Nicolas Sarkozy à Bruxelles le 20 janvier © DR / LCILe chef de l'Etat a choisi le fief de Xavier Bertrand, numéro un de l'UMP et ancien ministre du Travail pour défendre sa politique économique. C'est à Saint-Quentin, dans l'Aisne, que Nicolas Sarkozy va mardi soir "faire la pédagogie" de ses décisions prises face à la crise, critiquées jusque dans son camp, cinq jours après une grève et des défilés massifs et à un peu plus d'une semaine du sommet du G20. Selon l'Elysée, c'est dans une salle pouvant rassembler 3 à 4.000 personnes qu'il tâchera, à partir de 19h00, de "mettre en perspective toute sa politique des derniers mois" face à la crise. (à suivre en direct sur LCI.fr).
Record d'impopularité pour la politique économique
L'impopularité de la politique économique menée par le gouvernement français atteint un niveau record selon un récent sondage.
Publié le 31/03/2010
C'est la troisième fois que Nicolas Sarkozy prend la parole en réunion publique, après Toulon en septembre, au début de la crise financière, puis la présentation de son plan de relance à Douai en décembre. "On essaie de caricaturer en permanence notre action économique et sociale. Il est donc indispensable que le président de la République puisse s'exprimer", selon Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP. Selon un autre proche du président, "il ne s'agira pas de faire des annonces, mais plus d'explication et de pédagogie, sur fond de crise et avant le sommet du G20", qui réunira le 2 avril à Londres, les chefs d'Etat et de gouvernement des vingt principaux pays développés et émergents.
"Moralisation du capitalisme"
Pour autant, Frédéric Lefebvre a déclaré lundi qu'il fallait légiférer sur le partage des richesses, sur fond de scandale autour des stock options auxquelles les dirigeants de la Société Générale ont fini par renoncer. La veille, la ministre de l'Economie Christine Lagarde s'était interrogée sur "la pertinence" de ses systèmes de rémunération. Alors que les inscriptions à Pôle emploi en février, attendues mercredi, devraient confirmer l'impact accru du chômage sur les moins de 25 ans en activité, Nicolas Sarkozy avait par ailleurs jugé nécessaire vendredi à Bruxelles "des décisions assez rapidement" en faveur des jeunes.
Le président devrait aussi parler "moralisation du capitalisme", restructuration industrielle, grands travaux, éducation, sécurité, place de la France dans l'UE, ou écologie (OGM, voitures électriques). Il devrait de nouveau défendre son "bouclier fiscal", décrié par la gauche, le MoDem et les syndicats, et qui a été une des cibles des manifestants les 29 janvier et 19 mars.
D'après agence
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