Le marché du logement neuf en forte baisse

le 24 février 2009 à 09h27 , mis à jour le 24 février 2009 à 10h17

Les ventes de logements neufs ont chuté de 37,6% au cours de l'année 2008 par rapport à 2007, a annoncé mardi le ministère de l'Ecologie.

bâtiment immobilier building propriété construction © Abaca

Le marché de l'immobilier frappé de plein fouet par la crise. Notamment dans le secteur du neuf. Les ventes de logements neufs ont chuté de 37,6% au cours de l'année 2008 par rapport à 2007, a annoncé mardi le ministère de l'Ecologie. Les mises en chantier de logements en France ont également reculé de 20,2% entre novembre 2008 et janvier 2009, comparé à la même période un an plus tôt.
 
Le chiffre concernant les ventes au quatrième trimestre 2008 est éloquent : avec près de 15.000 logements vendus, la commercialisation des logements neufs s'est effondrée de 47,6% par rapport au quatrième trimestre 2007. Pour l'ensemble de l'année 2008, les ventes des promoteurs se sont élevées à près de 79.400 unités, soit un fort recul de 37,6 % par rapport à 2007. En un an, le délai moyen de vente d'un bien immobilier est passé de 11 mois à plus de 21 mois pour le collectif et à plus de 20 mois pour l'individuel. Conséquence de ce fort ralentissement de la demande : entre le quatrième trimestre 2007 et le quatrième trimestre 2008, le prix moyen au mètre carré des logements en immeubles collectifs s'est stabilisé (-0,1 %) alors que dans l'individuel, le prix moyen a baissé de 6,6 % en un an.

L'objectif de 500.000 mises en chantier pas atteint
 
D'autre part, le nombre de permis de construire (105.696 unités) a également baissé de 9,1% entre novembre et janvier. 77.487 mises en chantier seulement ont été dénombrées sur ces trois mois, soit une baisse de 20,2% par rapport à la période comprise entre novembre 2007 et janvier 2008. Pour le seul mois de janvier 2009, la chute des mises en chantier atteint 29% à 20.798 unités. Sur les douze derniers mois (février 2008 à janvier 2009), le nombre de mises en chantier est en repli de 18%, avec 357.507 unités, et le nombre de permis de construire recule de 17,3% (448.547 unités).
 
Pour répondre à la demande de logements non satisfaite en France, l'objectif affiché du gouvernement était de 500.000 nouveaux logements par an. Sur les trois derniers mois, les baisses les plus importantes de mises en chantier sont constatées en Haute-Normandie (-42,0%), en Bourgogne (-36,1%), en Picardie (-33,0%), dans les Pays de la Loire (-31,5%), dans le Limousin (-29,4%), en Provence-Côte d'Azur (-28,8%) et en Midi-Pyrénées (-24,9%). Par contre les régions qui résistent le mieux, en métropole, sont Champagne-Ardenne (-3,3%), mais avec un faible volume, Languedoc-Rousillon (-5,0%) et l'Ile-de-France (-6,9%). Le recul est plus important pour les logements collectifs (-36,2%) que pour les maisons individuelles (-5,8%).

La consommation des ménages rebondit en janvier

Si l'immobilier neuf voit ses ventes chuter sur 1 an, les dépenses de consommation des ménages français en produits manufacturés ont rebondi de 1,8% en janvier, après avoir baissé de de 0,9% en décembre, en données corrigées des variations saisonnières, a annoncé mardi l'Insee. Dans le seul champ "commerce" (commerce de détail), les dépenses progressent également de 2,0% (après -1,8 % en décembre, révisé de -0,3 point), selon l'Insee. Au mois de janvier, les dépenses de consommation en biens durables progressent nettement (+2,7% après -0,8 % au mois de décembre) sous l'effet conjoint de la hausse des dépenses en biens d'équipement du logement (+3,0% en janvier après -3,1 %) et du dynamisme des achats des ménages en automobiles (+2,8% après +1,9%), explique l'Institut national de la statistique. Sur le mois, les dépenses de consommation en textile-cuir rebondissent aussi fortement (+4,7% après -1,1%). Enfin, les dépenses de consommation en autres produits manufacturés restent stables en janvier (après -0,9% en décembre).

(D'après agence)

le 24 février 2009 à 09:27
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10 Commentaires

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  • Cantona, le 26/02/2009 à 13h11

    Absolutely Gillooz !!! Laissons le temps nous ramener à la normalité ! Je vais vous raconter 2 anecdotes: 1/ Il y a 3 ans, je discutais avec mon dentiste. Il me confiait: "j'ai investi dans le locatif depuis l'an 2000, j'achète des petites surfaces que je rentabilise à mort, mes locataires me paient plus que je ne dois rembourser à ma banque et en plus, la valeur de mon patrimoine croit exponentiellement ! Vivent les riches !" 2/ Une collègue m'avouait en 2007: "on a acheté il y a 8 ans, aujourd'hui notre maison vaut 3 fois son prix, c'est plus que nous n'épargnerons durant toute notre vie !" Alors, quand on parle de hausse des prix de l'immo, tous les proprios sourient, par contre quand c'est la baisse, si minime soit-elle, alors là c'est la cata !!!! 10 % génial, -1,6 % c'est pas normal !!! He bien, les temps ont changé, c'est maintenant l'acheteur qui fait la loi et revoyez vos illusions messieurs les vendeurs !

  • Willyon, le 24/02/2009 à 12h58

    Tout celà est normal dans son anormalité. En france, on veut toujours augmenter les prix. Il faut que tout soit cher (et en particulier l'immobilier). Peut-être pour "faire bien" vis à vis des autres pays européens et dire que la France est un pays riche. Mais aujourd'hui tout le monde souffre de cette vie trop chere (sauf les riches bien sur) et tres peu de monde peu acheter un appart ou une maison sans faire des sacrifices enormes, prendre des risques sur l'avenir et s'endetter à vie. A Berlin, le prix du m2 est de 1500 euros , pour 6500 euros à Paris.... Pourquoi ??? Quelle différence profonde peut-il y avoir entre nos 2 pays pour une si grande différence ? En tout cas ils sont certainement plus intelligents de n'avoir pas "créér" cette bulle immobilière car aujourd'hui de notre côté , apres que les spéculateurs se soient bien remplis les poches, c'est toute une économie et un pays qui souffre... Pauvres de nous, avec notre mentalité de profit !!

  • Dani, le 24/02/2009 à 12h31

    D accord avec toi gillooz trop de sur évaluation en france

  • Penegol, le 24/02/2009 à 12h25

    Gillooz je ne suis pas d'accord avec vous. Je pense l'inverse au contraire...étant donné que la construction de logement neuf est en net recul la situation a moyen terme ne pourra que s'aggraver...Les banquiers ont recommencé à prêter et à des taux intéressant, donc les ménages vont pouvoir se remettre à leurs projet d'acquisition...et à ce moment là étant donné la faible disponibilité de biens qui sera sur le marché, les prix vont repartir à la hausse. Donc oui en ce moment cela vaut le coup mais je ne parierai pas pour dans 6 mois.

  • Danlou, le 24/02/2009 à 12h21

    Voyez plutot vers le prix fou des terrains et les difficultés rencontrés aupres de la dde et des mairies qui font barrage au permis de construire

  • JP, le 24/02/2009 à 12h06

    Effectivement, les propriétaires et les promoteurs n'ont qu'a baisser leurs prix. Avec le temps ils seront bien obligés de le faire. Du moins espérons le.

  • Thomas, le 24/02/2009 à 11h46

    Trop cher les logements. attendons que ça baisse encore

  • Batman, le 24/02/2009 à 10h55

    Les promoteurs ont gagné bcp d'argent sur le dos des acheteurs. Il est temps que la tendence s'inverse. N'achetez pa smaintenant mais dan sun an ou deux. Les pris auront bazissé de moitier.

  • Nicolas, le 24/02/2009 à 09h54

    Je travail dans un bureau d'étude dans le bâtiment. La crise se fait ressentir depuis Octobre, nous avons diminué l'effectif de 2 tiers. Depuis le début on entend pas vraiment parler de la crise dans le bâtiment. Depuis 3 semaines nous ressentons une petite reprise, mais reprise quand même, probablement parce que les banquiers sont un petit peu plus préteur !! Et j'ai peur que maintenant que tout le monde annonce les chiffres ça ne replombe le marché. Bonne journée

  • Gillooz, le 24/02/2009 à 09h53

    Si les délais de vente s'allongent, c'est qu'il y a une déconnexion entre les prix et le marché. Les propriétaires et les promoteurs n'ont qu'à baisser leurs prix, mais ils sont toujours dans la réalité virtuelle de prix élevés et en augmentation. Le pétrole et les matières premières ont vu leurs cours chuté et comme d'habitude, cela n'a pas été répercuté sur les prix ! Pourquoi acheter maintenant, alors que dans 6 mois les prix seront plus bas ? Laissons au temps faire son oeuvre...

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