© DRSortez vos mouchoirs : le Fonds monétaire international a une nouvelle fois abaissé jeudi ses prévisions pour l'économie mondiale et prévoit désormais que le produit intérieur brut de la planète devrait enregistrer cette année sa première contraction depuis la Seconde Guerre mondiale. Traduction : ça va être très dur pour tout le monde. Seule note optimiste pour réconforter la planète, en 2010, l'activité devrait redémarrer lentement, avec une croissance mondiale positive de 1,5% à 2,5%.
Moins de deux mois après la publication de ses précédentes prévisions, déjà pas très folichonnes, le FMI table désormais sur une contraction du PIB mondial comprise entre 0,5% et 1%. Les économies avancées devraient connaître une "profonde récession", avec un recul de 3,0% à 3,5% de leur PIB. Aux Etats-Unis, cette contraction serait de 2,6%, et au Japon de 5,8%. Ces deux pays courent "un risque élevé" de déflation, selon le FMI. En zone euro, ce risque est "modéré", mais le PIB perdrait 3,2%. Dans les pays émergents et en développement, la prévision de croissance est également abaissée, et cette croissance ne serait plus que de 1,5% à 2,5%. Et d'enfoncer le clou : "l'allongement de la crise financière a miné l'activité économique mondiale au-delà de ce qui avait été anticipé".
Nouvelles mesures nécessaires
Mais, au-delà du simple constat, le Fonds ne manque pas d'égratigner au passage le manque d'énergie des Etats face à la récession. Il estime que cette dégradation générale justifie que les grands pays riches et émergents prennent de nouvelles mesures contre la crise. Chiffre à l'appui, le FMI déplore qu'au sein du G20, son objectif de consacrer l'équivalent de 2% du PIB à des plans de relance n'a pas encore été atteint. "Des mesures sont toujours nécessaires pour rétablir la stabilité financière", affirmé l'institution qui avertit : "Des retards dans la mise en oeuvre de politiques globales pour stabiliser les conditions financières aboutiraient à une aggravation de la spirale négative entre l'économie réelle et le système financier, conduisant à une récession encore plus profonde et longue". En effet, selon le FMI, "avec des progrès limités jusque-là pour régler le problème des actifs invendables, l'incertitude entourant la solvabilité des banques reste élevée, empêchant un retour de la confiance des marchés. Les conditions du crédit demeurent gravement détériorées".
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