Pittsburgh, jour 1

le 24 septembre 2009 à 22h20 , mis à jour le 24 septembre 2009 à 22h25

L'ancienne cité sidérurgique a été transformée en camp retranché et des heurts ont déjà opposé des manifestants à la police au premier jour du sommet du G20.

L'arrivée de Barack Obama à Pittsburgh pour le sommet du G20 (24 septembre 2009)L'arrivée de Barack Obama à Pittsburgh pour le sommet du G20 (24 septembre 2009) © TF1/LCI

La grand-messe a commencé jeudi soir à Pittsburgh, ancienne cité sidérurgique de Pennsylvanie transformée en camp retranché pour les besoins du G20. Pendant que les premiers groupes de protestataires s'essayaient à défiler dans les rues, malgré l'interdiction, et s'attiraient des tirs de gaz lacrymogènes de la part de la police, les dirigeants des vingt premières économies de la planète se réunissaient. Hôte de la cérémonie, Barack Obama est arrivé vers 15h30, heure locale. Avant de présider son premier sommet international, il a appelé ses invités, dans un message de bienvenue, à élaborer un nouveau "code de la route" financier.

Avant le dîner de travail de leurs chefs d'Etat et de gouvernement et le début officiel du sommet, les divers ministres des Finances se sont mis à pied d'oeuvre dès l'après-midi en entamant des réunions bilatérales. Le secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner, a ainsi rencontré son nouvel homologue japonais Hirohisa Fujii en début d'après-midi. "Bienvenue à Washington, euh, Pittsburgh", lui a-t-il dit, encore un peu désorienté, en l'accueillant au centre de conférence où se dérouleront les séances plénières du G20 vendredi.

Ce qui progresse et ce qui coince

Les dirigeants des principaux pays industrialisés et des grands pays émergents comme la Russie, la Chine et le Brésil devaient se pencher dès jeudi soir sur la réforme de la gouvernance du Fonds monétaire international. Les pays émergents entendent obtenir davantage de droits de vote au sein du Conseil d'administration du Fonds, où ils s'estiment sous-représentés au profit des Européens.

Au cours de leurs deux réunions plénières vendredi, ils devraient prendre acte des progrès obtenus dans la lutte contre les paradis fiscaux, un des objectifs de leur dernier sommet tenu début avril à Londres. Des progrès ont également été accomplis sur les bonus bancaires, autre grand dossier à l'agenda, a-t-on indiqué jeudi après-midi de source européenne. Cette source n'a toutefois pas donné de détail sur ce rapprochement des positions. Les Européens entendaient obtenir une limitation des primes des banquiers, qui alimentent la colère de l'opinion publique, mais ont été confrontés à l'hostilité des Etats-Unis, soucieux de préserver les intérêts de leur puissante communauté financière, à l'instar du Royaume-Uni.

Restent néanmoins quelques divergences. La stratégie à mener pour assurer une sortie de crise oppose l'Allemagne, qui réclame la fin des programmes de relance, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, dont les économies sont toujours dans le rouge et qui redoutent la montée du chômage. La chancelière allemande Angela Merkel a également prévenu qu'elle ne se laisserait pas attaquer sur les excédents commerciaux allemands, alors que Washington semble souhaiter que des pays fortement exportateurs comme l'Allemagne et la Chine stimulent davantage leur demande intérieure pour réduire leurs excédents commerciaux.

D'après agence

le 24 septembre 2009 à 22:20
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1 Commentaires

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  • Charles-Louis, le 25/09/2009 à 00h06

    J'habite Pittsburgh, et seul le centre ville est un camp retranché..... Le reste de la ville (y compris Shadyside, mon quartier) fonctionne tout à fait normalement! Les manifestants sont tout à fait "corrects", pas de violences pour le moment. Et merci de me publier, pour une fois!

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