La divine surprise du deuxième trimestre

le 13 août 2009 à 08h04 , mis à jour le 13 août 2009 à 19h54

Alors que les prévisions tablaient sur un repli de 0,3%, le produit intérieur brut de la France a progressé de 0,3% au deuxième trimestre.

Economie Finances Christine LagardeLa ministre de l'Economie et des Finances Christine Lagarde © TF1

C'est Christine Lagarde qui a annoncé jeudi la bonne surprise : la France connaît de nouveau la croissance. Son produit intérieur brut a progressé de 0,3% au deuxième trimestre, assure la ministre de l'Economie.
   
Christine Lagarde ne cache d'ailleurs pas son étonnement : "Les chiffres sont extrêmement surprenants : après quatre trimestres négatifs, la France sort enfin du rouge et la croissance redevient positive à +0,3%", a-t-elle dit sur RTL. "C'est un chiffre évidemment très positif qui nous surprend et qui nous réjouit. La France se distingue clairement de ses voisins," a-t-elle ajouté. En effet, contrairement à la France et l'Allemagne (lire ci-dessous), les Etats-Unis, la Grande-Bretagne ou encore l'Espagne ont subi des baisses importantes de leurs PIB au deuxième trimestre. L'Insee, qui prévoyait de son côté un recul de 0,6%, a confirmé l'annonce de la ministre officialisant la hausse de 0,3% au deuxième trimestre 2009.

Lagarde voit toujours une sortie de crise mi-2010

"Nous sommes clairement en phase de stabilisation", déclare la ministre de l'Economie dans une interview à paraître vendredi dans le Figaro. "Pour autant, il est trop tôt pour réviser nos prévisions. Je reste sur un schéma de sortie de crise définitive mi-2010. Maintenant, si nous redémarrons avant, tant mieux !", ajoute-telle.

A noter que la chute de l'activité avait été de 1,3% au premier trimestre, selon un chiffre révisé à la baisse de 0,1 point, également publié jeudi par l'Insee. Ces annonces devraient donc accréditer l'idée d'une "sortie de crise" des grandes économies développées, thème qui a pris de l'ampleur récemment.

Prévisions à -3% pour 2009 inchangées

"Le rebond du PIB est notamment imputable à l'amélioration du solde du commerce extérieur", explique l'Insee dans son communiqué. Les exportations augmentent de 1%, après -7,1% au trimestre précédent, tandis que les importations "reculent à un rythme moins soutenu qu'au premier trimestre (-2,3% après -5,8%)", selon l'Insee. Les dépenses de consommation des ménages, moteur traditionnel de la croissance française, continuent de résister, et s'accélèrent même légèrement à +0,3% après +0,2%. En revanche, l'investissement se replie à nouveau, mais dans une moindre mesure (-1% après -2,6%).

L'annonce d'une croissance française positive au 2e trimestre s'ajoute à d'autres signaux encourageants perçus ces dernières semaines comme la hausse de la production industrielle et la remontée du moral des entrepreneurs. Les économistes restent toutefois prudents pour les trimestres à venir considérant que la hausse du chômage, qui devrait se poursuivre malgré la reprise, va peser sur l'activité. Et, ultime preuve de la prudence du gouvernement, Bercy, qui table sur un recul du produit intérieur brut (PIB) de 3% en 2009, n'a pas l'intention de réviser cette prévision dans l'immédiat.

 

L'Allemagne aussi...

L'Allemagne a renoué de manière inattendue avec la croissance au deuxième trimestre, avec une hausse de 0,3% de son produit intérieur brut par rapport au premier trimestre, a annoncé jeudi l'Office fédéral des statistiques.
La première économie européenne n'avait plus enregistré un taux de croissance positif depuis le premier trimestre 2008, a précisé l'Office dans un communiqué.

(D'après agence)

le 13 août 2009 à 08:04
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48 Commentaires

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  • Citoyen, le 16/08/2009 à 11h12

    Pour développer le dégoût de mrjectou , il devrait étendre l'hypocrisie au gouvernement qui charge les autres quand cela va mal ( l'europe, la crise , les USA , les autres quoi!) et tire la couverture quand il y a un petit chiffre légèrement positif à commenter devant les caméras. Il nous manque un vrai homme -femme d'état ,capable d'avoir une vision de la société et du recul sur les évènements ( et les caméras).

  • Philippe, le 15/08/2009 à 19h24

    @Antoine: je ne pense pas qu'on puisse dire que la "croissance n'a rien à voir avec les licenciements"... la relation est complexe, mais elle existe bien. L'impact des licenciements récents n'est pas encore pris en compte dans les chiffres.

  • Jerry, le 15/08/2009 à 02h06

    Vu le sourire de la ministre, on va surement pouvoir baisser l'electricite de 1.9%, remmettre le livret A a 6% ? Non ?

  • Dada, le 14/08/2009 à 13h58

    Aller dire cela a un cheval de bois vous serez sur de ne pas recevoir un coup de patte

  • Philippe, le 13/08/2009 à 19h29

    Je ne comprends pas pourquoi certains disent encore que la France n'est pas attractive pour les investisseurs, que la France ne travaille pas assez, que les 35h nous plombent etc. et au final on fait de la croissance alors que les autres grands pays europeens (sauf peut etre l allemagne) et le USA n'en font pas !?? Alors, qui a une explication ?

  • Antoine, le 13/08/2009 à 17h14

    Maxnas, Conflans ste Honorine : peut être juste parce que ça n'a rien à voir

  • L ypocrisie bien Française, le 13/08/2009 à 17h03

    Amusant...., quand le chômage baisse, c'est les stats qui sont truquées, quand le chômage monte, c'est la faute à notre Président, quand le PIB s'améliore, c'est grâce au fremissement d'une petite reprise économique mondiale, quand le PIB diminue, c'est la faute à notre Président. La mauvaise foi légendaire du Français qui sait tout, qui a tout vu, mega professionnel de la critique, faites ce que je dis pas ce que je fais, et le top du top, qui ne donne jamais l'exemple pour prouver objectivement ces dires... Franchement, je comprends pourquoi tant d'investisseurs étrangers ont de moins en moins l'envie d'investir 1 euro dans notre beau pays avec une mentalité aussi prétentieuse, nombriliste, caractérielle et autodestructrice.

  • Bibi32, le 13/08/2009 à 17h02

    çà me rappelle ce que j'ai lu sur 1929 et les années 30... On verra dans un an ou deux...

  • Exodus, le 13/08/2009 à 16h47

    Je suis content de voir que beaucoups de gens sont optimistes et je m'en réjouis. Mais sans vouloir jouer le trouble fête, je ne vois pas par quel miracle il y aurait une reprise. En effet, pour récolter il faut semer, cela fait des années que nous semons plus rien. L'argent n'est plus en France, les investissements sont en dehors de l'Europe. Le nerf de la guerre c'est L'industrie et notre Industrie fond comme neige au soleil, il suffit de regarder les journaux de toutes tendances politiques, le constat est le même. De plus, il y a l'effet d'inertie, même si demain il y avait des signes de reprises venue des Etats-Unies où autres (je ne vois pas trés bien comment dailleurs), les grands groupes sont dans une phase de nettoyage et ca va durer. Donc c'est parce que les Français ont achetés des voitures avec la prime à la casse et ont dilapidés leurs indémnités de liscienciement que la reprise est là !

  • Na, le 13/08/2009 à 16h45

    Pour repondre a Maxnas - je ne suis pas economiste mais chef d'entreprise - donc les licenciements viennent pour la plupart des entreprises d'un manque de tresorerie suite a une baisse de chiffre d'affaire - quand vous avez l'urssaf qui vous courent apres chaque trimestre et vous impute des majorations vertigineuses car vous n'avez pas les moyens de payer vos charges fautes de liquidités ou que vous avez du mal a payer vos salaries vous etes dans l'obligation de reduire votre personnel pour au minimum sauver les murs en esperant pouvoir embaucher des la reprise et le redemarrage - attention je ne parle pas de ces groupes qui profitent de la crise pour epurer leur effectif pour delocaliser ou corriger des erreurs de gestion ou de production - ou qui ont des projets de modernisation qui leur coutent la peau des fesses et qui n'ont pas eu l'intelligence de budgeter leur masse salariale avec un taux risque permettant de faire le dos rond pendant une periode difficile - En general le licenciement c'est = pas de commande = pas de travail = pas d'argent frais pour payer les salaires et les charges = dehors et on arrete tous - le fait que cela redemarre c'est qu'il y a des personnes qui ont de l'argent - qui ne sont pas ou peu touchés par la crise et qui jusqu'a maintenant bloquait leur consommation par peur - plus des banques qui ont mis un certain temps a relancer les credits soit immobilier ou a la consommation donc plus d'argent en circulation - donc on redemarre une economie d'echange - si ce mouvement continue (et il le faut pour voir la fin du tunnel) les entreprises vont retrouver des carnets de commande pleins ( je pense au batiment qui ont l'habitude de travailler sur un carnet a 6 mois et qui se retrouvent aujourd'hui peniblement a prevoir 2 mois de travail) en resume et pour faire court (lol) cette divine surprise est une bonne chose pour la consommation et les echanges - bien sur il faudra du temps pour reduire le chomage mais il faut un debut a tout

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