Eric Woerth/Image d'archives © AbacaIls demandaient plus de moyens, ils devraient en avoir. Le ministre du Budget Eric Woerth fixe lundi matin dans Les Echos les priorités du budget 2010, en cours d'élaboration. Et parmi elles, l'université, la recherche ainsi que l'administration pénitentiaire, des secteurs fortement touchés par des mouvements de contestation ces derniers mois. "Comme l'année dernière, nous ferons de gros efforts pour le financement de l'université et de la recherche. Les priorités figurant dans la loi de programmation pluriannuelle ne disparaissent pas avec la crise".
L'emploi, crise oblige, figure également dans la liste des priorités. Les dotations en collectif budgétaire pour l'emploi ont augmenté de "1,3 milliard d'euros en 2009", selon Eric Woerth qui assure que "l'année prochaine, nous en ferons au moins autant". Par ailleurs, le gouvernement révisera "en juin" la prévision concernant les déficits publics. "Les recettes fiscales, en particulier l'impôt sur les sociétés, ne sont évidemment pas bonnes", ajoute-t-il, précisant qu'elles étaient revenues "au niveau de 2002 ou 2003".
Effectifs stables dans l'Enseignement supérieur
Le gouvernement a annoncé vendredi que la prévision de croissance était revue à -3% pour 2009, avec des conséquences inévitables sur le déficit public. "La maîtrise de la dépense publique, même en période de crise, est une priorité absolue", poursuit encore Eric Woerth qui veut agir sur la progression des "dépenses publiques de manière beaucoup plus forte" en s'efforçant de la "contenir à 1 % par an", au lieu de 2%, et qu'à partir de 2010 "elles suivent une évolution limitée à l'inflation". Le Premier ministre François Fillon a indiqué récemment qu'il préparait un budget 2010 qui réduirait la dépense publique.
Le gouvernement compte "poursuivre les efforts pour que l'Etat parvienne à supprimer 34.000 postes de fonctionnaires l'an prochain" et maintient le principe du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, a dit le ministre. Eric Woerth assure cependant ne pas avoir "de vision comptable et que la règle du 1 sur 2 s'adaptera aux contraintes de chacun". "Les effectifs dans l'Enseignement supérieur et la recherche seront stables. Inversement, au ministère du Budget, 58% des départs ne seront pas remplacés", déclare-t-il.
D'après agence
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