Les soucis des banques font trébucher le CAC

le 02 mars 2009 à 18h39 , mis à jour le 02 mars 2009 à 23h30

Les mauvaises nouvelles en provenance d'HSBC et d'AIG ont plombé les Bourses lundi. Le CAC 40 a clôturé sur une perte de 4,48%, atteignant son plus bas niveau depuis le 13 mars 2003.

Montage photo : graphique sur fond de Bourse de ParisImage d'archives © TF1/LCI
Fébrilité sur les marchés : évokution du Dax à la Bourse de Francfort (7 octobre 2008)

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La Bourse de Paris a fini sur une lourde chute lundi, le CAC 40 perdant 4,48%, dans un marché déprimé par l'état de santé du secteur financier. L'indice vedette a lâché 121,02 points à 2581,46 points, dans un volume d'échanges peu étoffé de 3,047 milliards d'euros. Il avait déjà fini en net recul vendredi, perdant 1,54%. C'est la deuxième plus forte baisse du CAC 40 en 2009, après celle du 14 janvier (-4,56%). Il est retombé à son plus bas niveau depuis le 13 mars 2003 (2.554,71 points).

La place parisienne a dégringolé tout au long de la séance, ébranlée par l'annonce de l'augmentation de capital du géant bancaire mondial HSBC, puis par la publication par l'assureur américain AIG d'une perte abyssale de près de 100 milliards de dollars pour 2008. Londres a pour sa part cédé 5,33%, Francfort 3,48% et l'Eurostoxx 50. Et de l'autre côté de l'Atlantique, la Bourse de New York est elle-même partie en forte baisse dès l'ouverture, enfonçant même le seuil des 7000 points pour la première fois depuis octobre 1997. A la clôture, le Dow Jones a finalement abandonné 299,64 points à 6763,29 points, en repli de plus de 20% depuis le début de l'année et de plus de 50% depuis son niveau record d'octobre 2007. L'indice est à son plus bas niveau depuis avril 1997. Le Nasdaq, à dominante technologique, a reculé de 54,99 points à 1322,85  points. L'indice élargi Standard & Poor's 500, considéré comme plus  représentatif, a chuté de 4,66% à 700,82 points, renouant avec ses niveaux de l'automne 1996.

Ça va durer...

Peu rassuré par le plan de soutien au secteur financier américain, le marché parisien a perdu 14,54% depuis l'annonce de ce plan le 10 février. Les investisseurs ont eu à digérer en outre des nouvelles contrastées sur le front macroéconomique. Les dépenses de consommation des ménages américains ont augmenté en janvier plus que prévu, après six mois consécutifs de baisse. Mais les dépenses pour la construction ont, elles, baissé en janvier pour le quatrième mois consécutif et l'activité dans l'industrie aux Etats-Unis a continué de se contracter en février. Le marché parisien va devoir par ailleurs affronter une semaine riche en résultats d'entreprises. Sans compter la décision de la Banque centrale européenne sur son taux directeur et les chiffres de l'emploi aux Etats-Unis.

"On est toujours sur des phénomènes de décollecte (ventes massives de titres) de la part de fonds spéculatifs et cela risque de durer jusqu'à fin mars", prédit Yves Marçais, vendeur d'actions chez Global Equities.

D'après agence

le 02 mars 2009 à 18:39
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