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Peu après cette annonce, le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, a estimé que ce taux abaissé était actuellement "approprié" mais qu'il pourrait encore être abaissé. Il a aussi annoncé que le conseil de la BCE s'était mis d'accord sur le fait d'acheter des obligations sécurisées émises par des entreprises de la zone euro et de prêter aux banques sans limitation sur une période de 12 mois, autant de mesures dites non conventionnelles destinées à doper l'économie de la zone euro. La BCE va ainsi acheter pour environ 60 milliards d'euros d'obligations sécurisées, a-t-il précisé. Les économistes doutaient pourtant dans leur majorité qu'il annonce déjà des mesures d'achat d'obligations ou titres de créances, comme le font déjà la Réserve fédérale américaine ou la Banque d'Angleterre, qui vient de décider d'élargir de 50 milliards son programme de rachat d'actifs pour le porter à 125 milliards de livres Sterling.
Mauvais tempo
Malgré cette annonce, la Bourse de Paris a finalement terminé dans le rouge jeudi, le CAC 40 cédant 0,97%, le marché ayant été tiré vers le bas par Wall Street en fin de séance, après avoir pris plus de 2% en séance. L'indice vedette a perdu 31,99 points à 3.251,52 points, dans un volume d'échanges conséquent de 4,803 milliards d'euros. Mercredi, il avait rebondi de 1,81%.
Après avoir pris plus de 2% peu avant la décision de la BCE le marché est tombé dans le rouge, suivant le tempo donné par la Bourse de New York. A Wall Street, la pression montait alors que les résultats des tests de résistance, destinés à évaluer la solidité financière des grandes banques américaines, devaient être publiés après la clôture. La baisse de taux par la BCE "était largement anticipée et le marché a été soutenu une grande partie de la journée par le retour d'acteurs sur les marchés", a expliqué un vendeur d'actions parisiens.
"Ils reviennent sur les valeurs plus risquées" qu'ils avaient délaissé lors de la débâcle boursière de l'automne, a-t-il ajouté.Les valeurs liées à l'automobile ont particulièrement profité de cette tendance à l'image de l'équipementier Faurecia (+15,38% à 8,85 euros). En revanche, Société Générale a plongé de 9,79% à 39,47 euros.








