Image d'archives © TF1La pause surprise de juin et l'éclaircie économique au 2e trimestre n'ont pas duré. Le chiffre officiel est tombé comme prévu mercredi à 18 heures : le nombre d'inscrits à Pôle emploi en catégorie A (chômeurs privés de toute activité) a augmenté de 10.700 en juillet en métropole à 2,53 millions (+25,6% sur un an), laissant craindre qu'aucune amélioration majeure n'est à attendre sur le plan de l'emploi avant plusieurs trimestres. En incluant les demandeurs d'emploi exerçant une activité réduite (catégories B et C), un total de 3,668 millions de Français en métropole (+19,3% sur un an) et 3,888 millions avec les départements d'outre-mer (+18,9% sur un an) étaient inscrits à Pôle Emploi fin juillet et tenus de faire des "actes positifs de recherche d'emploi". Le nombre d'inscrits dans ces trois catégories (A, B, C) a progressé de 0,9% sur un mois et de 19,3% sur un an.
Saluant une "hausse limitée" du nombre de demandeurs d'emploi de la seule catégorie A, la ministre de l'Emploi Christine Lagarde a jugé que "la dégradation du marché du travail est moins importante qu'au début de l'année grâce aux mesures prises par les pouvoirs publics depuis plusieurs mois". Elle a qualifié de "signal encourageant" la deuxième baisse mensuelle consécutive du nombre de jeunes demandeurs d'emploi, à l'inverse des autres tranches d'âge. Ce mercredi matin, Christine Lagarde avait tenu à mettre les choses au point. Le nombre d'inscrits au chômage en juillet a certes augmenté, mais "beaucoup moins" que 20.000 à 30.000, avait indiqué la ministre de l'Economie et de l'Emploi, faisait ainsi référence à des chiffres publiés dans le Figaro de mercredi.
Pour le PS, "aucune reprise" en cours
En juin, la progression des inscriptions à Pôle emploi en catégorie A (sans aucune activité) avait enregistré une baisse surprise (-0,7% sur un mois, soit -18.600), pour la première fois après 11 mois consécutifs de hausse. Mais le nombre de demandeurs d'emploi avait continué à augmenter (+0,3%) en tenant compte des personnes exerçant une activité réduite.
Pour le PS, ces 10.700 chômeurs supplémentaires "montrent qu'il n'y a en France aucune reprise" de l'activité économique. Selon Alain Vidalies, secrétaire national au Travail et à l'Emploi du PS, "la dégradation de l'emploi risque de retarder le redémarrage".
(D'après agence)
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