Barack Obama discutant à Pittsburgh avec des membres de la délégation russe, dont Dmitri Medvedev (25 septembre 2009) © www.abacapress.com| Le communiqué final du G20 |
Obama s'en prend aux bonus des banquiers
Dans une émission télévisée, le président américain s'en prend aux "banquiers gras de Wall Street", dont certains se sont octroyé des bonus après avoir été sauvés par l'argent du contribuable.
Publié le 12/12/2009
Taxe sur les bonus : Washington résiste
Après l'annonce de Londres puis Paris d'une taxe à hauteur de 50% sur les bonus des banquiers dépassant 27.000 euros, l'Allemagne réfléchit sérieusement à l'idée. En revanche les Etats-Unis répondent : "pas pour l'instant".
Publié le 11/12/2009
Après Londres, Paris compte taxer les bonus à 50%
S'alignant sur l'initiative de Londres après une rencontre jeudi avec Gordon Brown, Nicolas Sarkozy devrait annoncer une taxe sur les bonus 2009 des banquiers qui dépasseraient 27.000 euros.
Publié le 10/12/2009
Londres va taxer les bonus des banquiers
Le Royaume-Uni a annoncé mercredi l'instauration d'ici à avril d'une taxe de 50% sur les bonus quand ceux-ci dépasseront 27.000 euros. Une taxe que devront acquitter les banques.
Publié le 09/12/2009
Des bonus maousses mais des bonus étalés
Les banques ont accepté que la moitié des bonus qu'elles accordent soient étalés sur trois ans. Mais point de limitation au programme de la prochaîne réunion du G20...
Publié le 05/11/2009
"Ce sommet a été bénéfique. Nous avons tiré les économies du gouffre et nous avons jeté les bases d'une prospérité à long terme". Vendredi, la conférence de presse de clôture du sommet faite par Barack Obama avait des airs de communiqué de victoire. Les pays du G20, réunis à Pittsburgh, ont jeté les bases d'une nouvelle gouvernance économique et financière, dans l'espoir qu'elle évitera au monde une nouvelle crise.
Une volonté traduite, sur le plan symbolique, par un encadrement renforcé des bonus des traders et banquiers, dont les montants faramineux ont déclenché la colère de l'opinion publique. Barack Obama a souligné que ces bonus seraient conditionnés à leurs performances. Et lors de sa propre conférence de presse, Nicolas Sarkozy a annoncé un accord pour que les banques centrales des principales économies développées et émergentes puissent limiter le montant global des bonus dans les banques. Les pays du G20 sont également "d'accord pour exiger que les banques qui ont des activités risquées soit obligées d'augmenter leurs fonds propres". Le Groupe des Vingt, a par ailleurs ajouté le chef de l'Etat français, a décidé de mettre à l'étude la possibilité de taxer certaines transactions financières. Cette étude portera sur "une taxe sur les activités financières spéculatives ou risquées", a-t-il précisé. Cette fameuse "taxe Tobin" n'est toutefois pas mentionnée dans le communiqué final du sommet.
Un sommet du G20 en 2011 en France
Les pays du G20 ont décidé de renforcer leur coopération, au point même d'accepter un droit de regard de leurs partenaires sur la façon dont ils gèrent leurs économies, avec l'aide du Fonds monétaire international, qui voit son rôle accru dans la gouvernance économique mondiale. Et pour mieux marquer cette volonté de coopération, ils ont décidé que cette enceinte, qui représente quelque 90% du Produit intérieur brut de la planète, deviendra à l'avenir le principal forum de la coopération économique internationale, aux dépens du G8. Les ministres des Finances du G20 se réuniront ainsi en novembre en Ecosse, les chefs d'Etat et de gouvernement se retrouvant l'année prochaine au Canada et en Corée du Sud ; et un sommet aura lieu en 2011 en France. Corollaire de cette nouvelle place de choix qu'occupe désormais le G20, le sommet a également décidé d'augmenter de 3% au moins les droits de vote des pays en développement et en transition au sein de la Banque mondiale et "d'au moins 5%" les quote parts au sein du FMI.
En ce qui concerne la crise financière proprement dite, les membres du G20 se sont dits convaincus d'avoir remporté la bataille. Lors de leur précédent sommet, début avril à Londres, expliquent-ils, l'économie se trouvait face à un défi sans précédent "pour notre génération". Les Etats membres du G20 s'étaient alors engagés à tout mettre en oeuvre pour redresser la situation, réformer le système financier et garantir la disponibilité des crédits. "Notre solide réponse a contribué à enrayer le vif et dangereux déclin de l'activité mondiale et à stabiliser les marchés financiers", soulignent-ils. La production industrielle est repartie à la hausse dans la plupart des pays du G20, les échanges commencent à se redresser et les institutions financières augmentent leur capital.
Mais beaucoup reste à faire en matière de régulation et de rééquilibrage de la croissance pour garantir la stabilité de l'économie, ont nuancé les auteurs du communiqué. Et d'ajouter que le "sentiment de retour à la normale ne doit pas se traduire par un excès de confiance". Le G20 confirme ainsi la nécessité de maintenir les plans de relance. Les pays du G20 veulent aussi "rééquilibrer la croissance" de l'économie mondiale. En clair, il s'agit de réduire le poids du consommateur américain dans l'économie mondiale au profit de son homologue chinois ou indien. Le G20 s'engage également à "mettre en place un système financier international plus solide, pour réduire les déséquilibres de développement".
D'après agences
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