Sarkozy menace, Brown et Obama n'y croient pas

le 01 avril 2009 à 08h11 , mis à jour le 01 avril 2009 à 15h30

Insatisfait par le projet de compromis, le chef de l'Etat a affirmé qu'il pourrait quitter le G20. Gordon Brown lui répond avec humour.

Nicolas Sarkozy dans "Face à la crise"Nicolas Sarkozy dans "Face à la crise" © TF1/LCI

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Sarkozy : "La politique de la chaise vide marquerait l'échec du sommet"

 


Nicolas Sarkozy continue de mettre la pression sur les acteurs du G20 qui va s'ouvrir dans quelques heures à Londres. Il a affirmé ce matin sur Europe 1 "qu'aujourd'hui, aucun accord", sur lequel travaillent les "sherpas économiques" des dirigeants du G20, n'était "stabilisé". Il a estimé que les projets de textes préparés pour le sommet du G20 de Londres "en l'état actuel (...) ne conviennent ni à la France ni à l'Allemagne", assurant que "le compte n'y est pas".

Le président de la République a répété qu'il ne "s'associerait pas" à un sommet du G20 conclu par "des faux compromis", assurant qu'il "faut que de nouvelles règles se mettent en place" concernant le système économique et financier. "La politique de la chaise vide marquerait un échec qui serait celui du sommet, je ne veux pas croire qu'on arriverait à ça", a ajouté le chef de l'Etat, interrogé depuis l'Elysée, à quelques heures du début du sommet du G20 à Londres. Il faut que "des règles claires soient posées sur un certain nombre de sujets", a insisté le président.
 
 
Sur les paradis fiscaux, "il faut des faits"

Nicolas Sarkozy a voulu prendre un exemple qui est, pour lui, un "marqueur" : la question des paradis fiscaux. Il a affirmé qu'il fallait "des faits", jugeant qu'il "serait parfaitement inacceptable que des décisions concrètes ne soient pas mises en oeuvre dans les jours" qui suivront la réunion de Londres. "Nous voulons très clairement qu'on précise ce qu'est un paradis fiscal, qu'il y ait une ou plusieurs listes de places financières qui ne coopèrent pas au regard des critères de l'OCDE, et qu'on en tire les conséquences", a-t-il détaillé. Parmi les pays "aujourd'hui moins enthousiastes pour engager la régulation sur les paradis fiscaux", il a cité la Chine, dont "il faut encore expertiser la position exacte". "La position traditionnelle anglo-saxonne était une position de relative tolérance", a-t-il ajouté. "J'ai vu le texte qu'a publié Barack Obama qui stigmatise les paradis fiscaux, j'ai approuvé le texte du président des Etats-Unis, je lui ai dit (...) mais maintenant il faut des faits", a-t-il indiqué. "Il serait parfaitement inacceptable et incompréhensible que des décisions concrètes ne soient pas mises en oeuvre dans les jours ou les quelques semaines qui suivront le G20", a ajouté le chef de l'Etat.

Interrogé sur sa façon de gouverner, Nicolas Sarkozy s'est justifié en affirmant "qu'il n'avait pas été élu pour commenter les sondages mais pour régler les problèmes (...) avec sang froid". Répondant à ceux qui avaient été choqués par l'expression "j'ai la banane", le chef de l'Etat a eu cette réaction : "croyez-vous que l'on attende d'un président qu'il soit déprimé ?"

 

Pas de "demi-mesures" pour Obama

 

En écho aux propos du président français,  Barack Obama a estimé mercredi que le sommet ne pouvait pas se permettre des "demi-mesures" lors de sa conférence de pressse avec Gordon Brown. "Nous avons la responsabilité de coordonner nos actions et de nous concentrer sur les points communs et non (sur) des divergences épisodiques", a-t-il ajouté, estimant que "les divergences entre les différentes parties ont été très exagérées". "Il n'y pas de conflit quant au besoin d'agir" contre la crise.

 

Des progrès "réels et sans précédent" seront obtenus à l'issue du sommet des vingt principaux pays industrialisés et émergents, a encore assuré Barack Obama, citant le besoin de "stabiliser les finances à l'avenir" et de "rejeter le protectionnisme". "Nous n'allons pas nous entendre sur tous les points", a toutefois reconnu le président américain, quelques heures après de nouvelles menaces de la part de son homologue français. Gordon Brown s'est de son côté dit persuadé que Sarkozy restera jusqu'à la fin du sommet de Londres. Et histoire de minimiser les possibles signes de divergence, l'Elysée a fait savoir que Nicolas Sarkozy et Gordon Brown ont "réaffirmé leurs positions pour plus de régulation financière" lors d'un entretien téléphonique.

 

Pendant ce temps, plusieurs manifestations à hauts risques se déroulaient dans la City, quartier des affaires de Londres, notamment un "Financial Fool Day" (poisson d'avril financier) visant à bloquer les institutions financières. Plus de 10.000 policiers ont fait de Londres une "forteresse", comme titrait le Times.
 

 

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Brown répond à Sarkozy... avec humour
 

 

 

le 01 avril 2009 à 08:11
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89 Commentaires

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  • Axel, le 01/04/2009 à 16h49

    Sarkozy est parfaitement dans son role en faisant monter les encheres. Le probleme avec les francais; c'est soit il fait monter les encheres et dans ce cas on le traite de megalo et de tout ce qu'on veut. Soit il suit la position americaine et anglaise, et dans ce cas tout le monde dira qu'il est a la botte des anglo-saxons! Bon sang, il serait temps d'arreter ces raleries incessantes. Jacques de Bourges, je suis tout a fait d'accord avec vous. Malheureusement c'est exactement dans l'air du temps: comme des enfants gatés a qui on refuserait de ceder a un caprice, les francais en rajoutent, veulent se faire plaindre, qu'on les remarque. Je m'inquiete de voir un tel comportement se generaliser de la sorte aujourd'hui.

  • STEF78, le 01/04/2009 à 15h37

    Sarko comme à son habitude a besoin de faire parler de lui!!!

  • Jay, le 01/04/2009 à 15h35

    Moi je n'ai pas vote pour Mr Sarkozy, mais je trouve tres troublant les critiques de certains francais a l'egard de notre President. C'est bien domage car Mr Sarkozy que vous l'aimiez ou pas il est le President de tout les francais et notre devoir c'est de le soutenir a l'International et peut etre que la Frace cessera d'etre la rise du monde. Allez Mr Sarkozy je vous aimes pas mais je vous soutien. Vive la France et vive notre President.

  • Iv_o_riz, le 01/04/2009 à 14h58

    En meme temp jacques si il y avait plus de travail il y aurait moins de chomeurs/rmi et si les salaires etaient plus elevé on aurait moins besoin des apl. merci de publier

  • Michel, le 01/04/2009 à 14h55

    La crise est trop grave pour que l'on se permette de continuer comme avant. Serrons les rangs et faisons confiance à notre Président. Heureusement que nous l'avons.

  • Peace, le 01/04/2009 à 14h31

    Et je rale et je rale, dans la rue devant mon pc etc etc hé les gars la joie de vivre vous connaissez ????

  • Jstac, le 01/04/2009 à 14h03

    Toutes les occasions sont bonnes pour se faire négativement remarquer ,enfin sarko aime gesticuler.........

  • Alaiin, le 01/04/2009 à 14h03

    Notre Président a raison de taper du poing sur la table,il défend nos intérets....mais nos radios nationales ne peuvent l'admettre et passent leur temps à dénigrer le Pésident Français qui fait un travail exceptionnel.. quand aurons nous des plitiques dignes de ce nom pour voir l'intéret des français et de la France!!!!!

  • Jip, le 01/04/2009 à 14h03

    S'il assume ses propos, je lui tire mon chapeau.

  • Joska, le 01/04/2009 à 13h55

    Il faut arrêter de critiquer la politique de notre président français, c'est le seul, jusqu'à présent, qui prône pour l'économie française et européenne. Son optique est vraissemblablement très ciblé et presque maladroite, mais il fait avancer les choses, même s'il nous en coûte. Nous sommes trop conservateurs, trop chers en main d'oeuvre, nous avons la sécurité de l'emploi et nous baffouons toutes les espérences de nos cadets (notre futurs). Je suis très d'accord, quand à la réaction de Nicolas Sarkosy, il faut affirmer notre présence, dans l'économie, et la politique intérieure (protectioniste) et extérieures (projets de ventes et constructions de produits français et européens). Merci à lui, qui nous représente dans tous endroits du monde et manifestations internationnales.

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