Le premier modèle de la série de voitures haut de gamme que Citroën compte lancer sous le "label DS" (5 février 2009) © TF1/LCIChristian Estrosi ne le cache pas, la prime à la casse ne pourra pas être "maintenue indéfiniment". Ce mécanisme annoncé en décembre dernier prévoyant le versement de 1000 euros pour tout achat de véhicule émettant moins de 160 grammes de dioxyde de carbone devrait s'arrêter dans les prochains mois, a annoncé le ministre chargé de l'Industrie. "Souvenez-vous de la 'Balladurette' ou de la 'Jupette', et des effets dommageables de tels dispositifs dans la durée. Il faut désormais imaginer un arrêt progressif. Nous y travaillons", a-t-il déclaré dans une interview publiée lundi dans le quotidien Les Echos.
Le ministre chargé de la mise en oeuvre du Plan de relance, Patrick Devedjian, a plaidé lundi pour un arrêt de la prime à la casse progressif et coordonné sur le plan européen. Treize pays européens sur 27, dont l'Allemagne, ont mis en place une telle prime. "Si on sort, il faut que ce soit dans une situation où le relais a été pris par le consommateur, qu'on puisse s'en passer, et que ce soit très progresssif pour ne pas créer de trou d'air", a-t-il déclaré sur i-Télé. La prime à la casse a permis d'éviter un effondrement du marché automobile français mais une interruption brutale du dispositif pourrait créer un trou d'air début 2010.
Le P-DG de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, avait lui-même souligné vendredi que si les primes à la casse soutenaient actuellement le marché, leur fin entraînera une "pression à la baisse" qui compensera le mieux observé actuellement. Les immatriculations de voitures particulières ont augmenté de 7,1% sur un an en France en juin, soutenues par la prime à la casse. Pour les six premiers mois de l'année, les immatriculations sont stables (+0,2%) en données brutes. Le marché automobile européen a reculé pour sa part de 4,9% en mai. Les chiffres de juin ne seront connus que le 15 juillet.
D'après agence
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