Trichet exhorte Paris à réduire les dépenses

le 18 juillet 2009 à 14h00 , mis à jour le 18 juillet 2009 à 18h44

La France doit mieux définir ses priorités de dépense publique, a déclaré samedi le président de la Banque centrale européenne sur LCI.

Jean-Claude Trichet © LCI
                                                                            

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Le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, a appelé samedi sur LCI à "diminuer les dépenses" dans la zone euro et en particulier en France, estimant qu'il y avait actuellement un "problème de confiance".
 
"D'une manière générale, les Européens de la zone euro dépensent, en proportion du produit intérieur brut, plus que les autres pays industrialisés (...), et au sein de la zone euro, la France a la plus importante dépense publique", a-t-il souligné.
 
"Donc je crois que ce qui est très important, c'est de définir les priorités, de faire la 'reprioritisation' de l'ensemble des dépenses" car "quand vous dépensez plus que les autres, c'est probablement qu'il y a beaucoup de dépenses qu'il faudrait éviter de faire", a-t-il ajouté.
 
"Il faut revenir à l'équilibre"
 
Interrogé sur le grand emprunt national prévu pour 2010, M. Trichet n'a pas souhaité se prononcer sur ses modalités, mais a déclaré: "On dépense trop, il faut diminuer les dépenses". Le déficit français a atteint 3,4% du PIB en 2008 et devrait encore se creuser cette année pour atteindre 7 à 7,5%, sous l'effet de la récession économique et des mesures de relance gouvernementales.
 
"Il faut revenir à l'équilibre et être crédible dans le retour à l'équilibre", a insisté le président de la BCE, pointant "un problème de confiance" pas seulement en France, mais "au niveau de l'ensemble de la zone euro". "Nous avons en ce moment, parce que la situation est extrêmement difficile, une augmentation importante des déficits, donc inévitablement de la dette", a-t-il relevé.
 
Or "si nos concitoyens n'ont pas le sentiment que l'on va progressivement retourner à l'équilibre demain, alors ils n'auront pas confiance aujourd'hui" et "on rate ce qu'on souhaite: réactiver l'économie", a expliqué M. Trichet, ajoutant: c'est aussi "vrai des entreprises et (...) des marchés".
 

(D'après agence)

le 18 juillet 2009 à 14:00
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19 Commentaires

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  • éric, le 20/07/2009 à 18h16

    Alors la pour une nouvelle c'est une nouvelle !!!!! mdr.......

  • Cathy, le 20/07/2009 à 10h14

    Comment voulez vous réduire un déficit quand Mr Le Président Mr Sarkosy dépense des millions voir des milliards d'euro pour un nouvel avion, des nouvelles aides ( qui n'ont que d'aide que le mot), distribuer des millions aux autres pays et donc mettre la France dans un état budgétaire catastrophique au nom de la crise financière. A croise que tous nos dirigeants n'ont aucune notion des valeurs quand ont voie qu'ils ne connaissent même pas le prix d'une baguette...

  • JGH, le 20/07/2009 à 09h13

    En Fance nous avons toujours tendance à critiquer lle lourd héritage financier laissé par les présidents et gouvernement précédents ... Hélas M.Sarkozy, qui s'était fait le chantre de la " rupture" durant sa campagne éléctorale a persisté dans cette politique dépensière de ces prédécesseurs, en l'agravant même sur certains points, malgrés l'alerte de son premier ministre qui parlait déjà d'un état en " faillite" ... C'est regretable et absolument pas à l'honneur du président de la république,qui!, à cause de celà, a beaucoups perdu en crédibilité !

  • Jean, le 19/07/2009 à 21h01

    Sarko suit le modèle économique de son pays préféré, les US. Donc peu importe l'endettement, on dépense et on dépense encore. Ce sera aux générations futures de rembourser, on se fiche, on ne sera plus là pour voir ça !

  • Vingue, le 19/07/2009 à 19h31

    Trichet ne fait que dire une vérité de plus en ce qui concerne notre façon de lutter contre les déficits publics. Sarkozy et son équipe ont du pain sur la planche : réduire le déficit public en ne remplaçant pas par exemple les fonctionnaires qui partent à la retraite, et plus en général en baissant le traiin de vie de l'état. Depuis l'avènement de Mittérand au pouvoir, les gouvernements de gauche et de droite qui se sont succéder ont tous échouer dans leur lutte contre le déficit public. A chaque fois il ne faisait que présenter des budgets déficitaires Et Sarkozy même s'il a contre lui, les effets de la crise, ne fait pas mieux et ne pourra même pas respecter l'ultimatum de l'Europe pour 2012 en ramenant le déficit public et l'endettemnt dans les critères du pacte de stabilité économique et de croissance européenne. En fait en plus de la crise économique, il y a en France une vraie crise politique qui montre l'incapacité de nos dirigeants à gouverner avec les mutations que notre époque actuelle nous imposent

  • Nicolas, le 19/07/2009 à 11h01

    Une autre idée d'économie : Le "traitement de base" du Président du directoire de la BCE, Jean-Claude Trichet, est de 345 252 euros par an (en augmentation de 2% par rapport à l'an dernier), auquel s'ajoutent une indemnité "de résidence" (remplacée pour Jean-Claude Trichet par un logement de fonction ) et une indemnité "pour frais de représentation". Il touche également des allocations scolaires, de foyer et pour enfant à charge.

  • Norman, le 19/07/2009 à 09h58

    M. Trichet a raison ! La confiance que j'avais en Sakozy dégringole à cause de cette raison justement !

  • Jim, le 19/07/2009 à 00h03

    Mr Trichet aurait-il raison? OUI, la France vit au dessus de ses moyens - ce n'est pas un scoop. Oui, le déficit grandit - Oui il faut faire qq chose mesdames et messieurs les ministres. Ce ne sont pas seulement nos enfants qui en souffrirons, mais nous aussi, ne l'oublions pas. Ce n'est pas en augmentant les salaires à valeur ajoutée égale que les choses vont s'améliorer, ce n'est pas en dépensant plus d'argent que le pays ira mieux (n'en déplaise à certains). Ce n'est pas dans les dépenses de fonctionnement que se trouve le salut, mais bien dans l'investissement productif. NON, Mr Trichet n'a rien fait pour faciliter les choses au niveau international, les taux de change nous sont toujours défavorables et ne nous permettent pas de tirer le maximum des marchés à l'exportation. Mais là, tous les pays de la zone EURO sont logés à la même enseigne - alors - où est l'erreur? Dans la faible compétitivité de la France naturellement!

  • Sandro Guido, le 18/07/2009 à 23h23

    On ne peut pas toujours serrer la ceinture parce que ça fait plus d'économie. On a vu là où nous ont mené les politiques de rigueur pratiquées quand Mr Rafarin était premier ministre alors que la situation était plus favorable aux investissements et à la lutte contre le chômage. Cependant, embarquer trois cents invités dans l'avion à chaque déplacement présidentiel pose un gros problème d'éthique et de sérieux. Toutes ces invitations présidentielles au Palais de L'élysée, qui servent à entretenir les liens avec les milieux parisiens, coûtent chers aux contribuables. Je suis désolé de le dire, mais c'est nous qui les payeront.

  • Man, le 18/07/2009 à 21h50

    Si Monsieur Trichet est de bon conseil pour une fois , s'il avait tenu le même discours quand il était au Crédit Lyonnais ; les Français ne seraient encore en train de payer les 140 milliards de Francs de dette de l'époque .

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