Bien immobilier à vendre © TF1/LCIDepuis 1995, l'Ile-de-France n'avait plus connu une telle baisse. Les prix de vente des logements dans cette région ont accusé une chute de 9% au deuxième trimestre 2009 par rapport au trimestre correspondant de 2008, selon une étude de la Chambre des notaires de Paris et de l'Ile-France rendue publique jeudi. Pour Paris intra-muros, qui était jusqu'à présent épargné par la crise de l'immobilier, la baisse des prix des logements est de 7,8% par rapport au deuxième trimestre 2008 alors qu'elle n'était que de 1,6% au premier trimestre par rapport au trimestre correspondant de 2008.
Avec 6060 euros/m2 en moyenne au deuxième trimestre 2009, le prix des appartements anciens parisiens redescend à son niveau de mi-2007. Cette baisse concerne tous les arrondissements (de -2,2% dans le 5e à -11,9% dans le 19ème). L'arrondissement parisien le plus cher (le 6ème), à 9.600 euros/m2, repasse sous la barre symbolique des 10.000 euros/m2 qu'il avait franchie au deuxième trimestre 2008. A l'opposé le 19e est en moyenne moitié moins cher (4.570 euros/m2) suivi du 20e (4.880 euros/m2) et du 18e (5.320 euros/m2). La baisse est plus marquée en grande couronne (-9,3%) qu'en petite couronne (-7,1%).
12% de baisse en fin d'année ?
"Cette baisse des prix était inévitable. C'est la suite logique, toujours un peu différée, de la chute des volumes", soulignent les notaires. Cette chute des prix doit être relativisée, puisqu'en 10 ans, le prix au m2 des appartements en IDF a presque triplé et le prix des maisons plus que doublé. Pour l'ensemble de l'année 2009, les notaires tablent sur une baisse des prix comprise entre 9% et 12% par rapport à 2008 car, selon eux, "l'essentiel de la baisse est inscrite dans les chiffres du premier semestre". Les ventes de logements anciens et neufs dans la région, avec un total de 32.620, ont accusé un nouveau plongeon de 24% au deuxième trimestre 2009 par rapport au trimestre correspondant de 2008.
Mais elles s'étaient effondrées de plus de 40% au premier trimestre par rapport au trimestre correspondant de 2008, atteignant le point le plus bas de volume de ventes depuis 1996. Pour l'ensemble du premier semestre 2009, le nombre de transactions (55.490) est en recul de 32,7% sur les six premiers mois de 2008. Le marché francilien est surtout porté par les logements de petite taille, notamment grâce aux primo-accédants qui bénéficient du PTZ (prêt à taux zéro), alors que les produits "chers", notamment les maisons, ne trouvent des acheteurs que dans les secteurs les plus prisés et beaucoup moins facilement qu'il y a deux ans.
D'après agence
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