© TF1/LCIOn savait que la baisse de la TVA dans la restauration coûterait cher, son estimation officielle est tombée. Le ministre du Budget a annoncé mardi que le nouveau taux à 5,5% se traduirait par "2,5 milliards d'euros en moins dans les caisses" de l'Etat. "Peut-être les rattrapera-t-on par les emplois créés ou par la consommation", a déclaré Eric Woerth, interrogé sur Europe 1. "Il faut qu'il y ait une contrepartie à la fois sur l'emploi et les prix", a-t-il ajouté.
En détail, l'application du taux réduit français à 5,5% coûterait 3,2 milliards d'euros, selon Bercy, chiffre auquel il faut retrancher environ 800 millions d'euros d'allègements sociaux accordés à la profession depuis 2004 en attendant la baisse de la TVA. Le 5 mars, Eric Woerth avait estimé qu'une baisse de la TVA coûterait un milliard d'euros aux finances publiques sans préciser sur quel taux il avait basé ce calcul.
"On a enfin abouti"
Pour Laurence Parisot. la baisse de TVA devrait jouer à plein pour l'emploi . "C'est une bonne nouvelle ! Ouf ! ", s'est exclamé mardi la présidente du Medef, lors de sa conférence de presse mensuelle. "On a enfin abouti. Et croyez-moi, ça va sauver beaucoup, beaucoup de restaurateurs", a dit la "patronne des patrons". Le conseiller spécial de l'Elysée Henri Guaino avait assuré de son côtéque la TVA réduite dans la restauration bénéficierait d'un taux de 5,5% "à condition que la profession prenne des engagements forts sur les prix et sur l'emploi".
Les professionnels n'envisagent pas d'obtenir un autre taux que celui de 5,5%, qui s'applique aux autres secteurs bénéficiant d'un taux réduit. En revanche, des sources concordantes avaient fait état de calculs à Bercy portant sur des taux à 8, 10 voire 12%. La première réunion préparatoire aux Etats généraux de la restauration est prévue mercredi à Bercy autour de la ministre de l'Economie Christine Lagarde et des syndicats de la profession.
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