© SXC.HUChaque année, c'est le rendez-vous le plus important pour chaque salarié. Devant son chef de service ou son directeur de ressources humaines, il doit convaincre, arguments à l'appui, pourquoi lui mérite plus qu'un autre une augmentation de salaire. Mais cette année, les patrons n'ont semble-t-il pas été très réceptifs : selon l'étude annuelle du cabinet Hewitt Associates que publie mardi Le Parisien, les salaires n'ont progressé en moyenne que de 2,8% en 2009, alors qu'à l'été 2009, les analystes prévoyaient une hausse de... 3,7%. "Depuis vingt ans, on n'a jamais eu un taux inférieur à 3%. C'est un recul historique", explique le cabinet Hewitt Associates dans le quotidien.
L'argument numéro un avancé par les entreprises pour geler ou réduire fortement les augmentations de salaires, c'est bien évidemment la crise, relève le cabinet. L'étude publiée dans le quotidien observe aussi que les entreprises ne pratiquent plus le "saupoudrage", qui consiste à augmenter tout le personnel un peu plus chaque année, mais privilégient désormais des augmentations ciblées, notamment pour leurs salariés performants ou convoités.
3,3% en 2008, 2,8% en 2009 et selon l'étude publiée par Le Parisien, la tendance à la baisse des augmentations se poursuivrait en 2010, avec en moyenne des revalorisations salariales de 2,6%. La hausse sera un peu plus faible (2,4%) pour les ouvriers, employés, agents de maîtrise, et forces de vente ainsi que pour les dirigeants, elle devrait être de 2,5% en moyenne pour les cadres moyens et cadres supérieurs, et de 2,6% pour les cadres débutants. Seule solution pour que la tendance s'inverse : "attendre un retournement du marché de l'emploi", c'est à dire une reprise des embauches, souligne Eric Heyer, directeur adjoint à l'OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques) dans Le Parisien.
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