Image d'archives © LCIPatience, si vous voulez acheter, la baisse de l'immobilier devrait arriver... Encore faut-il que vous vouliez acheter ailleurs qu'à Paris ou dans les grandes métropoles de province. Car, là, les bonnes nouvelles restent limitées, selon les prévisions des notaires.
Voici d'abord pourquoi les notaires peuvent prédire une certaine baisse des prix : le nombre de transactions immobilières dans le neuf et l'ancien a chuté de 20% en 2008 sur l'ensemble de la France, selon la note de conjoncture des notaires publiée jeudi. La chute des volumes de transactions a même été "extrêmement importante" au 4e trimestre. Et le mouvement devrait se poursuivre sur l'année 2009, notamment dans l'ancien, "ladite contraction devant être de plus de 30% en moyenne au premier trimestre" par rapport à la même période de 2008. En 2009, la contraction des volumes de transactions pour le neuf devrait se stabiliser dans de nombreuses régions grâce notamment au doublement du prêt à taux zéro, aux nouvelles mesures fiscales de la loi Scellier et au dispositif Pass Foncier, indique l'étude.
Hors Paris et grandes villes, 10% de baisse des prix prévue
L'année 2008 a d'ores et déjà été marquée par une baisse des prix sur l'ensemble du territoire, même si celle-ci est restée "minime", constate l'étude. Pour les appartements, les prix ont ainsi reculé de 1,5% sur l'ensemble de la France (-3,5% pour la province, -0,8% sur l'Ile-de-France), tandis que pour les maisons, le montant des transactions a reculé de 4% sur la France (-4,4% sur la province, -3,9% pour l'IDF). Les notaires soulignent que les prix des biens de petite surface (appartements et maisons) ont davantage résisté à la baisse des prix, et que "contrairement à une idée répandue, les primo-accédants n'ont pas déserté le marché immobilier, renforçant même leur présence en 2008 (19,2% contre 19% en 2007)".
Pour 2009, "une baisse sensible" des prix devrait s'opérer, même si celle-ci sera "extrêmement contrastée et non uniforme", précisent les notaires. Ainsi, à Paris et dans les grandes métropoles de province, les quartiers d'excellence et les biens "zéro défaut", devraient voir leurs prix se maintenir voire augmenter légèrement. Mais en dehors de cette catégorie bien spécifique, le montant des transactions devrait baisser d'environ 10% dans les métropoles. Les maisons et les terrains à bâtir dans les périphéries de toutes les villes devraient subir une baisse des prix comprise entre 10% et 20%, selon les notaires. Quant au neuf, la baisse se manifestera de "manière modérée, car si le foncier et les matériaux deviennent moins cher, les nouvelles normes environnementales renchérissent le coût de la construction", analysent les notaires.
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