© SXC.HULe FMI ne donne par d'estimation chiffrée pour l'évolution du produit intérieur brut français, mais ses pronostics sont comparables à ceux du gouvernement. Le Fonds monétaire international s'attend une reprise lente et progressive en 2010, avec une croissance économique annuelle de 0,5%, alors que le PIB français a baissé de 1,2% au premier trimestre. La baisse de l'activité, qui a commencé à l'automne 2008, avec un PIB en baisse de 1,4%, devrait se poursuivre au troisième trimestre à un rythme de 0,2%, avant de se stabiliser au dernier trimestre, selon les dernières prévisions de l'Institut national de la statistique (Insee). Pour l'Insee comme pour le gouvernement, la chute du PIB devrait atteindre 3,0% en 2009, du jamais vu depuis 1949. Le FMI estime que "la récession mondiale impose un lourd tribut à l'économie française.
La prévision de croissance pour 2010 "doublée"
Le Premier ministre a annoncé jeudi à l'occasion de ses voeux à la presse que la prévision de croissance, actuellement de 0,75%, allait être presque "doublée" du fait d'un regain d'activité.
Publié le 14/01/2010
Le Fonds note les "mesures importantes" prises par le gouvernement pour "soutenir le secteur financier", en particulier les injections de capital dans les banques, qui ont atteint plus de 13 milliards d'euros. D'une manière générale, estime le FMI, "les banques françaises se sont montrées comparativement résistantes face à la crise jusqu'ici", mais les "pressions montent" sur leur chiffre d'affaires et leur rentabilité, et la "tourmente financière devrait continuer à avoir des conséquences négatives" sur le secteur "pour quelque temps" encore.
"Bien qu'il y ait des signes de stabilisation de l'économie" française, celle-ci reste encore sujette aux risques, et notamment à celui d'une "contraction plus forte" dans l'Union européenne, à laquelle sont destinées "deux-tiers des exportations françaises", ajoute le rapport. Le FMI estime en outre que "des mesures supplémentaires pourraient être nécessaires pour renforcer la stabilité financière". A cet égard, le Fonds, qui plaide pour que les banques soient déchargées des actifs invendables accumulés pendant la dernière bulle immobilière, note que ceux-ci "sont toujours dans les bilans" des banques françaises.
D'après agence
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