Eric Woerth/Image d'archives © AbacaGardien des cordons de la bourse de l'Etat en tant que ministre du Budget, Eric Woerth concocte à ses collègues du gouvernement une recette qui pourrait bien, au goût de certains, avoir des aspects de soupe à la grimace. Dans un entretien publié par Le Figaro Economie, il déclare ainsi "réfléchi(r) à la possibilité d'une baisse forfaitaire des crédits de fonctionnement de tous les ministères", qui décideraient ensuite "quelles dépenses ils veulent couper". Cette réduction budgétaire pourrait intervenir "dès 2010". Concrètement, les restrictions s'appliqueront notamment aux voitures et logements de fonction.
En 2009, l'Etat a moins dépensé que prévu
Eric Woerth assure dimanche que l'Etat a dépensé deux milliards d'euros en moins qu'initialement prévu par rapport à la loi de finance adoptée fin 2008.
Publié le 15/11/2009
Ainsi, pour le parc automobile, "nous allons imposer de vendre toutes les voitures de plus de sept ans et de n'en remplacer que deux sur trois", assure Eric Woerth. En ce qui concerne les logements de fonction, "il y en a aujourd'hui 20.000, hors gendarmerie. C'est trop", estime le ministre. "Nous allons en vendre. Nous demanderons un loyer de marché aux occupants, pour les autres, au fur et à mesure de leur changement de titulaire". Concernant les organismes parapublics, "nous allons continuer à en supprimer", ajoute-t-il. Sur les niches fiscales, enfin, le ministre propose de "réexaminer dès 2010 le taux ou le plafond de toutes les niches".
"Voilà 30 ans que l'Etat fait des chèques"
Au cours du même entretien, et toujours pour le même motif (sauvegarder les caisses de l'Etat), il tacle discrètement son collègue de l'Ecologie. "Je ne suis pas favorable à la distribution de nouveaux chèques, verts ou pas : voilà 30 ans que l'Etat fait des chèques". Eric Woerth exprime ainsi son hostilité à la suggestion de son collègue Jean-Louis Borloo d'un "chèque vert" aux ménages. Ce chèque servirait, pour le ministre de l'Ecologie, à redistribuer la manne de la future taxe carbone. Mais Eric Woerth, sans exclure une autre forme de compensation, s'oppose à une distribution directe.
La question est donc double : "Faut-il redistribuer le produit" de la taxe carbone ? Sur ce plan, le ministre du Budget évite de se prononcer : "rien n'est encore arbitré". L'Etat doit-il signer des chèques aux Français ? Sur ce plan, pour lui, la réponse est non.
D'après agence
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En 2009, l'Etat a moins dépensé que prévu
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