La France renoue timidement avec l'optimisme

le 17 septembre 2009 à 12h49 , mis à jour le 17 septembre 2009 à 16h32

François Fillon a annoncé des prévisions de croissance améliorées pour 2009, avec -2,25% au lieu de -3%, ainsi que pour 2010 avec +0,75% au lieu de +0,5%.

[Expiré] [Expiré] François Fillon Premier ministre © AFP

La sortie de crise est encore loin, mais le bout du tunnel est en vue : c'est en gros le message délivré jeudi par François Fillon. Après quatre trimestres de croissance négative, l'économie française est sortie de la récession au deuxième trimestre avec une progression du produit intérieur brut de 0,3% et le gouvernement table sur une stabilisation au 3e trimestre. Ce qui a permis au Premier ministre d'annoncer jeudi des prévisions de croissance améliorées pour 2009, avec -2,25% au lieu de -3%, ainsi que pour 2010 avec +0,75% au lieu de +0,5%.

Au même moment, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, était sur le plateau de LCI pour confirmer ce léger mieux tout en mettant en garde, comme le Premier ministre, contre le risque de l'excès d'optimisme alors que l'économie française reste en mauvaise posture.

"Saisir la croissance au bon moment"

"La crise n'est pas finie. La crise ne sera terminée que le jour où le chômage commencera à baisser. Mais nous avons un paysage qui évolue positivement. La reprise se dessine, elle est fragile mais je crois qu'elle est en germe", a déclaré le Premier ministre à Matignon lors de la remise du prix de l'audace créatrice. Et en annonçant les nouveaux chiffres de croissance, il a souligné : "Depuis deux ans, à chaque fois que nous avons révisé nos prévisions d'activité, c'était à la baisse. Cette fois-ci, on va les réviser à la hausse. Le mouvement qui s'amorce est encore bien modeste mais c'est un signal encourageant. Tout l'enjeu sera pour nous de saisir la croissance au bon moment et dans des conditions maximales".

Reste, comme l'a souligné le Premier ministre, que la crise ne sera finie que lorsque le chômage baissera. Or sur ce plan, les dernières prévisions de l'Organisation de coopération et de développement économique, dévoilées mercredi dans son rapport annuel Perspectives de l'emploi, sont plutôt sombres. Selon les projections de l'organisation, si "la plus grande part de la hausse attendue du chômage se sera déjà produite à la mi-2009 en Espagne, aux Etats-Unis, en Irlande et au Japon, elle restera à venir dans d'autres pays comme l'Allemagne, la France et l'Italie". La prévision établie en mars d'un taux de chômage moyen jamais vu dans les 30 pays de la zone, tutoyant les 10% fin 2010, est maintenue par l'OCDE malgré un espoir de reprise de l'activité à l'horizon, pointé dans le rapport.

En moins de trois ans, entre fin 2007 et fin 2010, le nombre de chômeurs aura progressé de plus de 25 millions dans la zone OCDE qui inclut 23 pays européens, ainsi que l'Australie, la Turquie, la Nouvelle-Zélande, le Canada, le Mexique, les Etats-Unis, le Japon et la Corée du sud. Cette hausse est, à elle seule, à peu près équivalente à celle constatée en dix ans lors des deux grands chocs pétroliers. "L'un des principaux risques", selon l'OCDE, étant "de voir une grande part de cette forte hausse du chômage prendre un caractère structurel" et se muer en "crise sociale à part entière", avec à la clé une santé dégradée, une baisse de niveau de vie, une augmentation de la délinquance et de la criminalité, et une diminution du potentiel de croissance. Un sombre tableau qu'a tenu à relativiser laurent Wauquiez : "Prévoir ce qui va nous arriver d'ici un an et demi, l'OCDE n'en est pas capable", a lancé le secrétaire d'Etat à l'Emploi sur RMC. "Mon travail, ce n'est pas de faire des prévisions, c'est, avec tous les outils de l'emploi, d'essayer de faire mieux que les prévisions".

D'après agence

Les banques priées de mieux soutenir les PME

"La tendance à la diminution des crédits de trésorerie doit être inversée (...). Il ne faut pas que les banques, après avoir pêché par excès d'optimisme, pêchent maintenant par excès de prudence", a souligné le Premier ministre en annonçant la révision à la hausse des prévisions de croissance. "J'ai demandé à la ministre de l'Economie d'être particulièrement vigilante sur une répercussion pleine et rapide pour les entreprises de la baisse des taux de la BCE". Réponse de Christine Lagarde, pratiquement au même moment sur LCI : les discussions avec les banques sont bien avancées. "Je leur ai écrit en leur demandant de me communiquer leur plan de route, de m'indiquer quelles actions précises elles entendent mener pour aller à la recherche des entreprises et des ménages qui ont besoin de financement". La ministre de l'Economie a ajouté avoir sommé les banques d'avoir une "appréciation équilibrée des risques, (de) ne pas se mettre en situation d'appréciation timide, de (ne pas) demander des garanties constamment supérieures à ce qu'elles demandaient il y a un an".

 

le 17 septembre 2009 à 12:49
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33 Commentaires

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  • Bob02500, le 22/09/2009 à 09h23

    Je trouve que pour dire quand la France il vaudrais que long nous laisse dire se nous avons à dire et ses sa la liberté surtout que sa sert a tous sinon ne dits pas de maître des com merci bob02500

  • Enzo, le 21/09/2009 à 21h45

    Stop Messieurs FILLON et sarko, ca suffit, le chomage augmente considérablement, vos taxes appauvrissent le peuple, vous depenser sans compter, Nous allons droit à la catastrophe et ca va peter bientot.

  • STEPH, le 18/09/2009 à 14h55

    A Gael de La Celle Saint Cloud, je pense que vu ton lieu de résidence tu fais partie des catégories aisées que le démantèlement programmé de notre système de protection sociale ne pénalise pas, et peut-être même es tu ravi des gens en place parce que le bouclier fiscal te favorise. Alors, je ne dis pas que tout serait parfait avec un gouvernement de gauche, loin de là, mais il y aurait sans doute plus d'humanité. Là, tu remarqueras que depuis le début de cette crise, Mr Sarkozy a toujours dit que ce qui le préoccupait c'était la relance de la croissance et de l'économie, jamais les chômeurs qui s'accumulent. Ca aussi, je suppose que tu es à l'abri de ce type de préoccupation ? Mesure la chance que tu as et si tu le peux, mais je ne rêve pas, essaye d'enlever tes oeillères et d'être un peu moins égoïste. TF1, vous avez publié Gael qui vous l'a demandé. A mon tour de vous demander de publier ce droit de réponse, merci !

  • Sam, le 17/09/2009 à 23h58

    Deux choses me font réagir. tout d'abord, qu'il y ait croissance, récession, prospérité ou crise, cela change peu de choses pour les plus démunis d'entre nous qui se serrent la ceinture quoi qu'il arrive et quelle que soit la conjoncture économique. de plus quand va on en finir avec cette recherche de la croissance à tout prix? la croissance, c'est créer des richesses, de la valeur ajoutée, mais cela s'arrêtera forcément un jour! et que fait on subir à notre environnement? si l'objectif de nos dirigeants c'est qu'un jour tous les êtres humains aient une voiture et un téléphone portable entre les mains, nous courrons tout droit à la catastrophe...

  • Citoyen du monde, le 17/09/2009 à 21h44

    Arrêter M.Fillon et M.Sarkozy !!!!!!! Vous n'êtes plus crédibles et les français le savent.Il faut arrêter ce jeu d'autant plus que le chômage va encore augmenter, que vous êtes entrain de créer de nouvelles taxes et démanteler la sécurité sociale. Nous en avons assez des sondages politiques !!!! L aprole doit être donnèe aux économistes:

  • Ricardo, le 17/09/2009 à 21h13

    @TAMTAM de Lille Quel rapport entre l'argent que vous disposez et la Crise . Ce n'est pas assez précis. Nous sommes tous comme vous et dans la même situation. Quel est votre problème exactement. C'est quoi pour vous la Crise.

  • JJ, le 17/09/2009 à 18h46

    La seule chose qui me rendrait un peu plus optimiste ce serait la baisse du chômage. Content que la croissance reprenne et que la bourse se resaisisse, mais Fillon oublie les gens qui sont au chômage. D'ailleurs, je veux bien croire qu'il st optimiste, mais ce n'est pas son sourire qui le prouve. A quand la baisse du chômage?????? Là, on pourra parler de reprise.

  • Le rochelais, le 17/09/2009 à 18h41

    J'aurais dit pareil.

  • Melanie, le 17/09/2009 à 18h36

    Je trouve cela lamentable de voir nos ministres copier deliberement les propos de certains dont ceux de DSK pour se les approprier et nous faire croire humblement qu'ils s'impliquent et se sentent impliquer dans le mieux de notre pays !! je ne pense pas que ce soit la droite qui soit responsable des bases sociales solides qui nous permmettent de tenir bon face à la crise

  • Jérôme, le 17/09/2009 à 18h13

    Une question que nos politiciens ne se posent pas c ou va le travail ? Je donne la réponse pour les aider : Hors de la France !!! Sarkozi devrait bien y réfléchir et faire quelque chose pour les empécher de partir et leur interdire les licenciements si elles font du bénéfice !!! Et là France arrivera à sortir de la crise .....

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