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Par , le 26 août 2009 à 10h33 , mis à jour le 26 août 2009 à 11h09

Nicolas Sarkozy a demandé à Alain Juppé et Michel Rocard de plancher sur le grand emprunt pour soutenir "la connaissance" et la "compétitivité des entreprises".

Michel Rocard et Alain Juppé président la commission sur le grand empruntMichel Rocard et Alain Juppé président la commission sur le grand emprunt © LCI

Après sa mise au point sur les bonus mardi, Nicolas Sarkozy a poursuivi sa rentrée en installant la commission de réflexion sur le grand emprunt. Il a demandé mercredi à ses présidents, les ex-Premiers ministres Alain Juppé et Michel Rocard, de se pencher sur "trois défis majeurs", "l'économie de la connaissance", la "compétitivité des entreprises" et "les équipements industriels innovants". "Les emplois non qualifiés sont l'objet d'une concurrence intense, un pays comme la France ne gardera son niveau de vie et sa cohésion sociale qu'en élevant son niveau général de qualification", a estimé le chef de l'Etat en évoquant le "défi de l'économie de la connaissance".
 
"Le renforcement des entreprises innovantes et exportatrices, et en particulier de leurs fonds propres, est plus stratégique que jamais au moment où elles émergent d'une crise exceptionnelle", a-t-il poursuivi. "Comment avons-nous pu en quelques années laisser baisser d'un quart notre part des exportations européennes ?", s'est-il interrogé. "Notre pays a un besoin urgent d'une réflexion sur le soutien aux investissements industriels, stratégiques, scientifiques et technologiques, qui posent les bases des filières de demain", a également relevé Nicolas Sarkozy. Il a ainsi demandé à la commission de définir les "quelques domaines majeurs" à retenir parmi "l'énergie solaire, les énergies marines, la fibre optique, les nanotechnologies, le stockage de l'énergie électrique, les biotechnologies".
 
Combien ? Comment ?
 
Sur les modalités de cet emprunt, le président de la République est resté très flou. Le montant du "grand emprunt national" sera "fonction des besoins" identifiés. Il "dépendra des besoins que vous allez identifier et de la capacité d'endettement que nous aurons", a déclaré le chef de l'Etat lors de son discours devant la commission. Alain Juppé avait assuré mercredi sur RTL, peu avant l'installation de la commission, que cet emprunt "ne sera pas un emprunt comme les autres" car il devra avant tout servir à "enrichir la nation". Il a rappelé sur ce point que "la France est déjà très endettée" et que "le niveau de la dépense publique est très élevée, aux alentours de 54% par rapport à la richesse nationale ce qui est une sorte de record mondial".
 
Se refusant lui aussi à donner des chiffres sur son montant, il a seulement indiqué que la commission devrait donner "des scénarios alternatifs" avec "le minimum, le maximum" du niveau de l'emprunt. Certains proches de Nicolas Sarkozy avaient évoqué 80 à 100 milliards d'euros mais la plupart des économistes jugent ce montant disproportionné et trop lourd pour la dette publique.

 

Par Olivier Levard le 26 août 2009 à 10:33
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34 Commentaires

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  • PB6869, le 27/08/2009 à 11h42

    Rocard , Juppé . Pour quand du sang neuf ....

  • Joss, le 27/08/2009 à 09h04

    Que peut-on donner quand on a rien assez d'emprunt pour rembourser les dettes que le gouvernement reduise son train de vie

  • GMAZEAUD, le 27/08/2009 à 08h53

    Bonjour, Ce qui est bizarre dans cette affaire, c'est que l'es 2 anciens premiers Ministre nommé pour pour prendre le lead sur ce dossier sont ceux la même (avec d'autres) qui ont participé activement a plonger la France dans la situation ou elle se trouve aujourd'hui..... Alors quel crédit peut on porter a Messieurs Rocard et Juppé?? Cordialement

  • Armand, le 27/08/2009 à 08h11

    Pourquoi emprunter quand on peut créer soit-même de la monnaie ? Ha oui c'est vrai pardon, les états préfèrent largement emprunter au près de ceux qui sont déjà riche, puis de leur rendre avec les intérêts, les rendant encore plus riche... le tout en prenant dans la poche des français ! L'argent va encore aller vers ceux qui en ont déjà bien trop. J'ai même pas de mot pour qualifier cette arnaque/racket. A bat l'article 104 du Traité de Maastricht. Un état doit pouvoir se financer à zéro pour cent et au près de lui-même (ou de la BCE) !!!

  • Champaloux, le 27/08/2009 à 01h29

    Bien joué ! on sait très bien qui prendra les décsions finales , donc ces nominations ont pour but , d'une part d'étouffer toute vélleité présidentielle pour Juppé et d'autre part de museler le seul homme de gauche encore crédible ! encore que celui-ci soit un brin maso puisque MITTERAND lui avait fait le meme coup en le nommant ministre ou commissaire au plan : vous en avez entendu parler de son rapport ?? bref , que Sarkozy fasse de meme avec ROYAL - qui se la joue "sage" par son silence apparent - et la France pourra peut-etre avancer un peu plus dans le bon sens !

  • Farfouillot, le 26/08/2009 à 19h07

    Si la rémunération de cet emprunt est "style" livret A , alos au revoir Messieurs...

  • Lui36, le 26/08/2009 à 19h05

    A voir comment sont gerés les comptes publique, il faut etre temeraire pour leur confier nos picaillons!!

  • Zygmunt, le 26/08/2009 à 18h52

    Juppé Rocard ! A ce président Sarkozy, il est Super, il forme les couples maintenant....

  • Joachim, le 26/08/2009 à 18h44

    Mitterrand avait bien compris qui était réellement Rocard...

  • Nanard, le 26/08/2009 à 18h13

    Pas question on paye déja assez comme ça désolé Mr Sarkozy .

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