Nicolas Sarkozy dans "Face à la crise" © TF1/LCIObama s'en prend aux bonus des banquiers
Dans une émission télévisée, le président américain s'en prend aux "banquiers gras de Wall Street", dont certains se sont octroyé des bonus après avoir été sauvés par l'argent du contribuable.
Publié le 12/12/2009
Taxe sur les bonus : Washington résiste
Après l'annonce de Londres puis Paris d'une taxe à hauteur de 50% sur les bonus des banquiers dépassant 27.000 euros, l'Allemagne réfléchit sérieusement à l'idée. En revanche les Etats-Unis répondent : "pas pour l'instant".
Publié le 11/12/2009
Après Londres, Paris compte taxer les bonus à 50%
S'alignant sur l'initiative de Londres après une rencontre jeudi avec Gordon Brown, Nicolas Sarkozy devrait annoncer une taxe sur les bonus 2009 des banquiers qui dépasseraient 27.000 euros.
Publié le 10/12/2009
Sarkozy : "La politique de la chaise vide marquerait l'échec du sommet"
Nicolas Sarkozy continue de mettre la pression sur les acteurs du G20 qui va s'ouvrir dans quelques heures à Londres. Il a affirmé ce matin sur Europe 1 "qu'aujourd'hui, aucun accord", sur lequel travaillent les "sherpas économiques" des dirigeants du G20, n'était "stabilisé". Il a estimé que les projets de textes préparés pour le sommet du G20 de Londres "en l'état actuel (...) ne conviennent ni à la France ni à l'Allemagne", assurant que "le compte n'y est pas".
Le président de la République a répété qu'il ne "s'associerait pas" à un sommet du G20 conclu par "des faux compromis", assurant qu'il "faut que de nouvelles règles se mettent en place" concernant le système économique et financier. "La politique de la chaise vide marquerait un échec qui serait celui du sommet, je ne veux pas croire qu'on arriverait à ça", a ajouté le chef de l'Etat, interrogé depuis l'Elysée, à quelques heures du début du sommet du G20 à Londres. Il faut que "des règles claires soient posées sur un certain nombre de sujets", a insisté le président.
Sur les paradis fiscaux, "il faut des faits"
Nicolas Sarkozy a voulu prendre un exemple qui est, pour lui, un "marqueur" : la question des paradis fiscaux. Il a affirmé qu'il fallait "des faits", jugeant qu'il "serait parfaitement inacceptable que des décisions concrètes ne soient pas mises en oeuvre dans les jours" qui suivront la réunion de Londres. "Nous voulons très clairement qu'on précise ce qu'est un paradis fiscal, qu'il y ait une ou plusieurs listes de places financières qui ne coopèrent pas au regard des critères de l'OCDE, et qu'on en tire les conséquences", a-t-il détaillé. Parmi les pays "aujourd'hui moins enthousiastes pour engager la régulation sur les paradis fiscaux", il a cité la Chine, dont "il faut encore expertiser la position exacte". "La position traditionnelle anglo-saxonne était une position de relative tolérance", a-t-il ajouté. "J'ai vu le texte qu'a publié Barack Obama qui stigmatise les paradis fiscaux, j'ai approuvé le texte du président des Etats-Unis, je lui ai dit (...) mais maintenant il faut des faits", a-t-il indiqué. "Il serait parfaitement inacceptable et incompréhensible que des décisions concrètes ne soient pas mises en oeuvre dans les jours ou les quelques semaines qui suivront le G20", a ajouté le chef de l'Etat.
Interrogé sur sa façon de gouverner, Nicolas Sarkozy s'est justifié en affirmant "qu'il n'avait pas été élu pour commenter les sondages mais pour régler les problèmes (...) avec sang froid". Répondant à ceux qui avaient été choqués par l'expression "j'ai la banane", le chef de l'Etat a eu cette réaction : "croyez-vous que l'on attende d'un président qu'il soit déprimé ?"
Pas de "demi-mesures" pour Obama
En écho aux propos du président français, Barack Obama a estimé mercredi que le sommet ne pouvait pas se permettre des "demi-mesures" lors de sa conférence de pressse avec Gordon Brown. "Nous avons la responsabilité de coordonner nos actions et de nous concentrer sur les points communs et non (sur) des divergences épisodiques", a-t-il ajouté, estimant que "les divergences entre les différentes parties ont été très exagérées". "Il n'y pas de conflit quant au besoin d'agir" contre la crise.
Des progrès "réels et sans précédent" seront obtenus à l'issue du sommet des vingt principaux pays industrialisés et émergents, a encore assuré Barack Obama, citant le besoin de "stabiliser les finances à l'avenir" et de "rejeter le protectionnisme". "Nous n'allons pas nous entendre sur tous les points", a toutefois reconnu le président américain, quelques heures après de nouvelles menaces de la part de son homologue français. Gordon Brown s'est de son côté dit persuadé que Sarkozy restera jusqu'à la fin du sommet de Londres. Et histoire de minimiser les possibles signes de divergence, l'Elysée a fait savoir que Nicolas Sarkozy et Gordon Brown ont "réaffirmé leurs positions pour plus de régulation financière" lors d'un entretien téléphonique.
Pendant ce temps, plusieurs manifestations à hauts risques se déroulaient dans la City, quartier des affaires de Londres, notamment un "Financial Fool Day" (poisson d'avril financier) visant à bloquer les institutions financières. Plus de 10.000 policiers ont fait de Londres une "forteresse", comme titrait le Times.
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