Eric Woerth invité du Grand Jury (21 juin 2009) © TF1/LCIMardi déjà, Eric Woerth avait reconnu que le déficit public dépasserait "probablement" les 6% du produit intérieur brut en 2009, alors que le gouvernement tablait jusqu'à présent officiellement sur un déficit de 5,6%. Ce dimanche, sur le plateau du Grand Jury, il est allé plus loin en avançant une nouvelle fourchette de prévisions : entre 7 et 7,5% du PIB en 2009, et des chiffres "probablement" équivalents en 2010. Ce qui correspond à un montant de "140 milliards d'euros", a-t-il précisé.
L'économie française voit le bout du tunnel
Une croissance qui repart timidement, des destructions d'emplois qui ont presque cessé : la page de la récession est tournée, assure Christine Lagarde.
Publié le 13/11/2009
Bruxelles donne jusqu'à 2013 à Paris pour réduire son déficit
Outre la France, huit autres pays sont tenus par la Commission européenne de ramener leur déficit public sous la limite autorisée de 3% du Produit intérieur brut. Paris conteste d'ores et déjà l'objectif fixé par Bruxelles.
Publié le 11/11/2009
"Ce coût est celui de la crise et celui de la relance", a toutefois souligné le ministre du Budget ; "si on ne fait pas de déficit, alors le prix à payer dans un certain nombre d'années sera beaucoup plus important". Il a aussi tenu à récuser toute accusation de "laxisme", niant que les finances publiques puissent être "dans un état calamiteux", et a replacé le cas français dans le contexte international : en matière de déficit, "l'Angleterre sera aux alentours de 10%, l'Espagne aux alentours de 10%, les Etats-Unis seront aux alentours de 12%". Le ministre a par ailleurs expliqué la hausse du déficit par la baisse de l'impôt sur les sociétés du fait de la crise : "il y a 25 à 30 milliards d'euros que nous ne collecterons pas et que nous collectionnions auparavant" et ceci est "dû simplement à la crise".
Dix milliards de plus dans le "trou" de la Sécu
A quand le retour de la croissance ? Le ministre du Budget veut voir des signes encourageants. "Il y a une récession en France, mais il y a aussi l'inflexion de cette récession. Nous pensons que durant l'année 2010 on retrouvera une croissance faible (...), peut-être 0,5%", a-t-il jugé, rappelant la prévision de croissance 2010 récemment transmise à Bruxelles.
Pour sortir de la crise, pas question d'augmenter les impôts : "c'est la solution de facilité". Pour autant, "le déficit de l'Etat, en 2010, se réduira", a prédit le ministre du Budget, "parce que les recettes fiscales seront un peu meilleures" grâce à la "légère croissance" et aux "plans de relance" qui sont des "dépenses provisoires, ponctuelles" et diminueront donc en 2010. Mais en parallèle, le déficit de la sécurité sociale en 2010 va s'accroître d'une dizaine de milliards d'euros par rapport à 2009, pour atteindre environ à 30 milliards d'euros.
D'après agence
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