Première conférence de presse pour Obama, sur fond de plan de relance. © TF1/LCIPour Barack Obama, le vote du Sénat est une "bonne nouvelle" mais il y a encore du travail. D'où l'annonce d'un 2nd plan au moment où le 1er plan, préparé par l'administration précédente mais soutenu par celle d'Obama, était adopté par le Sénat. Un 1er plan de relance économique de 838 milliards de dollars. Le secrétaire américain au Trésor américain Tim Geithner présentait pour sa part un plan de stabilisation du système financier. Un nouveau plan d'un montant potentiel de plus de 2.000 milliards de dollars, pour "relancer le crédit", "renforcer les banques", aider les propriétaires immobiliers et les PME.
Cette "refonte fondamentale" du plan mis en oeuvre par le gouvernement précédent prévoit un nouveau renflouement sur fonds publics des banques qui en ont besoin, a indiqué Tim Geithner lors d'une intervention au Trésor. Le Trésor va créer une société pour regrouper les investissements de l'Etat fédéral dans les banques, a-t-il indiqué, sans préciser le montant que le Trésor prévoyait d'attribuer à cette fin. Le président américain a aussi indiqué qu'il annoncerait personnellement dans les toutes prochaines semaines ce qu'il compte faire face à la crise de l'immobilier, qui a contaminé le reste de l'économie.
Obama tape du poing
Les marchés financiers n'ont visiblement pas été convaincus. Peut-être parce que le secrétaire au Trésor n'a pas détaillé les modalités de fonctionnement des nouveaux dispositifs prévus. Aussitôt l'annonce du plan du Trésor pour soutenir les banques, la Bourse de New York a aussitôt creusé ses pertes, pour clôturer en nette baisse : le Dow Jones a perdu 4,62% et le Nasdaq 4,20%. Idem sur les places boursières européennes. Le CAC 40 a ainsi lâché 3,64% à 3.020,75 points.
Furieux de cette réaction, Barack Obama a dit mardi à ABC que les banques avaient besoin "d'amour vache" et a accusé Wall Street de rechercher une solution de facilité à la crise, devant la réaction défavorable de la Bourse de New York à un nouveau plan de stabilisation des banques. Barack Obama a aussi nuancé le tableau de l'économie américaine en disant qu'elle connaissait une "tempête" financière sans pour autant traverser une crise aussi grave que la "Grande dépression" des années 30.
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