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le 08 juillet 2009 à 16h02, mis à jour le 08 juillet 2009 à 16:27
Le Fonds monétaire international a revu en hausse de 0,6 point sa prévision de croissance pour l'économie mondiale en 2010.
Dominique Strauss-Kahn. © TF/LCILe Fonds monétaire international (FMI) se montre plutôt optimisme quant à la fin de la crise financière. Mercredi, le fonds a estimé que le pire de la débâcle financière mondiale était passé. Il a revu en hausse de 0,6 point sa prévision de croissance pour l'économie mondiale en 2010. Prudent, il a cependant averti que la stabilisation intervenue depuis quelques mois sur nombre de marchés n'était pas suffisante pour se permettre de "baisser la garde". Dans une actualisation de son "rapport sur la stabilité financière dans le monde", le FMI a noté une diminution des tensions "par rapport aux niveaux extrêmes" relevés en avril, lors de la première publication de ce document.
Les interventions "sans précédent" des banques centrales et des gouvernements "ont réduit le risque extrême d'une autre défaillance systémique comparable à l'effondrement" de la banque d'affaires américaine Lehman Brothers à l'automne, a relevé l'organisation. Mais "les récentes améliorations dans le domaine financier présentent un risque en ce sens que que l'on serait tenté de baisser la garde", a-t-elle averti, en soulignant que "la vigilance reste de mise". En une allusion à la forte reprise des Bourses mondiales depuis mars, le FMI a relevé que "les marchés pourraient connaître un sérieux revers s'ils devançaient par trop le rythme de la reprise économique". Dans son rapport d'avril, le FMI avait chiffré à 4.054 milliards de dollars le coût de la crise pour les institutions financières mondiales. Il n'a pas modifié cette évaluation mais a laissé entendre que la facture finale pourrait être moins importante.
"Continuer à aider les banques"
Pour autant, il ne faut pas abandonner le projet de racheter aux banques leurs actifs invendables accumulés pendant la dernière "bulle" spéculative, comme le gouvernement américain semblerait tenté de le faire. "Il faut continuer à aider les banques à prendre effectivement en main les actifs dépréciés", a martelé l'institution multilatérale. "Il est cependant difficile des deux côtés de l'Atlantique de mettre effectivement en oeuvre des mesures capables de prendre pleinement en charge le problème des actifs dépréciés dans les bilans bancaires", a-t-elle concédé. Le risque est donc que les banques se retrouvent "à la merci d'une détérioration encore plus grave de la qualité de ces actifs si le ralentissement de l'économie mondiale venait à s'aggraver et à durer plus longtemps que prévu", a-t-elle noté.
Devant la montée inéluctable des impayés, le FMI appelle les responsables économiques à faire en sorte que les banques maintiennent des niveaux adéquats de fonds propres et que les établissements les plus faibles soient restructurés. Il applaudit la méthode suivie par Washington de pratiquer "des tests de résistance" et d'obliger les banques à corriger les déficiences ainsi relevées.
(D'après agences)
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