Image d'archives. © TF1/LCILes Parisiens y trouveront certainement une occasion de ne pas râler. Leur ville bien aimée se classe en tête d'un sondage publié mercredi sur l'image de marque de 50 grandes villes, devant Sydney et Londres. L'indice CBI de l'institut Anholt-GfK Roper "mesure la perception de chaque ville, qui influence les choix sur les endroits où vivre, travailler et partir en vacances", explique son fondateur Simon Anholt. Il a été calculé en interrogeant près de 10.000 personnes dans vingt pays en fonction de six catégories comme la notoriété, l'environnement, l'intérêt du style de vie ou la possibilité de trouver un emploi ou une école.
"Alors que Sydney se classe première dans trois catégories, c'est la forte avance de Paris sur Sydney en termes de notoriété et d'animation qui la place en première position", explique le responsable de l'enquête, Xiaoyan Zhao. Les dix premières villes sont dans l'ordre Paris, Sydney, Londres, Rome, New York, Barcelone, San Francisco, Los Angeles, Vienne et Madrid. En queue de peloton, on retrouve le port saoudien de Djeddah, Bombay ou Le Caire.
Et la province ? Bordel !
Paris est-elle l'arbre qui cache la forêt ? Selon le baromètre 2009 du cabinet Ernst and Young publié au début du mois, les autres villes françaises souffrent d'un "réel déficit" de notoriété internationale et peinent à rivaliser avec les autres métropoles européennes en termes d'attractivité économique, Paris est la seule ville française figurant parmi les 12 métropoles "qui présentent les meilleures atouts pour rebondir dans un contexte de crise" et se classe au 3e rang, loin derrière New York et le Grand Londres qui figure en pole position.
L'Allemagne réussit, elle, la gageure de faire figurer trois de ses métropoles (Berlin, Francfort et Munich) dans ce classement établi d'après une enquête auprès de 809 dirigeants économiques dans le monde. "Les villes françaises, par un réel déficit de notoriété internationale, sont encore loin de prendre place parmi les leaders européens", souligne le cabinet Ernst and Young. Hors région parisienne, seul Lyon bénéficie d'une "visibilité de niveau international" sans pour autant apparaître encore parmi les métropoles européennes les plus attractives, d'après l'étude.
Afin d'accroître l'attractivité de l'Hexagone, les villes françaises doivent d'"urgence" acquérir le statut de "métropoles européennes" afin de se faire une place au côté des "puissantes second cities" (métropoles ayant un rayonnement international, ndlr) telles que Düsseldorf, Barcelone, Manchester mais aussi Valence, Glasgow ou Lodz, "villes hier sinistrées", est-il indiqué. Sans surprise, un autre volet de l'étude fait par ailleurs apparaître que Paris est considérée comme la ville la plus attractive de France par 56% des "décideurs" interrogés, devant Lyon (44%) et Marseille (19%), suivis de Toulouse et Lille (tous deux à 14%) et par Bordeaux et Strasbourg (tous deux à 11%).
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