Carte vitale © TF1-LCIMalgré les tentatives de limiter les dépenses de santé, leur hausse ne cesse pas. Elles ont représenté l'an dernier 215 milliards d'euros, soit une augmentation de 3,9% en un an, selon un rapport officiel présenté à la Commission des comptes de la santé, qui regroupe experts, hauts fonctionnaires et professionnels. Ce qui diminue, en revanche, c'est la proportion de ces dépenses prise en charge par la Sécurité sociale : en raison de l'instauration en 2008 de franchises sur les remboursements de médicaments et de certains actes, la part de la consommation de soins remboursée par la sécu a baissé à 75,5%, contre 76,1% l'année précédente et 77,1% en 1995.
Logiquement, la part restant à la charge des ménages a donc progressé, à 9,4% (contre 9% en 2007), retrouvant ainsi à peu près le niveau de 1995, alors qu'elle avait baissé d'un point au début des années 2000. Celle prise en charge par les organismes complémentaires (mutuelles et assurances) est restée pratiquement stable en un an, à 13,7%, mais en augmentation par rapport à 1995 (12,2%). La CMU (Couverture maladie universelle) représente pour sa part 1,3% des dépenses.
La part de la santé dans le PIB français reste stable
La France fait néanmoins toujours partie des pays où la prise en charge par la collectivité est la plus importante, derrière le Japon, les pays scandinaves, la République tchèque et le Luxembourg. Grâce aux organismes complémentaires, elle est celui où le reste à la charge des ménages est le plus faible. Elle est aussi l'un des pays où l'on dépense le plus pour sa santé. La France consacre ainsi 11% de son PIB à la santé, alors que ce pourcentage atteint 16% aux Etats-Unis (selon des chiffres de 2007), où fait actuellement rage un vif débat sur une extension du système public d'assurance maladie. La Suisse se situe au même niveau que la France, et juste devant l'Allemagne, la Belgique et le Canada (entre 10 et 11%), tandis que le Royaume-Uni et le Japon ne consacrent qu'environ 8% du PIB à la santé.
La part de la santé dans le PIB français est restée assez stable entre 2004 et 2008. Elle devrait en revanche connaître cette année, selon les experts gouvernementaux, une hausse plus forte, en raison de la crise : le PIB va baisser, alors que les dépenses de santé ne vont pas ralentir.
D'après agence
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