Christine Lagarde, au Forum de Davos le 1er février 2009 © TF1-LCIAlors que le débat sur l'emprunt d'Etat se poursuit à l'Elysée avec les partenaires sociaux, les statistiques de l'Insee publiées mardi montrent une explosion de l'endettement des administrations au premier trimestre. Une dette qui a augmenté de 86,5 milliards d'euros pour les trois premier mois de l'année, soit près d'un milliard d'euros par jour.
Les divorcées ne payeront plus pour leur ex
Le ministre du Budget, Eric Woerth, veut mieux protéger les femmes divorcées qui pâtissent des dettes fiscales laissées par leur ex-mari, annonce-t-il dans le Figaro Madame.
Publié le 04/03/2010
Au sens de Maastricht, c'est-à-dire en prenant en compte la dette des administrations de sécurité sociale, des administrations publiques locales et des organismes divers d'administrations centrales, la dette publique de la France a atteint 1.413,6 milliards d'euros à la fin mars. La dette publique brute de la France représente ainsi 72,9% du PIB, selon des données publiées par l'Insee. Ce pourcentage représente une hausse de 4,8 points par rapport à la fin 2008 quand la dette s'élevait à 1.327,1 milliards.
"L'augmentation de la dette publique au premier trimestre reflète principalement l'effet de la relance budgétaire et la faiblesse des recettes fiscales et sociales due à la crise", ont déclaré la ministre de l'Economie Christine Lagarde et le ministre du Budget Eric Woerth dans un communiqué commun. "La hausse de l'endettement au premier trimestre reflète l'octroi de prêts par la Société de financement de l'économie française (SFEF) aux banques afin d'assurer le bon fonctionnement de l'économie", poursuit le communiqué.
Le financement des banques
L'endettement de la Sfef a augmenté de 33,7 milliards d'euros sur les trois premiers mois de l'année, selon les données de l'Insee. "L'augmentation de la dette nette (de la trésorerie, des crédits et titres de créances détenus par les administrations publiques) est beaucoup plus contenue au premier trimestre (+32,7 milliards d'euros) que la hausse de la dette brute", soulignent les ministres dans leur communiqué. Une moindre hausse qui s'explique par la progression de 20,1 milliards des trésoreries des administrations publiques sur la période et par les prêts supplémentaires de 33,7 milliards d'euros consentis par la Sfef au secteur financier, soit un montant qui compense l'augmentation de son endettement.
La dette brute de l'Etat a augmenté de 44,5 milliards d'euros au premier trimestre et celle des organismes divers d'administrations centrales (ODAC) de 46,9 milliards. La contribution des administrations publiques locales à la dette de Maastricht diminue de 3,9 milliards, soit un rythme comparable à celui observé les années précédentes au cours du premier trimestre, précise l'Insee. La dette des administrations de sécurité sociale a quant à elle diminué de 1,1 milliard. Outre la dette de l'Etat (1.080,7 milliards d'euros à fin mars), la dette publique au sens du traité de Maastricht prend en compte celle des administrations de sécurité sociale (34,0 milliards), des administrations publiques locales (142,8 milliards) et des ODAC (156,0 milliards).
Dans son communiqué, l'Insee souligne que le profil de la dette trimestrielle demeure révisable pendant plusieurs trimestres et que sa seule observation ne permet pas de présager celle du déficit public. Lors de la présentation la semaine dernière aux députés du document préparatoire au débat d'orientation budgétaire qui débute mardi, Eric Woerth avait prévenu que la France ne renouerait pas avec les critères européens de déficit et de dette publics en 2012 comme le gouvernement s'y était jusqu'alors engagé.
Retour MYTF1
Les divorcées ne payeront plus pour leur ex
Chargement en cours...





