Le CAC 40 plombé par Saint-Gobain

le 20 février 2009 à 10h43 , mis à jour le 20 février 2009 à 15h28

L'indice vedette de la Bourse de Paris chute vendredi, notamment en raison l'annonce d'une augmentation de capital de 1,5 milliard d'euros de Saint-Gobain.

Montage photo : graphique sur fond de Bourse de ParisImage d'archives © TF1/LCI

Vendredi morose à la Bourse de Paris. Plombée par les mauvaises nouvelles ainsi que par le fort recul à Wall Street et Tokyo, le CAC 40 lâchait 3,53% à 2.771,22 points à 15h20, peu  après être tombé à un plus bas en séance depuis le 3 avril 2003, dans un marché  chahuté par la chute des valeurs financières, notamment BNP Paribas et Axa, qui s'effondrent. Saint-Gobain chutait aussi après l'annonce d'une  augmentation de capital de 1,5 milliard d'euros, entraînant son premier actionnaire Wendel avec lui.
 
Fortement touché par la crise mondiale du secteur de la construction, le groupe français Saint-Gobain a annoncé quelques minutes avant l'ouverture des échanges qu'il allait procéder à une  augmentation de capital et continuer à réduire ses coûts, notamment par des réductions d'effectifs. "Cette augmentation de capital - à bons de souscription d'actions, d'un  montant de 1,5 milliard et garantie à 100% - vise à renforcer la flexibilité  financière du groupe", précise Saint-Gobain.
 
"Diminution nette du nombre d'emplois" chez Lafarge
 
Pour le groupe, cette augmentation de capital "permettra de réduire le ratio d'endettement sur fonds propres ainsi que la prime de risque sur le marché des actions, de solidifier sa notation de crédit, et de conforter un accès  satisfaisant et durable aux marchés de financement". En 2009, Saint-Gobain a décidé d'un programme de 600 millions d'économies de coûts supplémentaires, ce qui portera à 1 milliard d'euros le montant total des économies de coûts réalisées sur 2008 et 2009. Pour la seule année 2008, 8000 réductions d'effectifs ont été réalisées au niveau et 400 millions d'euros d'économies de coûts ont été dégagées.
 
L'autre groupe français du secteur, Lafarge, résiste lui plutôt bien a des annonces pourtant similaires à Saint-Gobain, mais plus conformes aux attentes des investisseurs. Le groupe, qui a vu son bénéfice net en 2008 baisser de 15% à cause de la crise, a  annoncé vendredi qu'il allait procéder à une augmentation de capital de 1,5 milliard d'euros. Cette augmentation de capital fait partie d'une plate-forme de 4,5 milliards d'euros de mesures pour "renforcer la structure financière en 2009", explique le groupe. "Bien sûr ces décisions auront des conséquence sur l'emploi, avec une diminution nette du nombre d'emplois", a précisé Bruno Lafont, PDG du groupe, sans toutefois chiffrer le nombre de ces  pertes d'emplois.
 
D'après agence

le 20 février 2009 à 10:43
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1 Commentaires

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  • Partner, le 08/06/2009 à 20h34

    Lors de l'AG Mixte d'approbation des comptes de Saint Gobain, qui a eu lieu ce jeudi 4 juin, il y a eu des questions orales particulièrement intéressantes et les Dirigeants n'ont eu aucune peine à répondre. Toutefois, j'en ai retenu une à laquelle les dirigeants ont pris le soin d'éviter. Au terme de l'assemblée une personne a notamment manifesté sa surprise en ce que le rapport spécial des commissaires aux comptes ne comportait que 6 conventions dites "actives", liant directement les dirigeants ou bien indirectement par l'intermédiaire d'autres sociétés et le Groupe. A titre d'exemples, cela pourrait être un accord écrit ou pas permettant à des dirigeants de bénéficier à titre personnel ou dans leur entourage de matériaux ou bien de prestations à des prix réduits. Idem, si une société de participation était créée pour envoyer une nièce ou autre faire du lobby à Bruxelles, moyennant largesses financières ; etc ? Or, les dirigeants ont laissé le soin de répondre à leur secrétaire général, qui a contourné la réponse, en faisant un bref rappel théorique sur ce qu'est une convention dite réglementée. Pourquoi ? l'on peut se poser légitimement la question si une telle posture pourrait dissimuler des accords particuliers ? Or, la sanction est terrible puisqu'en pareille matière et s'il y avait des conventions "cachées", elles seraient nécessairement et rétroactivement annulées et les dirigeants fautifs responsables sur leurs biens propres ! Amicalement

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