13% des Français sous le seuil de pauvreté

le 06 mai 2009 à 10h48 , mis à jour le 06 mai 2009 à 10h55

Quelque 7,9 millions de personnes vivaient, en France en 2006, avec 880 euros par mois, selon une étude publiée mercredi par l'Insee.

La pauvreté touche plus de 1,5 million de personnes en France, selon le Secours catholique (8 novembre 2007)La pauvreté touche plus de 1,5 million de personnes en France, selon le Secours catholique (8 novembre 2007) © TF1/LCI

Le chiffre se passe de commentaire. Quelque 7,9 millions de personnes, soit 13,2% de la population, vivaient, en 2006, sous le seuil de pauvreté correspondant à 60% du niveau de vie médian (*) ou 880 euros par mois, selon une étude publiée mercredi par l'Insee qui analyse l'évolution des revenus en France. Au sein de la tranche la plus démunie, la moitié avait un niveau de vie inférieur à 720 euros mensuels.

  • Près d'un Français sur sept vit sous le seuil de pauvreté

    Avec la crise, la proportion de la population vivant avec moins de 954 euros par mois a augmenté en 2009. Les inégalités sociales se creusent : les plus modestes voient leurs revenus diminuer, pendant que le niveau de vie des 10% les plus aisés est en hausse.

    Publié le 30/08/2011 Près d'un Français sur sept vit sous le seuil de pauvreté
  • Parents pauvres, les enfants trinquent

    Dans un rapport présenté lundi, la Défenseure des enfants Dominique Versini s'inquiète de la pauvreté des enfants, s'alarmant notamment des conséquences sur leur santé, leur parcours scolaire ou leurs mauvaises conditions de logement.

    Publié le 15/11/2010 Parents pauvres, les enfants trinquent
  • Les chômeurs, mais aussi des salariés dans la spirale de la pauvreté

    Selon le rapport annuel du Secours catholique, le nombre de "situations de pauvreté" parmi les ménages rencontrés a progressé de 2,1% en 2009.

    Publié le 09/11/2010 Les chômeurs, mais aussi des salariés dans la spirale de la pauvreté
  • Près d'un Français sur huit vit sous le seuil de pauvreté

    Selon l'Insee, le taux de personnes vivant sous le seuil de pauvreté est resté stable à 13% de la population en 2008, par rapport à 2007. Autre enseignement : les inégalités mesurées entre plus riches et plus pauvres ont peu évolué.

    Publié le 27/09/2010 Près d'un Français sur huit vit sous le seuil de pauvreté
  • Deux coups de pouce pour les jeunes qui se lancent

    Le ministère de la Jeunesse va expérimenter deux types d'allocations d'autonomie pour les jeunes diplômés au chômage et pour les jeunes peu qualifiés en difficulté d'insertion.

    Publié le 28/09/2010 Deux coups de pouce pour les jeunes qui se lancent
  • Elle vit avec trois euros par jour

    <b> Témoignage -</b> Dans "3 euros par jour", Nelly Zin, jeune mère célibataire de 28 ans, raconte son histoire, un drame ordinaire. Pour TF1 News, elle revient sur des passages forts de son livre, un témoignage bouleversant d'une lente descente aux enfers.

    Publié le 10/02/2010 Elle vit avec trois euros par jour
Plus d'infos

 
Sans surprise, la pauvreté touche davantage les chômeurs et les familles monoparentales, surtout quand une femme est à leur tête. Selon l'Insee, 34,4% des demandeurs d'emploi sont en dessous du seuil de 880 euros par mois, et 30,3% des personnes vivant au sein d'une famille monoparentale - une proportion 2,3 fois plus importante que dans l'ensemble de la population et qui représente 1,6 million de personnes. A l'inverse, les types de ménages les moins touchés par la pauvreté sont les couples sans enfant : seuls 6,4% d'entre eux sont dans ce cas.

Fortes disparités
 
Globalement, le niveau de vie médian des ménages français était de 17.600 euros par an en 2006, un chiffre en hausse de 1,7% mais dont l'évolution moyenne cache de fortes disparités : le niveau de vie des 10% les plus aisés a ainsi augmenté de 2,9%, grâce en partie aux produits financiers dont ils sont davantage détenteurs, alors que celui des 10% les plus modestes n'a progressé que de 1,7%, comme pour le niveau de vie médian. Les 10% des personnes les plus modestes avaient un niveau de vie inférieur à 9.720 euros tandis que celui des 10% les plus aisés était supérieur à 33.190 euros, soit 3,4 fois plus. Selon l'étude de l'Insee, le niveau de vie moyen est le plus élevé dans la tranche des 50-59 ans, quand les enfants devenus grands ont quitté le foyer et avant la baisse de revenus liée au départ à la retraite. Les retraités sont 9,6% à avoir un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté.

(D'après agence)
    
 
(*) Le niveau de vie est le revenu disponible du ménage (soit la somme des revenus nette des impôts directs) divisé par le nombre d'unités de consommation (une unité au premier adulte du ménage, 0,5 aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 aux enfants de moins de 14 ans), une norme qui permet de tenir compte des économies d'échelle que procure la vie en couple. La médiane est la valeur qui partage une population en deux parties égales.  

le 06 mai 2009 à 10:48
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

34 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • froggyb, le 28/09/2010 à 19h02

    Dans la crise mondiale

  • dexter-oo7, le 11/02/2010 à 12h59

    Je vous recommande à tous (et particulièrement aux donneurs de leçons) le livre suivant : La france des travailleurs pauvres...chez grasset Le Livre : « On a longtemps pensé que l'emploi était le remède à la pauvreté. Ce n'est plus le cas. La multiplication des emplois à temps partiel ou des jobs temporaires entrecoupés de périodes de chômage a fait plonger dans la pauvreté nombre de travailleurs et leur famille. Contrairement à ce qui se passait il y a encore une quinzaine d'années, ce n'est plus l'insuffisance d'emplois qui engendre la pauvreté, mais la mauvaise qualité de ceux qui se créent. Dans cette évolution, l'Etat porte une part de responsabilité. En prêtant main-forte à la création d'emplois paupérisants, il a sacrifié la qualité de l'emploi à la quantité et aggravé le problème au lieu de le réduire. Ce que montre cet ouvrage, c'est que cette voie est sans issue et qu'il est urgent de changer de politique. Le contexte nous y pousse : le pays tout entier a besoin d'emplois créateurs de valeur s'il veut faire face aux défis de la mondialisation et du vieillissement. Mais cela suppose un gros effort en matière de formation et de requalification de tous ceux que, aujourd'hui, le marché a marginalisés. Le revenu de solidarité active, utile pour permettre aux actuels travailleurs pauvres de vivre dignement, ne doit pas devenir la dragée enrobant la pilule du mauvais emploi et permettant à ce dernier de se pérenniser. Désormais, à l'aide sociale qui soulage mais enferme, il faut substituer l'investissement social qui vise à donner à chacun les moyens de son autonomie et la maîtrise de son destin. C'est possible, et ce livre explique comment. »

  • Don camillo, le 13/05/2009 à 22h17

    Pour répondre Jacques de Bourges Regardez ce que vous en avez fait de la France en tète du hit parade les salaires des patrons Francais les plus importants de la communauté europeenne et les salaires des ouvriers Francais arrivent sur 27 pays europeens en 17 eme position et vous etes en train de porter un jugement sur des pauvres bougres qui gagnent autant a rester chez eux qu'a aller travailler vu que les salaires que vous distribuez sont tellement bas qu'une fois les loyers payés il ne reste pas grand chose ce n'est pas que j'approuve l'asistanat mais si les salaires que vous donnez étaient plus attractifs il y aurait peut être moins de gens a faire la queue aux restos du coeur et a dormir dans des voitures et la derniere chose que vous votiez ou pas pour Sarko on s'en fout

  • Martine, le 10/05/2009 à 22h14

    Etude faite en 2006, j''aimerais bien savoir de quoi il en retourne aujourd'hui ! Des pauvres il y en a toujours eu mais le plus grave c'est que les classes dites moyennes vont se retrouver également bientôt en grande difficulté si on continue à virer les gens à tout va ! On veut faire travailler les gens de plus en plus vieux encore faudrait-il qu'il y ai du boulot pour tous ! Assez d'hypocrisie, tout le monde sait que les salaires sont trop bas et qu'il est impossible de vivre correctement avec le smic ! Et puis il faut arrêter de culpabiliser les gens qui sont au chômage et qui soi-disant préfèrent toucher les aides car je me demande ce que vous feriez si on vous proposait de bosser à temps plein pour le smic avec des horaires à la con qui ne vous permettent même pas d'avoir une vie de famille ! Et en plus ces boulots là sont bien souvent les plus durs et je ne parle pas de tout ceux qui proposent des contrats de quelques heures pour bénéficier des allègements de charges patronales et verse à leurs ouvriers le reste au black ! Et tout cela dans des annonces parfois proposées par l'ANPE ! Alors il ne faut pas me faire croire que le gouvernement découvre cette situation ! Ces gens élus par nous savent très bien ce qui se passe mais ils n'ont pas le courage de faire les réformes qui s'imposent car ils font eux-mêmes partie de ce système totalement pourri ! Et dire qu'il y en a encore beaucoup qui croient à toutes leurs belles promesses ! En tout cas au train où vont les choses on n'a pas fini de voir des gens dans la rue et d'autres qui feront la queue à la soupe populaire, jusqu'au jour où ....

  • Swany, le 07/05/2009 à 14h00

    Et ce n'est qu'un début...Le début de la "faim"!

  • DIJON, le 07/05/2009 à 03h15

    Si la defintion statistique du seuil de pauvrete est 60% du revenu net d'impot median. Il y aura toujours une proportion importante de soit -disant pauvres. Pourrions nous avoir des comparaisons , avec les memes definitions statistiques, pour les autres pays europeens (qui n'ont pas NS eux!) en particuliers les soeurs latines et la cousine grecque? Je parie fort que l'on trouve des valeurs semblables. D'accord comme le reste c'est de la faute a NS: toutefois depuis 60 ans j'entend la meme chanson sur nos "povres" en partriculier les jeunes et leur chomage trop important. POURQUOI?

  • Thierry la Fronde, le 06/05/2009 à 22h52

    Après 10 ans de sarkozysme, on sera à 25% comme aux USA!

  • Yann, le 06/05/2009 à 22h02

    J'ai un gros problème après avoir vu certaines réactions ici. Le problème pour beaucoup n'est pas que le travail soit sous payé, mais bel et bien que les personnes avec peu ou pas de ressources reçoivent des aides sociales. Il est vrai que l'accumulation de certaines aides peuvent parfois équivaloir à un SMIC mais ce qui est révoltant ce n'est pas le montant des aides, ce sont les salaires ridicules qui sont versés... De plus si un nombre important de personnes bénéficient a tort des aides sociales ce n'est sûrement pas en supprimant des postes de fonctionnaires qu'on éliminera les fraudeur. Embaucher un millier de fonctionnaires pour vérifier la véracité des dossiers permettrai de faire d'énormes économies, bien supérieure aux coûts des salaires versés... (idem pour la sécu...) Bref il ne faut pas supprimer les aides sociales (qui au passage aides à supporter les effets de la crise et évite un plus effondrement de la consommation), il faut changer la distribution des bénéfices (moins pour les actionnaires, plus pour l'investissement et les salaires...) Si vous n'êtes pas de cet avis vous pouvez toujours continuer à baver devant le bling blin de sarko pour oublier que vous êtes les dindons de la farce...

  • Zonzon27, le 06/05/2009 à 18h34

    Pas de social!!!!!! et courber le dos comme les Chinois......LE REVE DE TOUS LES ADEPTES DU LIBERALISME. Beaucoup de gens ont travaillé toute leur vie et terminé leur carrière au SMIC. Pourtant il y a eu des années prospères, mais elles n'ont pas profité à ces personnes. Beaucoup de gens également acceptent des contrats à 25h hebdo payés au SMIC, ça frise quand même l'exploitation non!!! Eh bien dîtes-vous bien que le "SOCIAL" dans nos pays modernes evite les révoltes, voire les révolutions!!!! Allez chiche!!! suprimons les aides Sociales pour voir!!!!!!!!

  • Jacques, le 06/05/2009 à 17h45

    Et encore, en France, on est un pays où l'on reçoit des aides à tout va, donc on n'est pas les plus à plaindre !!! Ce que je trouve injuste, c'est que des personnes qui ne travaillent pas et ne veulent pas travailler gagent presque autant qu'un ouvrier qui s'acharne au travail, sans compter les logements à loyers plus que donnés, que l'on peut garder même après avoir été employé, sans compter les aides que l'on continue de recevoir si jamais on trouve un travail. Il faut lutter contre cette pauvreté, mais rejeter cet assistanat systématique qu'il y a en France ! Ca ne permet de sortir la tête de l'eau qu'à très court terme et ça va nous ruiner à long terme. Je ne suis pas spécialement pro-Sarko mais par les temps qui courrent, heureusement que ce n'est pas la gauche au pouvoir pour dépenser encore plus dans cet assistanat !

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience