008 baisser de 15% à cause de la crise, a annoncé vendredi qu'il allait procéder à une augmentation de capital de 1,5 milliard d'euros. Cette augmentation de capital fait partie d'une plate-forme de 4,5 milliards d'euros de mesures pour "renforcer la structure financière en 2009", explique le groupe. "Bien sûr ces décisions auront des conséquence sur l'emploi, avec une diminution nette du nombre d'emplois", a précisé Bruno Lafont, PDG du groupe, sans toutefois chiffrer le nombre de ces pertes d'emplois.
D'après agence
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