Bonus, relance : ce qui s'est décidé à Pittsburgh

le 25 septembre 2009 à 23h36 , mis à jour le 26 septembre 2009 à 00h45

Les banques centrales pourront limiter le montant global des bonus. Le G20 va aussi agir pour relever les normes sur les fonds propres des banques.

Barack Obama discutant à Pittsburgh avec des membres de la délégation russe, dont Dmitri Medvedev (25 septembre 2009)Barack Obama discutant à Pittsburgh avec des membres de la délégation russe, dont Dmitri Medvedev (25 septembre 2009) © www.abacapress.com

Le communiqué final du G20
 
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"Ce sommet a été bénéfique. Nous avons tiré les économies du gouffre et nous avons jeté les bases d'une prospérité à long terme". Vendredi, la conférence de presse de clôture du sommet faite par Barack Obama avait des airs de communiqué de victoire. Les pays du G20, réunis à Pittsburgh, ont jeté les bases d'une nouvelle gouvernance économique et financière, dans l'espoir qu'elle évitera au monde une nouvelle crise.

Une volonté traduite, sur le plan symbolique, par un encadrement renforcé des bonus des traders et banquiers, dont les montants faramineux ont déclenché la colère de l'opinion publique. Barack Obama a souligné que ces bonus seraient conditionnés à leurs performances. Et lors de sa propre conférence de presse, Nicolas Sarkozy a annoncé un accord pour que les banques centrales des principales économies développées et émergentes puissent limiter le montant global des bonus dans les banques. Les pays du G20 sont également "d'accord pour exiger que les banques qui ont des activités risquées soit obligées d'augmenter leurs fonds propres". Le Groupe des Vingt, a par ailleurs ajouté le chef de l'Etat français, a décidé de mettre à l'étude la possibilité de taxer certaines transactions financières. Cette étude portera sur "une taxe sur les activités financières spéculatives ou risquées", a-t-il précisé. Cette fameuse "taxe Tobin" n'est toutefois pas mentionnée dans le communiqué final du sommet.

Un sommet du G20 en 2011 en France

Les pays du G20 ont décidé de renforcer leur coopération, au point même d'accepter un droit de regard de leurs partenaires sur la façon dont ils gèrent leurs économies, avec l'aide du Fonds monétaire international, qui voit son rôle accru dans la gouvernance économique mondiale. Et pour mieux marquer cette volonté de coopération, ils ont décidé que cette enceinte, qui représente quelque 90% du Produit intérieur brut de la planète, deviendra à l'avenir le principal forum de la coopération économique internationale, aux dépens du G8. Les ministres des Finances du G20 se réuniront ainsi en novembre en Ecosse, les chefs d'Etat et de gouvernement se retrouvant l'année prochaine au Canada et en Corée du Sud ; et un sommet aura lieu en 2011 en France. Corollaire de cette nouvelle place de choix qu'occupe désormais le G20, le sommet a également décidé d'augmenter de 3% au moins les droits de vote des pays en développement et en transition au sein de la Banque mondiale et "d'au moins 5%" les quote parts au sein du FMI.

En ce qui concerne la crise financière proprement dite, les membres du G20 se sont dits convaincus d'avoir remporté la bataille. Lors de leur précédent sommet, début avril à Londres, expliquent-ils, l'économie se trouvait face à un défi sans précédent "pour notre génération". Les Etats membres du G20 s'étaient alors engagés à tout mettre en oeuvre pour redresser la situation, réformer le système financier et garantir la disponibilité des crédits. "Notre solide réponse a contribué à enrayer le vif et dangereux déclin de l'activité mondiale et à stabiliser les marchés financiers", soulignent-ils. La production industrielle est repartie à la hausse dans la plupart des pays du G20, les échanges commencent à se redresser et les institutions financières augmentent leur capital.

Mais beaucoup reste à faire en matière de régulation et de rééquilibrage de la croissance pour garantir la stabilité de l'économie, ont nuancé les auteurs du communiqué. Et d'ajouter que le "sentiment de retour à la normale ne doit pas se traduire par un excès de confiance". Le G20 confirme ainsi la nécessité de maintenir les plans de relance. Les pays du G20 veulent aussi "rééquilibrer la croissance" de l'économie mondiale. En clair, il s'agit de réduire le poids du consommateur américain dans l'économie mondiale au profit de son homologue chinois ou indien. Le G20 s'engage également à "mettre en place un système financier international plus solide, pour réduire les déséquilibres de développement".

D'après agences

le 25 septembre 2009 à 23:36
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3 Commentaires

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  • Sylvain, le 26/09/2009 à 10h38

    Bonjour, Avant de parler de parer pour une nouvelle crise, il faut peut être penser à sortir de celle que l'on subit actuellement. Qu'en pensez vous ?. D'autre part, les réformes sont bonnes pourvues que tout le monde joue le jeu, mais avec les rapaces de la bourse je ne pense pas qu'on y arrivera. En effet, il y aura toujours un petit groupe qui profitera du système. La seule solution possible, je pense est que les gouvernements légifèrent sur la profession de traders afin de rendre des recours possibles pour les victimes.

  • Bernard, le 26/09/2009 à 08h02

    Pour marie de Bayonne. quelle déformassion proffessionnelle!!!

  • Libéral humaniste, le 26/09/2009 à 06h04

    Il y a un an les gauchos et extra gauchos nous prédisaient la fin du capitalisme pour je ne sais quel système. Les choses avancent dans le bon sens et à grand pas. Regardez la "révolution" des paradis fiscaux qui aujourd'hui ont leur âge d'or derrière eux. Le tout est de ne pas oublier l'homme et la femme dans ce système et surtout l'état de la planète que nous laisserons à nos enfants. Ce que l'utopie communiste n'a pas pu résussir : unir les hommes pour déterminer leur avenir, le capitalisme est en train de le faire.

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