Barack Obama, le 17 février 2009 à Denver © TF1-LCILe président américain Barack Obama a signé mardi un gigantesque plan de relance de 787 milliards de dollars, qui représente selon lui le "début de la fin" de la pire crise connue par les Etats-Unis depuis longtemps.
Barack Obama a toutefois lui-même reconnu que la première économie mondiale n'était pas tirée d'affaire, et les Américains ont été rappelés le même jour aux dures réalités du moment et à la menace de faillite pesant sur les constructeurs automobiles du pays. "Mais ce jour marque le début de la fin. Le début de ce que nous devons faire pour créer des emplois en faveur d'Américains qui se débattent face aux licenciements; le début de ce que nous devons faire pour soulager des foyers inquiets de ne pas pouvoir payer le loyer du mois prochain; le début, les premiers pas nécessaires pour replacer notre économie sur des fondations plus solides et pour ouvrir la voie à la croissance et à la prospérité à long terme", a-t-il déclaré solennellement. Selon le président américain, le plan sauvera ou créera plus de 3,5 millions d'emplois en deux ans et jettera les bases d'une nouvelle économie au développement durable.
Les grands de Detroit au bord de la faillite
L'approbation de ce plan la semaine passée par le Congrès représente un succès pour Obama, qui n'a pas ménagé ses efforts pour obtenir son adoption. L'économie américaine, qui a perdu 3,6 millions d'emplois depuis le début de la récession, est cependant loin d'être au bout de ses peines. Obama a insisté lui-même sur le fait que ce plan ne serait que l'une des composantes de l'action gouvernementale. Son secrétaire au Trésor, Tim Geithner, a présenté la semaine passée un plan de stabilisation du système financier qui a tout sauf convaincu les marchés. Mercredi, le président devait dévoiler des mesures pour l'immobilier, le secteur d'où est partie la crise.
Les Américains ont été rappelés mardi à la gravité du moment par la situation de leurs emblématiques constructeurs automobiles. C'est mardi que deux des trois "grands de Detroit", General Motors et Chrysler, devaient informer le gouvernement de l'évolution de leurs plans de restructuration, comme ils se sont engagés à le faire pour bénéficier de l'aide fédérale et échapper à la faillite. Dans ses dernières semaines, l'administration Bush a consenti à leur verser 17,4 milliards de dollars. Sur ce total, General Motors devaient recevoir les 4 derniers milliards de dollars ce mardi.
(D'après agence)
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