Première conférence de presse pour Obama, sur fond de plan de relance. © TF1/LCIIl y croit, les marchés aussi. Lundi, Barack Obama s'est montré optimiste dans le fait qu'un plan de rachat des actifs "toxiques" des banques allait permettre au crédit de circuler à nouveau. "Nous sommes très confiants" dans "notre capacité, non seulement à recommencer à débloquer le crédit, mais aussi à concevoir les autorités de régulation nécessaires pour empêcher une crise systémique comme celle-ci de se reproduire", a dit le président américain à l'issue d'une réunion de son équipe économique.
Le plan dont le Trésor a dévoilé les détails lundi sera "absolument essentiel pour faire circuler à nouveau le crédit", a ajouté Obama. "Cela ne se passera pas du jour au lendemain, le système financier est toujours très fragile, mais nous pensons que nous allons dans la bonne direction". Il a par ailleurs dit qu'il se rendait au sommet du G20 à Londres pour faire en sorte que les mesures prises par le gouvernement américain face à la crise "aient effectivement leur pendant dans d'autres pays".
Paris achète
Pour l'instant, les marchés y croient aussi. La Bourse de Paris a enregistré une nette progression lundi, le CAC 40 gagnant 2,81%, porté par les valeurs financières qui ont profité de l'annonce de détails du plan de soutien aux banques américaines. L'indice vedette a grimpé de 78,43 points à 2.869,57 points dans un volume d'échanges de 2,871 milliards d'euros. Vendredi, il avait pris 0,51% à 2.791,14 points. Comme les autres marchés européens, Paris s'est emballé dans le sillage de Wall Street. Lundi soir, la Bourse de New York a fini en très forte hausse. Le Dow Jones a gagné 6,84%, sa meilleure performance cette année, et le Nasdaq 6,76%.
Le plan du Trésor américain, qui associe le gouvernement à des investisseurs privés, entend consacrer dans un premier temps 75 à 100 milliards de dollars de fonds publics pour mobiliser jusqu'à 500 milliards de dollars "de puissance d'achat pour acheter les actifs hérités" de la dernière bulle immobilière (Voir notre article). Selon le Trésor, la présence des actifs invendables dans les bilans des banques est à l'origine de la crise du crédit car elle a fait naître la suspicion entre les banques et les empêche de prêter autant qu'elles le pourraient avec des bilans "propres". D'où une forte progression lundi des valeurs bancaires. Ainsi à Paris, BNP Paribas a progressé de 9% à 34,50 euros, Natixis de 7,91% à 1,36 euro, Axa de 5,75% à 9,90 euros, Société Générale de 8,74% à 31,80 euros et Crédit Agricole de 5,61% à 9,17 euros.
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