Non, la BCE ne bradera pas ses taux

le 05 février 2009 à 16h39 , mis à jour le 05 février 2009 à 16h42

Après quatre baisses successives, la BCE a maintenu son principal taux directeur à 2%. Si Jean-Claude Trichet admet qu'il pourra baisser encore, pas question d'aller jusqu'à un taux zéro.

Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne (BCE)Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne (BCE) © LCI.fr

Après quatre baisses de taux consécutives, la Banque centrale européenne a comme prévu opté pour un statu quo jeudi. Les gouverneurs de la BCE ont décidé au cours de leur réunion mensuelle de politique monétaire de garder le principal taux d'intérêt directeur inchangé à 2%, son plus bas niveau historique. Toutefois, le président de l'institution Jean-Claude Trichet n'a pas exclu de baisser les taux directeurs au cours de sa prochaine réunion en mars, répétant que ce niveau de 2% n'était pas le plus bas imaginable. 

La question, qui occupe actuellement les experts, est de savoir jusqu'où ira la BCE, alors que la Réserve fédérale américaine et la Banque du Japon ont ramené leur taux à zéro et que la Banque d'Angleterre réduit le sien à toute allure. Jeudi, elle l'a encore abaissé, pour la cinquième fois consécutive, d'un demi-point à 1%. D'ores et déjà, Jean-Claude Trichet a prévenu : un taux zéro "n'est pas quelque chose que nous considérerions comme approprié pour le moment".

Faudra-t-il recourir à la "planche à billets" ?

Face à une récession très sévère et une inflation qui se replie à une vitesse vertigineuse, avec un taux provisoire tombé à 1,1% sur un an en janvier, la grande majorité des experts voient le principal taux descendre d'un demi point dans un mois, à 1,50%. La BCE annoncera aussi dans un mois sa nouvelle prévision de croissance et son président a déjà fait savoir qu'elle serait révisée en forte baisse. Jusqu'ici, elle mise sur une contraction de 0,5% du Produit intérieur brut en moyenne cette année. La Commission européenne prévoit un recul de 1,9%.

Au final, outre les baisses de taux et même sans aller jusqu'à un taux zéro, la BCE pourrait avoir recours à des mesures "d'assouplissement quantitatif" pour relancer l'activité du crédit que ni les injections massives de liquidités sur le marché monétaire, ni les baisses de taux n'ont réussi à dégripper. Dans un tel cas de figure, les banques centrales achètent des bons du Trésor ou des actifs de banques commerciales et injectent en échange massivement des liquidités pour tenter de détendre le marché monétaire. En clair, elles font "marcher la planche à billets".

D'après agence

le 05 février 2009 à 16:39
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience