La crise fait fondre les grosses fortunes

le 08 juillet 2009 à 18h10 , mis à jour le 08 juillet 2009 à 18h42

En un an, la crise a fait fondre de 27% la valeur totale des 500 plus grandes fortunes professionnelles de France, selon le classement du magazine Challenges.

Bernard Arnault © INTERNE

La crise n'épargne pas les grosse fortunes. En France, en un an, la valeur totale des 500 plus grandes fortunes professionnelles a chuté de 27%, la faisant  passer à 194 milliards d'euros, selon le classement 2009 publié dans le magazine Challenges à paraître jeudi. Les cinq premiers du classement, dominé comme en 2008 par Gérard Mulliez  (Auchan) et sa famille (15 milliards d'euros), ont perdu en une année plus de 20  milliards d'euros. La diminution de fortune a touché quasiment toutes les personnes figurant  dans ce classement: 95% d'entre elles "ont vu leur patrimoine fondre de 20 à  45%", relève l'hebdomadaire. Le nombre de milliardaires recule d'un quart pour s'établir à 33.

Le reste du podium n'a pas changé: le patron de LVMH Bernard Arnault (14,6  milliards) et Liliane Bettencourt des cosmétiques L'Oréal (10,1 milliards)  occupent les deuxième et troisième places. Avec une fortune estimée à 7,7 milliards d'euros, la famille Hermès gagne deux rangs et s'empare de la quatrième position, devant Robert Louis-Dreyfus  (groupe Louis Dreyfus), décédé samedi (7 milliards). La plus belle entrée est à mettre à l'actif des frères Maurice et Paul  Marciano (groupe Guess), qui se classent 45e avec une fortune estimée à 618 millions d'euros.

Emmanuel Coste en baisse

La progression la plus importante a été réalisée par Jean-Paul Savare et sa  famille (cartes à puce et édition de documents sécurisés), grâce à une hausse de  84% de leur fortune (752 millions). Ils passent de la 92e à la 40e place. A l'inverse, la plus grosse chute revient à Emmanuel Coste, Hervé de Galbert  et leur famille (promoteur immobilier Akerys), avec une fortune en baisse de 74%  (90 millions). Ils reculent au 268e rang après avoir été 114e en 2008. La dernière place du classement est occupée par Hervé de La Martinière  (maison d'édition La Martinière), avec 39 millions d'euros. La fortune minimale requise pour figurer dans ce classement "redescend à son  niveau de 2005, après un pic de 60 millions d'euros en 2007 et 2008", souligne  Challenges.

(D'après agences)

 
 

le 08 juillet 2009 à 18:10
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26 Commentaires

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  • Miss, le 11/07/2009 à 10h56

    Personne ne dit qu'il faut les plaindre, simplement,si même les grosses fortunes virent au rouge, qui va permettre aux plus modestes de se relever? Je sais bien que de nos jours ce n'est pas très clair mais une société a besoin de gens fortunés qui peuvent investir là où l'Etat est bloqué... C'est ne rien vouloir comprendre que de réduire tout ça à "bien fait pour eux, ils vont voir ce que c'est!"

  • Fazer, le 09/07/2009 à 15h06

    J'en profite pour rappeller que les politiques se gavent, avez vous les salaires et avantages qu'ils s'accordent , Pendant ce temps nous on creve, on pointe au chomage et eux se font ventre gras de la crise !! alors je prefere les grosses fortune qui donnent du travail aux prolos que nous sommes dans ce bas monde d'hypocrisie !!

  • Raymanzarek, le 09/07/2009 à 14h04

    Bravo à Olivier, Sorede et Wawa, Varsovie je finissais par penser que j'étais un extra-terrestre.

  • Pascal, le 09/07/2009 à 13h54

    Oh les pauvres....., Il est grand temps que "Sa Majesté" Sarko invente une nouvelle taxe touchant spécifiquement les classes les plus modestes pour endiguer la fonte des fortunes de tous ces pauvres riches

  • Yoche, le 09/07/2009 à 12h19

    Tout est relatif, c'est la valeur en bourse qui à baissée, donc provisoirement leur forturne c'est réduite, mais rien de bien grave, et pour les gens qui les pleurent en disant que l'on est des jaloux, combien sont partis de zéro ? combien de personnes ont ils écrasées pour en arrivés là !!! et puis si il n'a pas de patrons il n'y pas d'ouvriers mais l'inverse et vrai il me semble.

  • SAMARCANDE, le 09/07/2009 à 12h03

    Cher(s) internautes Que dire de plus, si ce n'est que ce n'est pas demain que ces nantis finirons sous les ponts, avant eux nombres de citoyens seront jetés au chomage, et il y aura bien longtemps qu'ils auront pour certains ,non pas perdu 27% de leur richesse, mais l'intégralité de ce qu'ils possèdent. Il faut toute de même se souvenir que si il y a eu crise financière, c'est essentiellement du à la spéculation boursière et que cette spéculation n'ait pas l'oeuvre des smicards et autres RMistes ou sans ressources... Ils ont joué ils ont perdu, mais en jouant ils ont entrainer les autres et la perte de 27% est bien peu au regard des efforts qu'il serait tout à fait normal que l'on exige de tous ces grands patrons...dont les poches restent toutefois bien garnies et dans lesquelles l'on s'abstient de piocher.... Très sincèrement.

  • Sandrine, le 09/07/2009 à 10h50

    Quand les riches seront pauvres, les pauvres seront morts !

  • Sam, le 09/07/2009 à 10h26

    Si ça peut leur remonter le moral, la crise fait aussi fondre les petites fortunes!

  • Jacques, le 09/07/2009 à 10h21

    Ils retrouveront leur argent lorsque les bourses repartiront ! Qu'ils soient riches ou moins riches, peu nous importe, tant mieux pour eux même, mais on espère que l'emploi repartira en même temps que leur portefeuille !

  • Gulp, le 09/07/2009 à 09h54

    Que de haine, que de jalousie, beaucoup de ces gens sont partis de 0 et font vivre des centaines de personnes. enfin la bonne nouvelle c'est que cela vous fassent du bien.

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